retrouvez les photos d'argentine sur le blog:

http://photoargentine.skyblog.com/

        Vous vous demandez sûrement quel temps nous avons en ce moment alors venez voir: http://fr.weather.yahoo.com/amerique_latine/Amerique_du_Sud/Argentine

Et regarder bien, peut être pourrez vous nous voir: www.maps.google.fr

MARDI 16 MAI

Voilà le premier pas du voyage de fait, mardi 16 mai Eric monte le camping car au Havre. Petit pincement au coeur, lors de la remise des clés. Nous espérons qu'ils en prendront soin. Nous avons fait fermer par une planche de contreplaqué la partie cabine de la partie cellule. Ainsi nous ne laissons que la clé du poste de conduite.

Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre le départ qui est prévu pour samedi matin sur le "Républica Argentina",  on ne pouvait trouver mieux...

MARDI 23 MAI

Coup de téléphone de notre transitaire: Frans Maas, le bateau est parti avec deux jours de retard soit lundi matin. Cela nous arrange car le camping car est sensé arrivé huit jours avant nous. Ainsi nous avons demandé à le faire garder en lieux sûrs, mais les tarifs sont prohibitifs. Alors chaque jour de retard est un jour de stockage de moins. Pourvu que ça dure...

PARCOURS PREVU:

Voici le parcours envisagé du 22 juin au 1 er août (à peu près)

Buenos Aires, Mendoza, San Juan, Rioba, Catamarca, Tucuman, Salta=>Bolivie

3500 km de prévu.

VENDREDI 9 JUIN

C'est fini. Je viens de finir mon dernier jour de travail. Me voilà en vacance pour 57 semaines (oui je sais c'est dur à lire, mais c'est tellement bon à écrire...). Je reprendrai le chemin de l'entreprise le 16 juillet 2007 il me faudra bien trois semaines pour m'en remetttre. Cette semaine a été très bizarre, vous décompter les jours, tous le monde autour de moi décompte également. On commence a dire au revoir. Là aussi c'est un drole de sentiment car à chaque fois on se dit que l'on ne reverra pas la personne pendant un an. Je pense ressentir un petit peu ce que doivent ressentir les futur retraités.

VENDREDI 16 JUIN

Nous n'avons  pas vu la semaine passée. Paperasse, coup de fil, démontage de deux chambres, rangement de certaines affaires pour faire un peu de place à notre future locataire. Nous n'avons pas arrêter. Sans oublier les nombreux apéros pour dire au revoir aux amis et les nombreux copains copines qui défilent tous les jours. Les enfants sentent le départ et veulent passer le maximum de temps avec leurs amis. Pour couronner le tout estelle continue son bénévola pour la bibliothèque de l'école et la kermesse de l'école qui aura lieu trois jours après notre départ.

Certains qui me connaissent se demandent souvent comment je fais pour ne pas stresser, rester aussi zen. Et bien voilà la réponse à ce jour, nous n'avons toujours pas la carte grise et les documents de douanes pour récupérer le CC. Si vous ne pouvez pas rester ZEN dans ces moments là,

ALORS VOUS PETER VITE UN CABLE . . .

Un grand merci à ceux qui commencent à nous envoyer une adresse, un contact en Amérique du Sud. C'est très sympathique de votre part, car sur se long périble cela peut nous être d'une grande utilité.

A très bientôt.

MERCREDI 21 JUIN

Il est 12h30 nous recevons les papiers par coursiers avec la carte grise la cle et les documents. Ouf

No stress

JEUDI 22 JUIN

ARGENTINE : … « HOLA, AMIGOS…. »

Nous avons quitté le sol français à 19h30. Décollage de Roissy pour Londres. Changement à Londres pour Buenos Aires, avec une escale technique à Sao Paulo (Brésil). Le voyage de porte à porte aura duré 25 heures ! Nous avons 5 heures de décalage avec la France: 7 heures du matin en Argentine = midi en France.

Jeudi, nous nous sommes dépêchés d’assurer le camping car à l’agence AGF avec qui nous avions eu des premiers échanges par Internet avant de partir. Agence accueillante et avec une personne qui parle français. Heureusement pour nous, novice en espagnol. Nous avons enchaîné avec la douane afin de récupérer le camping car. Au bout du troisième bureau, il nous envoie enfin à la douane. Nous étions contents que tout se passe aussi bien. Mais arrivé à la douane nous n’étions pas au bout de nos peines. Il était 16 heures…. la journée se terminant à 16 h30 ils nous ont demandés de revenir le lendemain à 9h30. En tant que bon français, respectueux des horaires nous étions à 9h 20 devant le bureau. A 10H30 ce n’était toujours pas l’heure. Nous commencions à nous impatienter. A force de rentrer dans le bureau les déranger, pour signaler notre impatience, ils sont subitement venus chercher les différents papiers. Il était 11heures du matin et nous avons obtenu un tampon. La course dans les différents bureaux ne faisait que commencer (pour les détails voir le chapitre coin des campings cars).

Vendredi: Dès que nous avons récupéré le camping car nous sommes sortis de Buenos Aires. Nous n’étions pas au bout de nos peines. Aucune indication, tout au flair. Cela n’a pas été facile, mais ils nous en faut plus pour nous décourager. Quand les enfants ont su que nous étions sortis de cette immense ville, ils ont poussé des cris de joies. Pour sortir on nous avait conseillé de suivre « l’avenue del libertador »…Mais nous étions loin d’imaginer qu’elle faisait plus de 20 kms. 

Buenos Aires: ville immense, plus de 12 000 000 d’habitants (1/3 de la population d’argentine habite à Buenos Aires. Cela grouille de partout. Les avenues sont très larges: 2 fois 8 voies avec une esplanade centrale. Sur les passages piétons nous étions obligés de courir pour traverser avant que le feu passe au vert, tant elles sont larges.

Dans cette partie de la ville, pres du port, règne une forte odeur de gaz d’échappement du à la quantité de camions qui par centaine font des rotations pour décharger les conteneurs.

Depuis Buenos Aires nous roulons en direction de Mendoza où nous sommes arrivés lundi matin. Ces deux villes sont séparées de 1000 kms. Quelques jours de camping pour nous reposer, préparer notre route, finir d’installer le camping car avant de partir à la découverte des terres andines.

Route n°7 : route que nous avons suivi tout le long de Buenos Aires à Mendoza. Double voie, toute droite, de chaque côté la pampa: grandes étendues plates avec des vaches, chevaux, de nombreux rapaces, hérons et flamands roses. En dehors des petites villes, pas une ferme pas une maison, mais de nombreuses entrées de ranchs. La route est plus ou moins bonnes, souvent rafistolée avec des trous, des bosses. Dès que l’on sort de la route principale, de nombreuses pistes …

Premières impressions: C’est l’hiver: journée agréable autour de 14° c/16°c Nous sommes en tee-shirt. Par contre les nuits sont froides frolants le 0°c. Mais on s’habitue. Les journées sont très ensoleillées.

Les nuits sont longues : il fait nuit à 18 heures et le soleil ne se lève qu’à 8 heures.

Les Argentins sont très accueillants, souriants, cherchant le contact, et sont souvent très impressionnés par notre moyen de locomotion.

Dimanche, premier contact avec les cyber cafe afin de prevenir la famille, mais au bout de vingt minutes, on ferme. En effet, il ya argentine mexique a la tele. Pendant 2 heures nous ne croiserons personne sur la route.

Mercredi 28 juin: MENDOZA/ ROUTE N°7 VERS LE CHILI

Visite du zoo de Mendoza pour faire plaisir aux enfants. Nous n’avons pas été déçus: nombreuses espèces d’animaux: oiseaux dont perroquets et toucans, lamas, guanacos, lions, tigres, éléphants, hippopotames, plusieurs espèces de singes, des moutons à 3 ou 4 cornes… Certains singes étaient en liberté dans le parc, ils sautaient de branches en branches. Le parc est très bien entretenu, avec plusieurs variétés de cactus, pour un prix dérisoire: 8 pesos pour nous 5 soit 2 €.

Remarque: Anaïs et Antoine se sont pris chacun une peau de banane lancée volontairement par un singe bien malin et joueur. Car après les avoir lancées il s’est mis à courir au fond de la cage pour ne pas les recevoir à son tour!!! Nous nous avons bien rigolé.

L’après-midi nous avons voulu tenter une excursion vers la frontière chilienne en CC par la route n°7. Route que nous n’avons jamais trouvée. Nous nous sommes retrouvés sur une piste magnifique à travers la Cordillère Des Andes, avec des indications de route contradictoires. Nous avons mis 4 heures pour faire 100 kms !!! Avis aux amateurs. Mais quel spectacle splendide: nature totalement sauvage, sans âme qui vive, montagne tantôt ocre, jaune verdâtre en fonction de la nature des roches ou parfois blanche du à la neige. Piste enlacée très étroite, sans barrière, qui nous a emmenés à 2700 mètres d’altitude, plongeante sur la vallée. Dur dur pour le vertige d’Estelle qui se cramponnait au siège!!! Au bout de 4 heures nous étions malgré tout rassuré de savoir que nous étions sur la bonne route, (non plutôt piste)… car durant tout ce temps nous n’avons croisé personne.

      

Jeudi 29 juin: Route n°7

Nous avons continué notre route vers le Chili, mais cette fois sur la route n° 7 que nous avons réussie à retrouver à Uspallata à 100 kms du Chili. Route plus ou moins rafistolée avec des camions qui vont et viennent vers le Chili. Nous sommes montés à 3200 mètres d’altitude, accompagnés d’un vent glacial. Quel changement de température avec la plaine !

