BIENVENUE EN BOLIVIE

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29/07/06 et 30/07/06 :

 PISTE VERS UYUNI

Nous avons continué à fond la caisse (c’est à dire à 20 km/h) sur notre belle piste. Beaux paysages qui nous rappellent ceux de l’Argentine. Arrêt à Tupiza pour manger, retirer de l’argent (10 Bols=1euro), faire quelques courses alimentaires. Ville de 23 000 habitants et aucune grande surface. Nous avons donc fait le marché. Il y a le marchand de lait, les pâtes, riz, chips s’achètent comme des légumes au kilo. Il y a de temps en temps des marchands de jus de fruit frais ce que nous n’avions pas vu en Argentine. Nous avons goûté notre premier jus de fruit frais « coca. Fruit local dont nous n’avons pas compris ce que c’était, il avait la couleur de la boisson coca, mais pas le goût. C’était bien bon (du moins cela dépendait pour qui….).

Nuit dans la nature à 4200m d’altitude après avoir traversé des paysages somptueux. Décidément la cordillère des Andes offre des paysages variés tantôt désertiques, tantôt avec des montagnes plissées, rouges ou vertes… Le lendemain nous avons continué notre « belle route » tellement belle que nous avons roulé plusieurs kilomètre dans la rivière. Et oui c’est la route paraît -il notre espagnol n’est pas très bon et nous n’osons croire que nous avons bien compris, la route est par la dans l’eau. Nous attendons quelques minutes et en effet un 4*4 puis un bus arrive face à nous dans l’eau. Les enfants sont déjà ravis, Eric lui n’est pas très rassuré, mais nous n’allons tout de même pas faire demi-tour ici. Bon nous nous lançons. Il n’y a pas beaucoup d’eau le sol semble dur mais cela dure… Là durant plusieurs kilomètres nous allons et venons sur du sec dans de l’eau, au bord ou au milieu de la rivière. Tout à coup une ville, ouf! Eric respire, il a peur de s’enliser. A peine la ville traversée, et après avoir demander trois fois notre route que nous voilà à nouveau dans la rivière. Eric peste souvent en se demandant comment ils font à la saison des pluies. Aucune indication, parfois des traces sortent de la rivière que faire les suivre ou poursuivre sur ce terrain mouillé. Les enfants exultent entre l’eau et les bosses, ils sont aux anges. Nous longeons la voie ferrée ce qui est conforme à la carte au bout d’une demi-heure nous quittons la rivière au grand soulagement d’Eric. Dans la journée pose pour les enfants: à la demande générale partie de cerf-volant. Il faut dire qu’avec le vent qu’il y avait cela valait le coup. Le vent soufflait tellement fort qu’Eric était obligé de tenir nos deux filles…sinon elles décollaient avec le cerf volant. Après ce bon moment détente, les joues bien rouges, nous avons pu continuer notre route dans le calme jusqu’à Uyuni. Nous avons croisé en plus les animaux habituels comme les moutons, lamas, ânes nos premiers alpagas: petits comme des moutons mais physionomie du lama. C’est un animal domestique élevé pour sa laine très chaude et fine ainsi que pour sa chair.

Arrivée sur la ville en fin de journée. Nous avons pris de l ‘essence, mangé dans un restaurant local typique pour 4euros.

31/07/06 : UYUNI

Ville touristique puisque c’est le passage obligé pour la découverte du «Grand Salar» et des Lagunes et pourtant cette ville est particulièrement sale. On ne trouve pas de poubelle mais par contre la moindre bouteille, le moindre papier sont jetés à terre. Ils semblent s’en moquer. Quelques rues pavées mais la majorité des rues sont en terre avec trous, bosses, grosses pierres en plein milieu. Par contre les Boliviens sont gentils moins ouverts que les Argentins. Nous avons goûté au coin d’une rue du lama servi avec des pommes de terre. Bien cuit dans la graisse le lama était un peu dure il faudra renouveler l’expérience. En Bolivie on trouve beaucoup de marchands aux prés desquelles dans une petite assiette ou coupelle vous pouvez goûter un plat. Il y en a beaucoup qui mangent ainsi, cela ne leur revient pas cher. Petit tour au marché où là encore il y avait le magasin des œufs. Je ne sais combien d’œuf était empilé les uns sur les autres, mais c’était plus haut qu’Eric. A côté le magasin de laine: des couleurs plus vives les unes que les autres…

Journée tranquille afin de préparer notre expédition de 4 jours dans les Lagunes en 4* 4.

DU 01/08/07 AU 04/07/06 :

CIRCUIT DANS LES LAGUNES

Difficile de relater l’atmosphère et les paysages de ses 4 derniers jours. Depuis que nous voyageons, c’est à dire 8 ans, se sont les plus beaux paysages que nous ayons vu.