Spectacle toujours aussi fascinant: nos yeux ne s’en lassent pas. Sur notre route, nous avons croisé :

- le volcan «Tupungato» reconnaissable à son cône enneigé qui culmine tout de même à 6800 m.

- La montagne «l’Aconcagua»: plus haut sommet des deux Amériques avec ses 6 959 m.

- Une station de ski pour le moment fermée… Ce n’est que le début de l’hiver.

- Le «Puente del Inca»: arche de sel partiellement artificielle. Il y a des siècles, les Incas se sont aperçus que l’eau chargée en sel et soufre produisait un sédiment. Ils l’ont donc canalisée pour former ce pont de sel aux dimensions surprenantes (il surplombe la rivière d’une vingtaine de mètres).

L’après-midi nous sommes redescendus vers San Juan. Arrêt entre Mendoza et S an Juan pour la nuit. Les enfants en ont profité pour travailler avant de faire un baby foot.

Vendredi 30 juin : SAN JUAN

Sur la route de San juan nous avons croisé des habitations faites en terre : les maisons sont toutes simples, petites, carré. Il y avait des marchands au bord de la route de melons (soi disant les meilleurs du monde), de vins (on produit ici beaucoup de vin), et du légume unique quasiment que l’on voit partout en Argentine : la courge avec des formes bien étonnantes. San juan est également producteur d’oignons et d’olives. Tout cela grâce à une irrigation souterraine. En effet la ville s’est développée autour d’une oasis.

Petit tour à pied dans la ville. Rien d’exceptionnelle à part sa grande place »la plaza 25de Mayo »entourée de grands palmiers, d’acacias. Au milieu une fontaine. L’ambiance de cette place est surprenante avec tous ces jeunes qui se retrouvent. Moment détente parmi eux, surtout qu’aujourd’hui l’Argentine jouait contre l’Allemagne au football, ils étaient tous avec les couleurs du pays : chapeau, maquillage, drapeau, tee-shirt….. D’ailleurs à chaque coin de rue on trouve des vendeurs d’article lié au football.

Anecdote : nous avons fait les courses alimentaires durant le match de football. Ambiance exceptionnelle : personne dans les rues, personne au magasin(pire qu’un dimanche après midi. Dans la galerie marchande il y avait partout des télévisions, dans chaque commerce ainsi que dans la grande surface. Les bars, cafétérias étaient pleines de monde. Dans la grande surface tous ceux qui y travaillaient été regroupés autour des deux trois télévisions. Pour se faire servir il fallait attendre la fin de l’action.

SAMEDI 01/07/06 :

SANCTUAIRE DE « DIFUNTA CORREA »

Sur la route de la «Vallee Fertil» nous nous sommes arrêtés au sanctuaire de la «Difunta Correa.

Il était une fois, il y a bien longtemps (en 1840), une jeune femme qui voulait rejoindre son amoureux avec son jeune enfant. Sur la route, elle finit par mourir de soif, de faim, et d’épuisement. Quelques jours plus tard quand on découvrit son corps son enfant vivait toujours. Oh, miracle !!! Début du culte. L’emplacement supposé où l’on trouva le corps devint « le Lourdes sud-américain. On vient de toute l’Argentine et des pays limitrophes confier son destin. En bas de la colline, il y a de nombreuses chapelles: la chapelle des jeunes mariés (dans laquelle sont stockées des dizaines de robes de mariée), la chapelle des camionneurs (beaucoup de maquette plus ou moins réussies de camion avec volant, pièce de rechange), la chapelle des étudiants (malheureusement fermée) et une demi-douzaine d’autres chapelles… où les pèlerins viennent déposer des objets, des photos sur quoi ils veulent demander protection. Un escalier de 73 marches monte au rocher où l’on a trouvé Correa. Certains pèlerins les montent à genoux. Ce qui a beaucoup surpris les enfants. Le long des escaliers les camionneurs viennent déposer leur plaque d’immatriculation, des familles viennent déposer des maquettes de maison.

Plus tard sur la route nous avons croisé Martine une canadienne qui fait l’Argentine du nord et la Bolivie en 2 mois à vélo. C’est son 14ème voyage. Quelle courageuse !!! Elle s’entraîne pour faire un Alaska Terre de feu en un an à vélo. Bon courage et bonne chance Martine… Les enfants ont profité de ce que nous discutions pour faire un tour dans la pampa désertique qui nous entourait. Ils sont revenus tout excité vers nous car ils avaient découvert quelques carcasses de vaches et chevaux.

Les filles ont profité de la pause déjeuner pour jouer avec une petite fille de 5 ans à la corde à sauter et ballon. Il n’y a pas de barrière de langue à leur âge: mélange d’espagnol, français, et langue des signes…. Ils se comprennent très bien.

1ère observation de cactus: certains font plusieurs mètres de haut (6mètres), ont des épines de plusieurs dizaine de cm. Très impressionnant.

Fin de journée à San Augustin dans la Vallee Fertil où nous avons fait une dernière promenade autour d’un lac entouré de cactus.

   

DIMANCHE 02/07/06:

PARC DE LA VALLEE DE LA LUNE OU PARC PROVINCIAL ISCHIGUALESTO

Nous avons pu circuler sur les pistes du parc avec notre CC. Par contre nous ne pouvions partir seul. Nous étions en convoi de 5 voitures avec un guide dans la première voiture. En tant que bon français qui aime bien prendre leur temps, nous nous faisions attendre… Surtout qu’avec le CC sur les pistes nous étions beaucoup moins rapides qu’eux; Le tour a duré 3 heures pour les autres, 4heures pour nous. Le tout pour 40 k et cinq arrêts avec des explications du guide sur les différentes formations géologiques. Le tout en Espagnol… Les fossiles des dinosaures exhumés ici sont parmi les plus vieux du monde et en très bon état. Le circuit passe par tout un tas de formation aussi abracadabrantes les unes que les autres. Par endroits, nous avions l’impression de traverser un paysage lunaire avec des roches aux formes les plus étonnantes et bizarres les unes que les autres, aux rochers de couleur différente: rouge, jaune, vert. Nous avons eu la chance de voir nos premiers guanacos (famille des lamas, un peu plus petit que ces derniers) et un beau condor (rapace avec des ailes de très grandes envergures.

Nous en avons bien profité et en avons pris plein les yeux et la tête. Les enfants en ont même oublié leur faim (nous n’avions pas eu le temps de manger) tellement ils se régalaient...

La fin de la journée a été consacrée au nettoyage du CC, 4 heures de piste sur du sable rouge… cela ne lui a pas du tout plus...  ici en tout petit en bas a droite c est nous avec le CC:

   

LUNDI 03/07/06:

CIRCUIT DE LA CITE PERDUE:

Réveil sous le soleil après une nuit où la température frôle les 7° C. Nous nous sommes dépêchés de nous préparer car un autre circuit nous attend: celui de la cité perdue. Nous étions les seuls touristes. Nous avions donc le guide pour nous. Dans ce parc nous sommes montés dans sa voiture et heureusement car c’était de vraie piste avec ornières et beaucoup de sable. Nous remontions le lit de la rivière qui a cette période de l’année est sec. Au bout de 25 k nous nous sommes garés à l’ombre… et oui dans quelques heures il fera très chaud. Nous avons fait les derniers km à pied: quel spectacle ! Des formes de roche les plus spectaculaires les unes que les autres, des couleurs de roche passant du rouge (du à l’oxydation du fer), au jaune (soufre) et vert (cuivre. Nous marchions dans le lit de la rivière. Des rochers de 60 m de haut nous dominaient. La promenade en tout à durée 4 heures. Les enfants ont été bien patients: 2 heures de marche dans le sable, sous la chaleur. Nous avons pu observer des nandous (sorte d’autruche), des maras (lièvre de Patagonie: tête de lapin mais très haut sur patte, semble difforme, les pattes ne correspondent pas au corps), et des jolis oiseaux aux couleurs jaune et vert. Ces formations géologiques remontent à des millions d’années et correspondent à des périodes différentes (plus de 250 millions pour les plus anciennes à cette époque la cordillère n’existait pas et le pacifique arrivait jusqu’ici. Nous sommes revenus au CC bien fatigué mais admiratif des beautés de la nature. Plâtré de pâtes à 15 heures afin de remonter le moral des enfants… On s’est arrêté quelques km plus loin pour la visite d’une autre partie du parc de Talampaya pour demain.

Après avoir profité du coucher du soleil sur le parc. Les montagnes s’embrasent à l’est pendant qu’à l’ouest c’est le ciel qui prend mille teintes différentes. Quel silence, qu’elle immensité, Quel Bonheur !!! Nous savourons l’instant avec une petite pensée à tous ceux qui travaillent… car il y en a il paraît.

Voilà des mois que nous rêvions de ce site et nous y sommes. Cela valait bien les petites tracasseries administratives de Buenos Aires, les réveils frisquets et le manque d’eau chaude pour les douches.

Nous avons dîné dans le restaurant du parc une fois que tous les gardiens étaient partis. Le seul qui assure la surveillance pour la nuit et la cuisine nous a fait goûter le maté. En fait c’est du thé sans le sachet. Dans leur tasse caractéristique, ils mettent beaucoup d’herbes, remplissent avec très peu d’eau chaude laisse infuser, ajoutent un peu de sucre et aspirent avec une sorte de mi paille mi-pipe qui ne laissent passer que l’eau. C’est très bon. Ensuite ils rajoutent de l’eau et ainsi de suite. Le tout sur une petite musique du pays.

Nous sommes rentrés sous un ciel d’une pureté impressionnante nous n’avions jamais vu autant d’étoile auparavant. Il faut dire que l’air est très très sec ici. Nous sommes à 1500m et il n’y a ni pollution atmosphérique ni pollution lumineuse si ce n’est la lune. Il est 21 heures, il fait encore 15° On est bien tous les cinq.

Bonne nuit à vous.

MARDI 04/07/06 :

PARC NATIONAL DE TALAMPAYA

Température extérieure 0°C au réveil, 10°C dans le camping car. Nous avons mis le réveil car nous voulions faire parti du premier départ pour la visite du parc sachant qu’elle dure 4heures.Nous nous sommes dépêchés pour rien car nous sommes partis qu’à 10 heures. Ils étaient entrain de préparer le véhicule. Nous nous sommes installés dans un pick-up, à l’arrière(dans la caisse aménagée par des vitres et des sièges…. mais gare au vent !!).Faire du tout terrain a bien sur énormément plus aux enfants, surtout dans un cadre aussi féerique. »Talampaya veut dire rivière sèche. Nous avons roulé dans le lit de la rivière, entouré de formations rocheuses surprenantes, gigantesques, démesurées dessinant tout à tour des cathédrales, des moines, des hommes, des éléphants…Les parois rocheuses sont hautes de 150 mètres et sont essentiellement rouges. Nous nous sentons tout petit à côté d’elles. La visite se termine à un canyon très étroit(4 à 5m) et très long (12 km) qui mène à une source naturelle. Evidemment, fabuleux paysages de terre rouge.

De retour à l’entrée du parc nous avons savouré une bonne salade sur la terrasse au soleil. Quel régal ! (Il était déjà 15H.Le monsieur du restaurant nous a offert à chacun une bonne salade de fruit faite maison. Miam, miam !!!

La journée s’est terminée par une bonne douche(grâce aux poches solaires que nous avions mises le matin a chauffé sur le toit) à l’extérieure du CC face à la cordillère des Andes…. Quoi demandé de plus !!!!

Le soir nous nous sommes installés à la sauvage pour dormir entre deux villages bercés par le piaillement des oiseaux qui se rassemblaient pour la nuit. Il y en avait des milliers. Ils ressemblaient à des perroquets mais en plus petits. Leurs ailes étaient vertes et bleues.

   

MERCREDI 05/07/06 :

ROUTE VERS L’EGLISE DE »Jesuit Church »

patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ce matin au réveil la température est descendue à –4°C dehors et à + 8°C dans le CC. La température monte vite. Le plus dur est de s’habiller. Au bout d’une heure on enlève déjà un pull. Déception au réveil nos milliers d’oiseaux se sont envolés au lever du soleil. Nous qui voulions les photographier. Ce n’est pas grave, nous en avons retrouvés quelques kilomètres plus loin. Arrêt photo obligatoire. A peine nous sommes repartis des gens nous ont fait signe de nous arrêter. C’était un couple d’argentin à la retraite qui profite de découvrir leur pays. Pour eux ils devraient faire plus froid à cette période. Noémi travaillait avant à la société « Grimaldi » notre compagnie de bateau. Ils habitent à Buenos Aires. Avec Hector c’est un couple très gentil et accueillant.

La route 40 est au départ une belle route goudronnée. Puis, elle se termine par une piste. Elle traverse un paysage somptueux: mélange de rouge du à la couleur de la piste et des rochers, de vert du à la couleur des arbustes dominés par des cactus les uns plus hauts plus larges que les autres. Nous avons traversé des petits villages de quelques maisons faites en terre. Au bout de 91 km la route goudronnée réapparaît. En fin de journée nous avons voulu essayer de nous connecter avec «la France» par internet. Trouver un cyber café n’est pas difficile il y en a partout, mais un qui fonctionne rapidement c’est une autre affaire l’ADSL n’est pas encore là. Nous n’avons pas réussi à ouvrir le site, juste la messagerie mais à la vitesse que cela mettait on a répondu aux messages urgents et nous sommes partis. Ce sera pour une prochaine fois. Antoine a pu voir la fin du match: France Portugal, il était content. La femme du cyber café nous a simplement dit qu’il faut être patient…

En Argentine, il y a souvent des barrages de police sur la route. Ils nous demandent d’où nous venons, où nous allons, parfois les papiers du CC… Aujourd’hui en fin de journée, nous sommes tombés sur un barrage de police. Un policier après avoir pris les informations nécessaires commencent à nous faire tout un « speech » pour savoir si nous voulions contribuer à raison de quelques pesos à la peinture pour repeindre sa cabane. Stupéfait nous avons mis un certain temps à comprendre et réagir. Bref, nous avons continué notre route…. sans contribuer à la peinture…

Réflexion d’Aline : « Regarde, maman j’ai été piqué par un bouton de moustique ».

JEUDI 06/07/06 :

SUITE DE LA ROUTE VERS L’EGLISE « D’ALTA GRACIA »

Nous avons continué sur notre route qui s’est vite transformée en piste. Belle piste, peut fréquentée, parsemée de quelques maisons. Arrêt à l’église jésuite: « Estancia la Candelaria de 1687 »qui fait parti avec 6 autres du patrimoine mondial. Visite intéressante. Dans les églises d’Amérique du sud la vierge est beaucoup plus représentée que chez nous. Elle est plus souvent représentée que Jésus. Dans cette église, Marie est représentée en grande dans le chœur de l’autel alors que Jésus est en petit sur sa croix. Les anges et les saints sont représentés en statue peintes. Peu de tableau. Marie avait même des cheveux : surprenant !!

Nous avons eu le bonheur de revoir le couple d’argentin que nous avions croisé sur la route hier. C’est marrant de se quitter et de se revoir en fonction des itinéraires des uns et des autres. Nous avons fait la visite de l’église ensemble, ce qui est plus facile pour la compréhension des lieux.

Cette église est juste à côté d’une école qui organisait une petite fête pour les parents en vue de la célébration de l’indépendance de l’argentine célébrée dans tout le pays le 9 juillet.

Grâce à Hector, nous avons pu visiter l’école. Il y 4 classes, 35 élèves qui viennent étudier. Sur les 35 élèves, 25 dorment toute la semaine à l’école (une pièce avec plusieurs lits superposés leur servait de dortoir). Les enfants ont entre 5 et 15 ans. Après trop grand ils arrêtent d’étudier et travaillent pour gagner des sous et aider les parents .Le directeur est très motivé. En plus de son rôle de directeur, d’enseignant, il s’occupe des enfants toute la semaine, il fait chauffeur puisque c’est lui qui s’occupe du transport des enfants le lundi et le vendredi. Il s’occupe également des enfants quand ils sont malades et des repas avec les autres enseignants pour toute la semaine.

Nous lui tirons notre chapeau !!! Nous avons fait quelques échanges de revues, de musique. Nous avons échangé nos adresses e-mails. Il voudrait faire un échange avec une école française connaître nos habitudes, ou nous vivons comment nos musique etc... A voir à la rentrée.

Les enfants ont été surpris par le peu de moyen que les enfants ont pour étudier, par le fait que si jeune il reste toute la semaine loin de leur famille, et le peu de place dans le bâtiment.

Après avoir mangé tous ensemble à l’école, chacun a repris son chemin. Le directeur de l’école nous a conseillé une piste plutôt qu’une autre. Nous l’avons écouté les yeux fermés. Quelle galère: une piste « tole ondulée »avec des grosses pierres en plein sur la route, des trous….Nous ne dépassions pas les 20km/h. Conclusion : nous avons mis 4 heures pour faire 70 km.Vive les pistes !!!! Mais quel panorama !! Nous en avons profité pour nous arrêter par çi par là pour photographier les oiseaux.

Vendredi 7/7/06 :

« ESTANCIA ALTA GRACIA »

Visite de l’église: voûte peinte, même représentation que dans la précédente . Toujours Marie à l’honneur. Le tour a été vite fait, assez simple, pas grand chose à voir. Visite de la ville, connexion internet afin de répondre à tous les messages et mettre le site à jour, nettoyage du camping car. Nettoyage impressionnant car nous voulions juste un coup de karscher pour le retaper. En fait à deux ils l’ont briqué à la petite brosse dans tous les coins, même les pneus ont été lavé. Respect ! notre CC brille comme s’il sortait de l’usine.

Bref petite journée tranquille.

Samedi 8/7/6 :

« ROUTE VERS TAFI DEL VALLEE »

Aujourd’hui on a pas mal roulé. Nous commençons à être fatigué. On s’est donc arrêté de bonne heure dans un village. Seule la route principale est goudronnée. Tout le reste est en terre. A certain endroit de fortes odeurs se dégagent. Comme dit Antoine ce n’est pas étonnant quand on a des cochons dans son jardin.

En fin d’après midi Antoine, Aline et Eric sont allés voir un match de foot: quelle ambiance !!! Il y avait une cinquante de spectateur mais que de bruit: tambours, trompettes, klaxons. A la mi-temps deux policiers étaient là sur le terrain pour protéger les arbitres. Tout autour du terrain un grillage de trois mètres de haut et trois rangées de barbelés en haut. Ca calme.

Dimanche 9/7/6 :

« ROUTE VERS TAFI DEL VALLEE »

Aujourd’hui nous avons continué notre route. Sur le chemin nous avons rencontré beaucoup d’animaux: oiseaux, chevaux, cochons, oies. Au fur et à mesure que nous montions vers le nord, la pampa laissait place à des champs entiers de canne à sucre, sur des km. D’ailleurs c’est le moment du ramassage de la canne à sucre. Nous avons croisé une quantité phénoménale de tracteurs ou camions qui tiraient de deux à six remorques totalement remplies de canne à sucre. Pause dans un restaurant: 5 repas complets pour 45 pesos soit 12 € (3 €/personne)….Cela ne vaut pas le coût de cuisiner !!! En se promenant dans le village nous avons croisé une dame qui vendait des barbes à papa. Elle avait installé sa petite fille dans des couvertures sur un banc public à côté d’elle. Pendant qu’elle travaillait sa petite fille dormait…Les enfants sont revenus tout content avec 3 immenses barbe à papa pour 3 pesos le tout.

Plus loin sur la route nous avons croisé les premiers marchands indiens qui vendent leur produit. Subitement le paysage change à nouveau. Au fur et à mesure que l’on montait nous nous retrouvions dans la jungle. Quel changement: tout vert, tout boisé, humide. En arrivant en haut, de nouveau un brusque changement: le soleil, plus d’humidité, plus d’arbre. Des collines dénudées à perte de vue avec au pied de la ville un beau lac où les gens se retrouvent pour pêcher. Nous nous sommes arrêtés à l’entrée d’un petit village, entouré des cochons, chevaux et vaches. Nous mangions tranquillement (il était 20 heures, il faisait 4°C dehors), quand un français est venu frapper à notre porte. Edouard avec sa femme Christina (argentine) après avoir vécu longtemps dans différents pays pour son travail, habitent dans ce village depuis 7 ans, ils attendent leur 7ème enfant. Et oui, il y a des courageux !!!

Ils nous invité chez eux boire le café. Nous avons passé une très bonne soirée, très enrichissante pour mieux connaître l’Argentine.

Lundi 10/7/6: “ TAFI DEL VALLEE»

Aujourd’hui au réveil il faisait 0°C et 8°C dans le camping car. Réveil un peu frais mais cela se réchauffe très vite. A 11 heures on se retrouve en tenue très légère.

Nous avons passé notre journée à TAFI: promenade à cheval, une petite heure trop courte mais très sympa pour les enfants bien assez longue pour Estelle. Ensuite découverte de la ville et de ses boutiques, repos au bord du lac, course…..Que cela fait du bien de se reposer dans un cadre aussi merveilleux. En fin de journée nous sommes allés dire au revoir à Edouard et Christina.

  

MERCREDI 12/7/6 :

ROUTE VERS CAFAYATE :

Nous avons tous mal dormi du à un vent violent qui faisait bien bouger le CC. Heureusement la fin de nuit a été plus calme. Route vers les «ruines de Quilmes»: sorte d’amphithéâtre naturel: les indiens Quilmes bâtirent leur ville en étage, à flan de montagne. Il ne reste que des ruines, mais le site est impressionnant. Les enfants ont vu leur premier lama: plus trapu, plus haut que les guanacos. Antoine a essayé de leur faire craché de l’eau ….sans succès. Vallée fertile, culture de maïs. Nous avons continué notre route vers Cafayate. Cette ville est adossée à la Cordillère des Andes, entourée de magnifiques vignobles à 1660 m d’altitude. Petite ville paisible dont nous avons fait le tour. Nous avons dégusté une bonne glace «dont la dulce de leche», spécialité de la ville. Il y avait même des glaces au vin mais comme nous n’aimons pas cela ni l’un et l’autre nous n’y avons pas touché. La place centrale très plaisante est entouré d’arbre différents: palmiers, poivrier, cèdre. Eric va agrandir sa collection de jeux d’échec: il s’est trouvé un beau jeu typique en céramique avec lama comme fou cactus comme tour et paysan d’ici comme pion. Nous avons vu des cactus encore plus haut et plus grand que la dernière fois. Cette fois ci il devait facilement atteindre les 14 mètres de haut. Des petits enfants au bord de la route vendaient des cactus séchés en guise de support pour des pots de fleurs, bouteille de vin par exemple. Ici le cactus sert à tout cadre pour photo, planche pour le pain, toiture parfois. Nous avons dormi dans un cadre féerique au milieu d’une réserve d’animaux, face à une montagne rouge ocre.

JEUDI 13/7/6 :

ROUTE 68 : « LA QUEBRADA DU RIODE LAS CONCHAS »

Après avoir fait le plein d’essence, le plein d’eau, et acheter quelques fruits nous voilà parti sur la route 68 via Salta. Nous avons traversé des terres rouges, une végétation semi-aride ou seuls les cactus subsistent. Le long de cette route nous nous sommes arrêtés souvent pour prendre des photos sur ses montagnes tantôt rouge, tantôt verte, ou jaune, sur ses rochers aux formes les plus bizarres les uns que les autres comme un amphithéàtre, la gorge du diable, un crapaud et autres. Les enfants se sont amusés à crapahuter partout où ils pouvaient. Ils ont fini la journée tout rouge dû à la couleur de la terre. Le long de la route, des indiens vendaient des bracelets, instruments de musique et autres. Les filles ont craqué pour un bracelet tressé avec des perles qu’elles ont payé avec leur argent de poche. Ce soir arrêt au bord du lac Cabra Corral. Un petit restaurant autour propose des poissons pêchés dans le lac lui même. Les enfants passent leur temps dehors a regardé et applaudir les quelques personnes qui se lancent au saut à l’élastique depuis le pont.

   

VENDREDI 14/7/6 :

PISTE 33 : « QUEBRADA DE ESCOIPE »

Pour la première fois depuis notre arrivée nous nous sommes réveillés sous les nuages gris. Nous avons pris une piste assez bien entretenue qui traverse une vallée très étroite. La piste surpomble la rivière quasiment à sec à cette période. Nous avons traversé deux ponts en fer rouillés renforcés avec des planches en bois quand elles étaient là. De temps en temps de petits cours d’eau traversaient la piste. C’est l’aventure, cela plait énormément aux enfants et à nous qui essayons, malgré le mauvais temps de nous en mettre plein les yeux.

Piste 33 : « CUESTA DEL OBISPO »: la piste monte de plus en plus en lacet. Plus on monte plus on se trouve dans le brouillard. Arrivé en haut à 3348m (Piedra del molino), on se retrouve sur un immense plateau. Nous décidons de nous arrêter en espérant que demain il fasse meilleur.

SAMEDI 15/07/06 : FETE DU PIMENT

Surprise: réveil sous un ciel radieux. Tout le long de ce plateau nous avons croisé des ânes, guanacos, vaches et chevaux. Au bout de quelques km nous avons rejoint la route. De chaque côté des vallées avec cactus et au fond la Cordillère des Andes avec ses couleurs rouges, jaunes …C’est la parc national de «Los Cardones». Et surement une des plus belle route que nous ayons faite.

Arrêt à Paygosta où il y avait la fête du piment. Après la messe il y a eu la bénédiction par le curé pour tous ceux qui voulaient faire bénir leur véhicule. Voiture de police, ambulance, tracteur, camion défilaient devant l’église. Quand ils arrivaient à la hauteur du curé ce dernier leur lançait de l’eau bénite. Il y a eu une trentaine de véhicule. Ensuite, il y a eu une représentation de gymnastique avec de l’acrogym ainsi que des danses locales. C’était bien sympa. Nous avons goûté aux spécialités: «les empanadas» (dans une pâte en forme de chausson ils mélangent viandes sauces et légumes). Pour cette journée de fête, une trentaine de famille se surpasse en cuisine autour de la place centrale afin de remporter le premier prix d’empanadas. Un jury composé de 12 personnes, représentant locaux et deux touristes note les particpant qui gagneront une magnifique BICYCLETTA et un téléviseur pour le deuxième prix. Nous nous sommes tous régalés sauf bien sur les deux filles qui n’ont pas voulu y goûter. Nous avons croisé un couple de français qui est venu s’installer en Argentine à côté de Salta. Ils s’y plaisent beaucoup. Il fait dire que loué une maison de 200 m² sur 5 000 m² deterrain dans une région de plus de 300 jours de soleil par an pour moins de 400€ cela aide. La femme va donner des cours de français dans ce village au collège, une fois par semaine. Nous avons continué notre route vers Cachi, à 2200m d’altitude. Ville calme, très calme, la sérénité est à chaque coin de rue. Nous avons croisé des gens qui ramassaient des oignons et les triaient assis par terre dans leur champ. D’autres se promenaient à cheval dans la ville. Nous avons repris notre route et on s’est arrêté pour dormir dans un hameau de deux maisons en terre sèche. Leur four en forme de dôme se trouve à l’extérieur des maisons. Nous sommes arrivés au moment de la lessive….à la force des bras bien entendu.

Eric avec Antoine et Anaïs ont assisté à la préparation du four et à la cuisson des pains. Pour plus de détails aller voir le coin des enfants.

   

DIMANCHE 16/7/06:

ROUTE 40 VERS ANGASTACO

Ce matin il faisait frais mais beau .Nous avons continué notre route vers Molinos. La piste 40 est en très mauvais état, c’est de la « tole ondulé » malgré que ce soit une route nationale. La route la plus longue du monde, 5 000 km elle part d’Ushuaïa et remonte toute l’Argentine. Nous ne dépassons pas le 20 km/h. Nous avons tous le temps d’admirer les paysage qui sont à la fois magnifique et très changeant. En dix km cela change du tout au tout. Changement de couleur, de forme, de texture. Ce matin vers 10h30 une certaine activité régnait sur la piste. Plusieurs voitures nous croisaient avec des gens très bien habillés avec leurs habits du dimanche et leurs beaux chapeaux. Ils étaient serrés dans leur voiture. Parfois dans les pick-up ils étaient cinq devant et une dizaine debout à l’arrière à se tenir comme ils pouvaient. On n’a même croisé un camion qui au lieu d’avoir de la marchandise à l’arrière avait une trentaine de personnes qui se cramponnaient comme ils pouvaient. Ils allaient simplement tous à la messe. Comme les églises ne sont pas toujours à côté ils s’arrangent pour le transport. On a croisé de beaux « gauchos » avec leurs habits blanc, leur large ceinture agrémentée de pièces d’argent, leurs chapeaux les protections devant les jambes faites en peau pour se protéger de la poussière sans oublié le lasso et le couteau. Molinos est un joli petit village avec des maison en pierre sèche. Certaines sont peintes. Les rues sont toutes en terre battue. Malgré que le village soit petit nous avons demandé notre chemin pour l’Eglise. Dès que nous sommes rentrés dans le village nous l’avons perdue de vue. Après un tour dans le village, une petite partie de foot, nous sommes allés voir l’intérieur de l’Eglise. Elle date de 1720. Son toit est en bois de cactus ainsi que l’autel. Des scènes de la vie du Christ sont brodées sur laine d’alpaga et sont disposés sur les murs tout le long de la nef.

Nous avons acheté de la viande dans une boucherie minuscule: une seule personne travaillait. Quelques morceaux de viande étaient étalées sur une planche en bois. Nos côtelettes ont été coupées à la scie électrique verticale.

Arrêt sur la route pour un bon barbecue. Nous n’étions pas les seuls à nous régaler, un chiot qui nous observait depuis le début c’est régalé de nos os.

Ensuite nous avons repris la même route vers Angastaco. Comme nous roulions doucement Antoine a demandé à courir à côté. Il a fait ses 2 km aussi vite que nous. Bravo, bravo !!! Bien sur Aline a voulu faire la même chose. Alors quelques km plus loin, elle s’est lancée et a fait son km. Bravo, la puce !!! Nous nous sommes arrêtés pour la nuit dans un site paradisiaque, dans le calme, en hauteur, entouré de somptueuses montagnes plissées, sans oublier les chèvres qui pâturent.

LUNDI 17/06/07 :

ROUTE 40 VERS CAFAYATE

Quelle calme cette nuit. Une nuit sans vent, sans animaux dont les chiens qui aboient. Sur la route nous avons traversé un paysage encore différents. Nous longions la rivière Calchaqui. Tout autour de nous d’énormes dunes lunaires sculptées. Des montagnes jaunâtres qui semblaient s’affaisser sur celles d’en dessous. Suite à ces montagnes nous avons traversé des formations rocheuses pareilles à d’énormes pointes de flèches sortie de la terre. Tout le long de ces formations nous croisions des habitations en terre et brique, tout le long de la route par ci par là s’égrène une ou deux maisons, souvent à l’abri d’un arbre, d’une roche sûrement pour se protéger de la chaleur car ici l’été on nous parle de 35° minimum souvent les 40° sont atteint. Plus on s ‘approchait de Cafayate plus nous rencontrions des cultures de vignes. Quelques km avant Cafayate nous retrouvons la route. Que cela fait du bien pour nous et le CC. D’ailleurs la vitre d’Eric ne descend plus: les fils électriques sûrement qui n’ont pas supporté les secousses de la piste. Mais vu les connaissances d’Eric cela attendra sûrement le Paraguay.

Les enfants ont voulu courir. Ne faisant toujours que du 20 km/h sur la piste nous les avons laissé faire. Antoine fatigué n’a fait que 2 km700, Aline (la plus jeune nous a surpris avec ses 2 km) et Anaïs courageuse a franchi les 3 km. Bravo les enfants, les parents ne sont pas aussi courageux…Si cela continu, nous allons revenir avec trois marathoniens.

Le soir pizza pour tout le monde. Antoine a pris tellement goût aux « empanadas » qu’il nous en a réclamé. Et même Anaïs a goûté et presque apprécié. Il y a du bon de partir de chez soi !!!

   

MARDI 18/07/06 : JOURNEE REPOS

Après ces cinq jours, journée repos. Lavage du CC, Lavage du linge, Devoirs pour les enfants et mise à jour du site.

MERCREDI 19/07/06 :

 LA SURPRISE DE LA JOURNEE : PROMENADE EN QUAD

Hier soir nous avons annoncé aux enfants qu’une surprise les attendait demain matin: une promenade en Quad tous les cinq pendant une heure. Eric en avait déjà fait mais pour tous les quatre c’est nouveau. Quelle excitation. Les enfants n’ont pas réussi à s’endormir de bonne heure et le matin à 7h00 les trois enfants voulaient se lever. Tant pis pour la grasse matinée. En attendant l’heure ils ont fait une page de math et de français. Quand nous sommes arrivés au rendez vous il manquait un Quad (panique chez les enfants), un autre ne démarrait pas (il a fallu la corde)….au bout d’une demi heure tout rentre dans l’ordre, et les enfants retrouvent leur grand sourire. Quelques essais pour Anaïs car avec les vitesses à changer aux pieds et ce large guidon à tourner nous ne savions pas si elle pourrait en faire. Nous voilà parti sur les chemins: Aline avec son papa (elle est trop petite pour en conduire un). Une heure sur les chemins, les bosses… enthousiasme générale. A recommencer. Les enfants ne pensaient qu’à faire la course (nous aussi d’ailleurs mais il ne faut pas le dire...)

Restaurant pour nous remettre de nos émotions, et une fois le linge récupéré (5 machines à laver et sécher pour 9 € le tout) nous voilà sur la route de Salta.

JEUDI 20/07/06 :

SALTA ET NOTRE PREMIER MARCHE PITTORESQUE

Une fois prêt nous voilà parti à la découverte de Salta de son vieux centre et du marché couvert. Quelle ambiance dans ce marché. Les enfants ont été très impressionné surtout dans la partie viande. Toutes les parties de l’animal sont exposées: la viande, mais aussi les pieds avec les sabots, les boyaux, les langues des vaches, les têtes de cochon, les pattes de poule… et tout ce que l’on a pas su identifier…C’était un véritable cour de boucherie avec toutes les étapes des découpes. Il ne fallait pas oublier les chats et les chiens qui n’attendaient qu’une seule chose que des morceaux de viande tombent devant leur nez. Il y avait également des spécialités comme les « empanadas », la « humita « ( pâte de farine de maïs mélangée avec du fromage et une sauce à l’oignon pimentée le tout enveloppée dans des feuilles protégeant l’épi de maïs). Antoine a voulu, bien sur des « empanadas ». Nous avons fait notre plein de fruit: mandarine, banane, fraise, et un fruit dont je ne me souviens plus du nom mais qui ressemble au goût à la papaye.

Les amateurs d’épice n’avaient que l ‘embarras du choix.

Nous avons fini notre journée à faire le plein alimentaire. Dans le centre commerciale il y avait un bowling. Les enfants ont fait leur initiation (à 3 pesos soit moins d’un euro la partie par personne, c’était tentant). C’était difficile pour les filles car les boules étaient grosses et lourdes pour elles. Bonne partie de rigolade. Le vainqueur ne demandez pas qui est ce, c’est toujours le même Eric. Nous sommes partis de Salta en fin d’après midi pour suivre la route 51: «la route du train des nuages»….

   

VENDREDI 21/07/06 :

SUR LA ROUTE DU TRAIN DES NUAGES

La construction de la ligne a commencé en 1921. Le train passe dans une vallée très encaissée, traverse des crêtes, passe d’un versant à l’autre. Il passe à plus de 4000m d’altitude. Malheureusement pour cause de réparation sur la voie, nous n’avons pas eu la chance de voir le train circuler. Personne ne souhaitant payer il n’est plus en activité depuis le début de l’année. Mais nous avons suivi la voie jusqu’au viaduc « LA POLVORILLA »: à 4200m d’altitude, long de 2424m, haut de 65m. A ses piliers deux ou trois familles passe leur journée à vendre ponchos, chaussettes et bonnet en laine de lama. Sur la piste nous nous sommes arrêtés au village minier « San Antonio de Los Cobres ». A l’approche du village, le long de la route, essayant d’arrêter les voitures, ainsi que dans le village lui-même des vendeurs attendent le moindre touriste qui passe pour essayer de lui vendre quelque chose. Ils sont là tous ensemble, jeunes moins jeunes, femmes avec les bébés dans le dos, enfant dont certains étaient très jeunes. Un enfant nous a dit son âge, il avait à peine 5 ans. Nos enfants ont été très surpris de voir des enfants aussi jeune qui se promenaient dans les rues à l’affût de l’acheteur. Même pris dans une partie de foot, ils savaient s’arrêter pour venir à nos devants et vendre leurs articles. Les filles ont joué aux ballons avec des filles du village. Et oui en ce moment ce sont les vacances d’hiver, pour une durée de quinze jours. Il y a des zones, comme chez nous. Elles ont été déçues quand on leur à annoncer que l’on partait. Cette petite ville est totalement isolée sur un plateau désertique. Ce village de quelques centaines d’habitants est à plus de 150 km de la grande ville, reliée que par des piste de tôle ondulée, perché à 3700 m, elle semble souffrir de l’arrêt du train qui devait drainer un certains nombre de touriste. Un peu plus loin sur la route, perdu au milieu de nulle part nous avons croisé une famille qui dès qu’une voiture approchait, quelle qu ‘elle soit, se mettait à jouer des airs andins pour d’éventuels pesos. Les plus jeunes étaient au dos de leurs mamans. Une petite fille dansait à côté. Nous dormons aux abords de la piste à 3700m d’altitude. Il n’y a pas un chat à part un vent qui sait se faire entendre et faire tanguer le CC. Nous nous croyons sur un bateau.

SAMEDI 22/07/06 :

PISTE 40 ET NOTRE PREMIERE SALINAS :

La piste d’aujourd’hui était bien longue et difficile. 100 km à 20 km/h. Bon, de toute manière nous ne sommes pas pressés et ainsi nous avons le temps d’observer le paysage... Nous avons vu plusieurs animaux à travers ce plateau désertique: notre premier renard, lamas, ânes, chevaux, vaches et guanacos. Eric et Antoine ont expérimenté une nouvelle technique pour s’approcher des guanacos: il faut se plier en deux, faire semblant de brouter les petits arbustes.

Ainsi ils ont pu s’approcher de très prés. A la fin c’est même les guanacos qui s’approchaient d’eux. Moment interrompu par notre chère Aline qui est sortie à toute vitesse du CC et s’est mise à courir vers eux... Après plusieurs heures de piste, nous sommes arrivés à une «grande salinas»: grande étendue blanche de sel. Très jolie et très impressionnante. Nous avons marché sur le sel. Cela craque sous nos pieds. Elle est formée de plusieurs couches de sel, elle fait au moins 20 cm d’épaisseur, et en dessous il y a de l’eau. Nous avons observé un moment les gens qui travaillent sur la salinas et exploitent cette ressource naturelle. Antoine notre collectionneur c’est ramassé un morceau de sel sur lequel on voit bien les différentes couches. La réverbération était très importante sur cette surface, encore plus que sur la neige. Nous n’arrivions pas à rester sans lunette. Les enfants ont voulu marcher pieds nus dessus: apparemment cela leur plaisait bien, nous avons eu du mal à leur faire remettre leur chaussure. .Nous avons tous voulu goûter sauf Eric (comme d’habitude), c’était très salé (ce n’est pas une découverte, vous vous en doutiez). Par contre Aline notre mangeuse de sel voulait constamment en mettre à la bouche, il a fallu se fâcher. Elle était aux anges au milieu de tout ce sel. Il y avait une maison, des tables et chaises faites en sel. Les enfants ont pris leur goûter sur une d’entre elle. Nous avons dormi à côté de la salinas.

   

DIMANCHE 23/07/06 :

PURMAMARCA ET SON MARCHE ARTISANAL

Ce matin au réveil il faisait très froid: 6°C dans le CC et – 4°C dehors. Heureusement, une petite heure de chauffage nous a permis de passer à 10°C et d’avoir le courage de se lever.

Après une petite heure de route où nous avons traversé un col à plus de 4200m nous voici arrivé à Purmamarca. Très joli village avec ses rues en terre, son marché artisanal tout autour de la place principale et ses maisons en pisé. Le village est encerclé par des montagnes au couleur rouge ocre, jaune, verte, il y a même la montagne aux 7 couleurs: une vraie peinture. L’artisanat est l’activité principale des femmes du village pendant que les hommes sont dans les champs. Il y avait de tout: des objets en bois, aux ponchos, gants, chaussettes, bonnets, chapeaux... Les gens sont très typés: peau tannée par le vent et le soleil, long cheveux noirs, chapeaux ou bonnets sur la tête de toutes les formes et de toutes les couleures.

En montant se promener sur les hauteurs du village, nous avons observé des hommes qui ont abattu une vache et l’ont dépiécée morceaux par morceaux, sans oublier de vider les intestins. Le cœur et les poumons pendaient sur une branche d’arbre juste à côté de nous. En même temps qu’ils coupaient les différentes parties et les accrochaient sur des branches d’arbre ils en faisaient cuire quelques morceaux sur un barbecue à côté: l’heure du repas approchait. Bon appétit !!!

Après midi plus tranquille où nous avons fait des devoirs, des jeux au bord de la rivière et des croques monsieur au barbecue pour terminer la journée. Sous la demande générale et insistante des enfants nous avons regardé un dvd: «beethoven», tous les 5 sous la couette…

LUNDI 24/07/06 :

LA ROUTE 9 VERS LA BOLIVIE ET SES VILLAGES PITTORESQUES

A 2465 m d’altitude une petite route amène au village de «Tilcara» qui veut dire étoile filante. Comme tous les villages que nous avons vu pour le moment, l’activité principale se passe autour de la place du village. Effectivement tout autour de la place un marché artisanal sous des airs de musique andine. Avant de faire le tour de la place nous avons visité le musée archéologique. Nous avons pu voir de très belles collections venant des régions du nord ouest de l’Argentine, des objets péruviens, des vases mortuaires, des bijoux, des cranes, un fœtus et deux momies…musée très intéressant et avec des explications en français (ce qui est très rare). Sur le marché un marchand qui parlait français nous a donné des explications sur leur artisanat: le bois utilisé pour leurs objets, les couleurs utilisés pour le textile s’obtiennent à partir de graines, fruits, racines et écorces d’arbustes. Les couleurs que l’on retrouve souvent sont le noir, brun, mais aussi jaune, rouge, bleu et vert. La beauté de ces tissus est rehaussée par les artisans qui les combinent avec du cuir dans des articles tels que gilets, sacs à dos, sandales, trousses, porte-monnaies... On trouve également beaucoup de masque en forme d’animaux. Le bois pour les fabriquer est le «Yuchan». Ils sont fait au couteau et la peinture avec un pinceau en poils d’un rongeur. Les couleurs sont obtenus également de matériaux naturels comme le noir d’un charbon végétal, le vert de feuilles de piment, le blanc d’une pierre ainsi que la carapace broyée d’escargot et le rouge de graines. Ils utilisent ses masques pour la fête de «l’arete» (la fête du temps) qui a lieu chaque année après la récolte du maïs en janvier-février. Les masques les plus courants sont le perroquet, le toucan, le chien, le cerf, le sanglier….

Bon je vais arrêter là ma dissertation avant de vous lasser. Vous comprendrez que nous étions fasciner par leur travail….

Après un petit restaurant nous avons continué notre route. Nous nous sommes arrêtés dans un autre village «Humahuaca».Village à 3000m d’altitude avec ses petites rues pavées, ses maisons en pisé, ses chapeaux de feutres multicolores. Nous avons vu nos premières femmes avec leur bébé dans le dos, tenus par un large tissu en laine, les premiers vendeurs de feuilles de coca, et les premiers enfants qui nous accostent pour un pesos. Pour dormir nous nous sommes arrêtés dans un village de quelques maisons éloignés de la route. Les enfants ont fait une partie de foot avec ceux du village jusqu’à ce que deux d’entre eux s’en aille avec leurs parents aux champs pour ramener des bottes de paille qu’ils portent sur leur dos.

   

MARDI 25/7/06 : DIRECTION IRUYA

Iruya est un petit village perché, aux maisons de pierre, et aux rues pavées. Village paumé, route assez dure qui grimpe pas mal. Trous, bosses, cailloux, passages de rivières à plusieurs reprises... Nous avons fini par faire demi-tour. Sur le retour nous sommes arrivés dans un petit village en même temps que le bus. Super il se rend là où nous voulions aller. En deux minutes tout le monde fut prêt: les enfants, nous et le CC. Nous voilà parti dans le bus pour un voyage chaotique d’une heure 30. Et oui à 50 km/h sur une piste aussi caillouteuse….ça fait mal: tout vibrait à l’intérieur, tout sautait. Il fallait cramponner toutes nos affaires si nous ne voulions pas les chercher dans tous le bus ou les retrouver plusieurs sièges à l’avant. Bien sur dans le bus nous étions en contact avec la population locale: les femmes avec leurs chapeaux sur leur tête et leur épaisseur de jupes de couleurs vives et non assorties aux ponchos ou gilets. Certaines d’entre elles avaient leur bébé dans le dos, ou au sein ou sur les genoux. Ils étaient totalement indifférent aux nombreuses secousses .Certains dormaient; Quelques personnes sont descendues en cour de route, malgré qu’il semblait ne rien avoir aux alentours. Sûrement qu’ils ne devaient pas habiter loin. Les paysages sont toujours aussi fascinants. Petits arbustes, moins de couleurs mais des formes de montagnes plissées, découpées. La piste était très étroite, semblait plonger par moment dans le vide, sur un ravin, sans bas côté avec des virages en épingle à cheveux. Rien que le voyage valait le coup. Par moment dans les virages le chauffeur tirait sur une corde pour klaxonner. Le son de son klaxon ressemblait à une sirène de bateau. Aline attirée par le bruit guettait les virages…Arrivé dans le village, il y avait une rue en pavé bien raide qui montait sur les hauteurs du village. C’était la plus typique. Dans le village en lui même il n’y avait pas grand chose à voir ni à faire. Après avoir fait le tour, mangé une salade dans un petit restaurant nous nous sommes achetés quelques fruits et nous les avons dégusté au soleil sur la place principale en observant les gens et le trafic des bus. Iruya est un cul de sac, et la route est si étroite, que les bus font plusieurs manœuvre pour faire demi tour sur cette petite place, ou encore certains arrivent monte la côte directement en marche arrière. L’église était magnifique avec ses peintures, ses scènes religieuses en relief, et ses dorures au niveau de l’hôtel. Au bout d’une heure 30 nous avons repris le bus (c’était à 15h15 le dernier de la journée). Retour toujours aussi chaotique. Ce qui n’a pas empêché Aline de s’endormir. Nuit au bord du rio sous un beau couché de soleil.

MERCREDI et JEUDI 26 et 27/07/06 :

LAGUNE DE POZUELOS

Sur la route nous nous sommes arrêtés dans un village Abra pampa pour faire quelques achats, prendre de l’essence, mettre de l’eau dans le CC et acheter de l’antigel pour l’essence en Bolivie. Petit marché pittoresque avec la viande qui arrive dans des pick-up, celle qui pend, sans oublier les petites mamies qui semblent bien âgées mais qui sont toujours devant leur stand. Tour dans la ville où pour la première fois nous avons rencontré un presseur de fruits: jus d’orange pour les enfants, jus de pamplemousse pour les plus grands. Antoine nous a réclamé des empanadas, il était déjà midi et personne n ‘avait faim sauf lui. Une fois rassasié nous avons repris notre route qui s’est vite transformée en piste. Piste, pour une fois sans trop de bosse, de cailloux. Vitesse de croisière 40 km/h, il y a du mieux. Direction la lagune de Pozuelos. Magnifique lagune entourée de guanacos, lamas, nandus, moutons et des oiseaux dont des espèces différentes de canards et de flamands roses. Nous avons fait le tour de la lagune, demandé à des propriétaires le droit de passer chez eux pour se rapprocher au maximum des flamands roses. Apparemment il y a trois espèces différentes mais nous n’avons pas pu nous approcher assez prêt pour les différencier. Les nuits ont été assez froide (-15°C au matin.) Pour la première fois nous avons mis le chauffage vers 5h du matin.

La lagune est à 3770m d’altitude dans un paysage sauvage sur une route de montagne. Les enfants se sont régalés d’être au milieu de tous ces animaux. Mangé au milieu des lamas moutons et guanacos ce n’est pas tous les jours. Ils étaient à quelques pas du CC. Nous avons moins rigolé quand sur le chemin du retour nous nous sommes embourbés. Nous n’avions croisé qu’une voiture depuis ce matin... A force de creuser, de mettre du bois, de grosses pierres et de pousser nous avons réussi à nous en sortir.

   

VENDREDI 28/07/06 :

 FIN DE LA PISTE VERS LA QUIACA

Ville frontière dont l’atmosphère est plus Bolivienne qu’Argentine. Quel étonnement quand nous sommes arrivés: il y avait une multitude de Bolivien qui faisait des allers retours incessants sur le pont faisant office de frontière avec la ville sœur Villazon en Bolivie. Pour des salaires de misères femmes, enfants, hommes, jeunes, personnes âgées font la navette le plus rapidement possible, tous les matins du lundi au vendredi de 10h à 13 h, chargés comme des baudets pour transporter des denrées rares achetées en gros en Argentine. Plus ils transportent de marchandises plus ils gagnent d’argent. C’est donc la course à 3 000m d’altitude. On les voit courir sur le pont, se rendre le plus rapidement possible chez leur employeur. Sur la place, à même le sol est entreposé les marchandises à transporter. Cela forme des tas : sûrement un tas par fournisseur. Les Boliviens préparent leur charge dans un ou deux châles en tissus parfois en toile qu’ils noueront après autour du cou. Les charges sont souvent très lourdes, ils demandent aussitôt au pointeur leur ticket afin de se faire payer à la fin de la journée et vite s’empressent de passer de l’autre côté de la frontière.

Voici quelques chiffres pour vous donner une petite idée car cela reste inimaginable. Nous avons compté:

- 2 personnes à la seconde qui passe le pont soit plus de 21 000 passages par jour en trois heures.

- une femme peut transporter 40à 50 kg sur son dos... parfois avec un bébé tenu par un morceau de tissu sur son ventre ou son enfant trop grand à porter qui court à côté d’elle.

- un homme peut transporter 80 à100 kg sur son dos… souvent cela représente plus que son poids car ils ne sont pas grands et pas épais.

Nous avons observé ce manège deux bonnes heures et nous avons tous été très choqués de les voir ainsi s’épuiser pour quelques bols monnaie bolivienne. Ils marchent quasiment tous pliés en deux tellement les charges sont importantes. Les regards sont impressionnants, très résignés, fatigués, parfois fixes droits devant… Ici tout le monde se débrouille tout seul, chacun prépare sa charge tout seul, certains hommes posent un sac de 50 kg sur la tranche sur son châle en toile puis un deuxième en équilibre sur le premier, là ils calent bien les sacs sur leurs épaules, serrent très fort le châle autour de leur coup et lorsqu’ils sont fin prêt ils démarrent, ils ont préparé leur chargement tout seul. Lorsque certains produits sont plus légers là c’est le volume qui impressionne, le châle n’étant pas assez grand une corde tient le tout et après une ou deux minutes de préparation nous ne voyons plus le bonhomme tellement son paquet est volumineux. Ils sont à la queue leu leu, c’est une véritable fourmilière humaine. Des ânes ne seraient pas plus chargés. Certains transpirent beaucoup. Parfois lorsque la charge est trop lourde, ils s’arrêtent quelques secondes, posant leur chargement sur certaines bordures hautes du pont puis repartent… Lorsqu’ils sont à vide, ils en profitent pour manger une mandarine toujours en trottinant pour ne pas perdre de temps, certains à la sortie du pont font un petit écart pour boire un peu, un filet d’eau coule à même le sol, dans une petite flaque… Régulièrement des pick-up arrivent en klaxonnant très fort pour se frayer un passage, afin de ravitailler les tas. Une marche arrière au milieu de tout ce monde et une quarantaine de sacs soit de farine, de céréales, posés à l’arrière du pick-up sont balancés par terre en quelques secondes et celui ci retard aussi vite qu’il est arrivé. Il doit souvent y avoir des accrochages, à la vitesse où ils opèrent. Là de nouveaux chargeurs arrivent pour prendre les sacs et cela continue inlassablement.

A 13h fermeture de la frontière, la colonne de fourmi, s’arrête subitement, il y en a bien quelques-uns uns qui font le mur et traversent la rivière qui est sèche à cette période de l’année, là une ou deux femmes crient très fort pour recruter les derniers passeurs afin de transporter les derniers sacs. Il n’y a plus de pick-up, tous les sacs ont disparu, les Boliviens aussi.

Ces deux heures ont été les plus marquantes depuis le début du voyage pour tous les cinq. Nous ne les oublierons jamais. Et que penser de tout ceci ? Autant d’effort pour si peu d’argent ? Pourquoi tout cela alors que quelques camions auraient suffit pour transporter toute cette marchandise, de l’autre côté du pont. Mais ce sont les emplois de centaines de personnes qui font sûrement vivre autant de famille ? Nous ne sommes probablement pas au bout de nos questions en entrant en Bolivie.

Avant de passer la frontière nous sommes allés mettre le site à jour.

Le passage à la frontière s’est bien passé, on nous a demandé tous les papiers: carnet de route (même pour l’entrée en Bolivie), passeport, permis, carte grise. Eric a du faire 5 bureaux : chacun ayant une tâche précise à faire. Au bout de 30minutes, nous voilà en Bolivie.

Nous avons roulé un peu avant de nous arrêter en pleine nature pour la nuit.

Dès la frontière le changement se fait sentir : les femmes sont habillées pour la plupart de couleurs vives, non assorties, empilent plusieurs jupes avec collant épais dans des chaussures ouvertes ou basket. Attention ne pas oublier le chapeau dont le chapeau melon ou coloré avec un bébé dans le dos tenu par un tissu ou si ce n’est un bébé leur course.

La route principale est une piste caillouteuse, de tôle ondulée sans aucune indication. Il faut se réparer avec les cartes comme les cours d’eau ou le chemin de fer sont de bons indicateurs ou demander son chemin. Par contre il y a des péages même si la somme est dérisoire.

 

SUITE DU VOYAGE SUR LA PAGE BOLIVIE

à bientôt...

LE RETOUR

28/05/2007 : SUR LA ROUTE….



A la différence d’hier où nous avions très chaud aujourd’hui nous avons eu froid. Le temps est tout gris. Les paysages sont peu variés : estancias sur estancias. Nous roulons, nous roulons.
Du aux manques d’indications nous nous sommes retrouvés sur une mauvaise route. 100kilomètres de détour !!! Eric n’est pas très heureux. Surtout que la route est en mauvais état. A midi pause dans un restaurant avant de reprendre la route. Sur celle ci beaucoup d’animaux dont les vaches qui ne semblent pas du tout perturber par nos coups de klaxons.
De nombreux oiseaux sur cette route dont trois qui viennent s’écraser sur le pare brise. C’est également sur cette route et seulement sur celle ci que 8mois plus tôt alors que j’étais au volant j’en ai tué deux !! Les perroquets aux couleurs vertes bleues rouges nous accueillent avec leurs cris stridents. Le soir nous nous sommes arrêtés au bord d’une ferme. Poules, cochons, chiens passent et trépassent à côté du camping car. Peut-être sont ils attirés par l’odeur des crêpes que je prépare.



29/05/2007 : ARRIVE A ASUNCION


Il est 4h45 du matin, le coq chante la nuit est terminée pour moi. Nous roulons toute la journée pour arriver à Asuncion ce soir. Eric ne prend même pas le temps de s’arrêter pour photographier des oiseaux. Pourtant nous en avons croisé des jolis : nouvelle variété de perroquet, de rapaces au poils roux, de pics verts dont ceux à la tête rouge, des martins pêcheurs…
Les enfants nous pressent. Cela fait une semaine que nous roulons. Ils commencent à en avoir marre. Le passage de la frontière a été rapide, la plus rapide depuis le départ : à peine une demi-heure.
Comme nous n’arrivons pas à prévenir Charles et Rosa nous emmenons les enfants au Mac do. Grands sourires sur leur visage !! Ensuite nous prenons la route de la maison…

Enfin nous arrivons !!!
La boucle se termine…

 

DU 30/05/2007 AU 07/06/2007 : SEJOUR AU PARAGUAY



Un bon lit, un vrai lit : hum !! Que c’est agréable. Ce séjour nous a reposé. Nous avons profité de la famille tout en préparant le camping car pour le retour. Du aux nombreux vols sur le bateau nous voulons essayer de prendre le maximum d’affaires avec nous.
Nous avons donc investi dans une valise. Nous embarquons avec nous en plus de la valise un gros carton, une grande caisse en plastique, deux sacs en tissu, un sac à dos … 90 kilos sans compter les bagages à main qui sont nombreux. De vrais nomades !!! Nous avons la confirmation pour le camping car, il embarquera le 14juin pour 26 jours en mer. Les paysages andins, les marchés locaux typiques les ruines Incas s’éloignent à grande vitesse... Nous redécouvrons les informations françaises, nous nous imprégnons du nouveau gouvernement … Dur dur !!
Après quelques jours de froid la chaleur est revenue. Les enfants sont toutes la journée dans le jardin (quand ils ne sont pas sur Internet) sur leur roller.
Anecdote sur la dent d’Aline : Il était un jour, Aline qui perdit une de ses dents .Du moins Antoine lui a arraché. Ils l’ont perdue dans la salle de bain. Il a fallu la chercher. Ensuite, comme la maison de Charles et Rosa est grande, Aline a préparé un chemin fléché pour la souris. Il ne faudrait pas qu’elle se perde en route. Le soir elle a expliqué à Charles qu’il fallait bien enfermer le chat pour pas qu’il la mange. Enfin leur du couché… Mais que se passe t’il ? Plus de dent, elle a disparue… Peut être que la souris la trouvera malgré tout et laissera un cadeau à l’endroit de la dent, me dit elle. Mais le lendemain, malgré toutes ses recherches Aline ne trouva ni de cadeau…ni de dent.
Peut être que la prochaine fois elle fera plus attention à ses affaires !!!

 

DU 08/06/2007 AU 10/06/2007 : ROUTE VERS BUENOS AERES



Durant ces trois jours nous avons beaucoup roulé. Nous ne nous arrêtions que pour déjeuner et le soir. 1500 kilomètres nous séparent de Buenos Aires et nous voulons y arriver dimanche. Sur la route des estancias, des animaux pour lesquels il fallait faire attention car ils pouvaient traverser à tout moment. Comme sur la route il n’y avait pas grand chose à voir nous décidons de prendre une route parallèle au milieu des marais. La route était bien plus jolie avec toutes ces nappes d’eau, ses oiseaux et ses animaux. Parfois nous ne pouvions voir que le dos des vaches et cochons qui cherchaient à manger au milieu des marais. A quelques kilomètres de la capitale nous avons rejoint l ‘autoroute : doubles voies à travers des paysages tout plats et de nouveaux monotones.
En arrivant à Buenos Aires nous avons essayé de changer nos billets à l’aéroport afin d’avancer de quelques jours le départ. Pas de départ aujourd’hui, donc nous avons trouvé personne de la compagnie qui pouvait nous renseigner… Il faut rappeler demain…
Pour la nuit nous nous sommes installés dans le quartier de « Palermo ». Quartier le plus résidentiel de la ville avec ses parcs, son lac, ses animaux. Nous étions dimanche…Que de monde : promeneurs en famille ou solitaire, sportifs.
Près de nous des perroquets étaient entrain de faire leur nid dans des palmiers très hauts . Nous pouvions observer leur va et vient incessant en quête de brindilles pour leur nid.
Après toute cette route les enfants ont eu plaisir de se défouler au milieu de cette verdure et ont enchaîné plusieurs parties de ballons.





11/06/07 au 12/06/07 : DEMARCHES POUR LE CAMPING CAR

                          

Nuit terrible au milieu du bruit du RER et de quelques avions.
Eric est parti de bonne heure avec les deux plus grands pour commencer les papiers du CC. Pendant ce temps avec Aline nous sommes retournés dans le parc. Quel contraste avec la veille. Nous avions le parc pour nous. Enfin presque… Trois hommes étaient à côté de nous, chacun avec 6 à 7 chiens.
Quand Eric et les deux grands nous ont rejoint nous sommes partis visiter quelques hôtels. Après la nuit que nous avons passé nous décidons de quitter le CC 24 heures plus tôt.
Après quelques recherches nous trouvons un hôtel avec une double chambre, une salle de bain potable pour 70 dollars par jour. Et oui tout est très cher… pourtant il y a hôtel sur hôtel… Mais malgré cela ils ne veulent pas baisser leur prix et préfèrent ne pas louer de chambre. Les prix sont le double que sur le guide du routard qui pourtant est l’édition 2006/2007. Il y a un parking gardé à côté pour le CC (10$ la nuit). Il n’y a pas de place sur des vols plus tôt. Nous verrons si nous trouvons autre chose dans la semaine.
Vite de retour au CC nous préparons les dernières affaires, installons la planche pour séparer la cellule de la partie avant du CC, puis Eric est parti chercher deux cartons d’amis de voyages déjà en France qui n’ont pu les prendre avec eux afin de les mettre dans notre CC. Pendant ce temps nous nous sommes installés à l’hôtel. Fin de soirée dans une pizzeria.
Après une nuit au calme (cela faisait bien longtemps), un bon petit déjeuner avec des croissants nous avons passé une journée tranquille. Les enfants se sont bien reposés. Eric est parti de bonne heure et tout seul pour s’occuper des papiers du CC. Heureusement qu’il était tout seul car il a déambulé de bureaux en bureaux pour ne rentrer qu’en début de soirée. Il a même du faire certifié des papiers chez un notaire… La douane n’a pas fouillé le CC se contentant de monter et de jeter un simple regard.



13/06/2007 AU 18/06/2007 :

BUENOS AIRES



Durant ces quelques jours à Buenos Aires nous en avons profité pour continuer à préparer notre retour : recherche d’une voiture, contact avec les banques, location d’une voiture le jour de notre arrivée… Et pour visiter un peu la ville. Nous sommes également allés nous détendre à la bibliothèque de l’alliance française. Les enfants passaient d’un livre à l’autre, prenant un certain plaisir à tout dévoré. Elle est bien agréable surtout le coin des enfants équipé de livres neufs et attrayants.
Le quartier de La Boca : Il se situe à l’emplacement de la première ville de Buenos Aires. Il se développe au 19ème siècle le long des rives. C’est à cet endroit qu’est né le tango argentin.
Il y a longtemps dans les années 1930 le quartier se délabrant un peintre eut l’idée d’installer dans ce quartier une école. Il demanda aux habitants de venir peindre les murs. Evidemment chacun vint avec son pot et sa couleur. Les murs bigarrés plurent à tout le monde. C’est ainsi que chacun se mit à peindre à sa façon les murs en bois et en tôle de sa maison.
Le style de la Boca avec toute ses couleurs fut né.

 
C’est un vrai régal de déambuler dans ses rues colorées, pleines d’artistes. Dommage que cela ne se limite aujourd’hui qu’à deux ruelles. Nous avions l’impression d’être dans un « mini Montmartre », les artistes étant au pied de maisons colorés tantôt en rose, en jaune, en bleu, en vert. Même les bancs et les poubelles sont en bleus. Devant les restaurants des danseurs de tango. Le jour où nous y étions avec le froid inhabituel pour ici (le temps fait la une des journaux) nous n’avons pas eut la chance de voir des danseurs dehors. Par contre dans le restaurant où nous avons mangé nous avons vu un couple magnifique se déplacer avec une grande harmonie sur le peu de place qui leur était réservé. Chacun de nous a testé ses premiers pas avec l’un des deux danseurs. Même Anaïs très réticente au départ a fini par essayer et a fini par une belle pose sur les genoux du danseur…
Au retour nous sommes passés par la rue des antiquaires : très belles pièces mais très chers qui montrent ce qu’était le quartier de la capitale à la belle époque.
Sur la place du quartier de San telmo en principe des artistes, des peintres présentent leur œuvres, des musiciens jouent de la musique et des danseurs exercent quelques pas de tango.
En dehors de la saison estivale (maintenant) et du au froid nous n’avons croisé personne.

 

Quartier de Puerto Modero : Ce quartier malfamé durant des années est aujourd’hui le quartier le plus moderne de la ville. Totalement restauré à coup de millions de dollar. Les bars, les restaurants, les entreprises s’installent. Des immeubles gigantesques, comme à New York se montent les uns après les autres. Tout ce quartier est au bord de l’eau. Nous avons passé une après midi dans la réserve écologique. Nous nous sommes promenés sur des chemins balisés au bord de l’eau au milieu d’une végétation agréable et du chant des oiseaux très nombreux. Très très agréable et reposant. Une grande activité règne au bord du parc : artistes, cours de gymnastique en pleine air… Ensuite dans le parc… plus rien… à part le bruit des oiseaux.

Rencontre avec un tailleur de pièces: en nous promenant en ville, dans les rues tumultueuses de Buenos Aires nous avons rencontré un artiste qui taille les pièces. Nous avions déjà vu cela dans les pays nordiques. Avec beaucoup de patience et une fine lime il taille les pièces de monnaies ne gardant que certains détails: inscription, dessin.
Le matériel étant beaucoup moins cher qu’en France nous en avons profité. Mais surtout le monsieur très gentil a abandonné son stand et a amené Eric dans deux magasins pour acheter tous le nécessaire. Le soir même Antoine s’est lancé dans sa première pièce. Une pièce de un dollar dont il a taillé le dessin. Bien bien Antoine !!
Au cours de cette semaine nous avons revu deux familles avec des enfants que nous avions croisé plus tôt sur la route. Nous avons de nouveau passé quelques moments ensemble avant que les uns et les autres reprennent l’avion pour la France. C’est toujours très agréable de se retrouver, d’échanger nos expériences.

 


à bientôt...