1er jour: le salar :

Il est le résidu du grand lac Ballivian qui occupait il y a bien longtemps tout l’altiplano. Cette grande étendue de sel fait 11 500 km². Le Sel prend la forme de plaque hexagonale. C’est le plus grand lac de sel du monde. Quand vous vous promenez sur ce lac vous êtes obligés de porter des lunettes tant la réverbération est forte (plus forte que la neige. Les montagnes au loin semblent suspendues dans l’air. Certains riverains qui exploitent le sel, on les appelle « les salineros » travaillent quotidiennement dans le salar. Chaudement vêtus, le visage caché derrière des cagoules et des lunettes opaques ils récoltent le sel en raclant le sol ou en découpant la surface à la hache. Les charges sont ensuite transportées par camions. Il existe 11 couches de sel superposées dont l’épaisseur varie de deux à vingt mètres. En dessous de ce sel le salar est également une grande réserve de lithium (minéral très cher et très rare) qui pourrait bouleverser toute l’économie de la région et la vie de ses habitants… Affaire à suivre.

A travers ce salar nous avons regardé les hommes travaillés, visité un petit village dont les maisons sont faites avec des briques de sel, un ancien hôtel en sel (tout est en sel à l’extérieur et l’intérieur: tables, chaises, lits.

Route vers l’île aux cactus (l’île pescado) au milieu du salar ainsi nommé à cause de sa forme. Gros îlot rocheux, d’origine volcanique qui surgit soudain à travers cette immense étendue blanche. Trace de laves, grotte. La seule végétation présente est: des cactus géants, le plus grand de l’île et le plus vieux mesure 12 mètres et est âgé de 1 200 ans (en effet il pousse d’un cm par an), des boules de mousse verte et de petits arbres tel le quenea. Après avoir fait le tour de l’île nous avons dégusté le bon repas préparé par Elisabeth (viande, quenea, mandarine, sans oublier la boisson préférée des boliviens le coca-cola.

J’ai oublié de préciser que pour ses 4 jours nous sommes partis avec un chauffeur qui fait guide et une cuisinière(cool cool pas de repas, pas de vaisselle à préparer…les vacances quoi !!). Tout le monde s’est régalé. Les enfants ont joué sur le salar à l’élastique avec une petite fille. Pendant ce temps nous observions un groupe de musicien qui après chaque chanson sirotait une bière. Ils étaient complètement sou. C’est une habitude, ici dans les fêtes à boire énormément, autant les femmes que les hommes.

Nous avons repris la route à travers le salar, champs de quinoa, lamas et vigognes. Arrêt pour la nuit à San juan: petit village où à la tombée de la nuit des enfants dansaient sur le terrain de basket. Nous avons dormi dans une chambre, les enfants dans l’autre sans chauffage par « -20°C Heureusement nous avions couverture et sac de couchage. Le plus dur est le soir, et après rentrer dans son sac. Tout le monde a bien dormi dans l’ensemble.

                                   

2è jour : les premières lagunes

Debout à 7heures, bon petit déjeuner et nous voilà une heure après dans le 4*’4 avec nos manteaux et une couverture pour les enfants car le soleil venait à peine de se lever et il faisait encore bien froid. Route à travers des paysages magnifiques, nous étions entourés de volcans éteints. Un seul est encore en activité: on peut voir de la fumée sortir d’une cheminée. Promenade à travers des champs de lave aux formes les plus bizarres les uns que les autres.

Arrêt pour manger à une première lagune, entourée de montagnes rouges, jaunes, vertes…, Soleil, reflet dans l’eau, oiseaux, Splendides ! Petit tour autour de la lagune avec photos de la lagune, des montagnes et des oiseaux des alentours pendant que le repas se préparait… Les enfants agacés par des taons ont voulut vite manger pour repartir. Nous n’étions pas au bout de nos surprises, la lagune suivante « Hedionda » était pleine de flamants roses. Du moins de trois sortes de flamants: roses, rouges et blancs. Il y en avait une multitude à quelques mètres de nous. Certains semblaient mener une danse commune: c’est la marche nuptiale. Nous avons pris de nombreuses photos sous le bruit incessant des flamants. Encore avec des images pleins les yeux de cette lagune nous avons continué notre route à travers des plateaux rouges, puis marrons, puis rien: un désert de sable à travers lequel se trouve quelques rochers aux formes les plus bizarres les uns que les autres dignes des tableaux de Dali. Les enfants se sont amusés à grimper aux rochers. L’un des rochers, très connus ici s’appelle «l’arbre de pierre. Comme son nom l’indique c’est un rocher en forme d’arbre. Quand nous avons repris notre route Aline fatiguée par le voyage a fini par s’endormir. Ce n’est pas étonnant, nous ne dormons pas bien, il y a des écarts très importants de température (nous passons de +25°C la journée et sûrement plus derrière la vitre du 4*4 à –20°C la nuit) et nous sommes vers 4 300m d’altitude.

En fin d’après midi nous sommes arrivés à la «laguna Colorada.La plus belle lagune, entourée de volcans, ses eaux sont rouges comme le sang, mythique. Les algues microscopiques qui servent de nourritures aux flamants réagissent à la lumière et donnent cette couleur. Nous avons fait une bonne promenade aux bords de la lagune afin d’admirer la vue d’un mirador et de voir de plus prés les flamants. Au bord de la lagune il y avait une source d’eau chaude. Elle était repérable par la fumée qui s’en dégageait. Le chemin du retour à été plus difficile. Le vent soufflait fort, le soleil disparaissait à vue d’œil derrière les montagnes. Aline a fini sur les épaules de son papa. Heureusement à l’arrivée un bon thé nous attendait avec petits gâteaux. Heureusement car nous n’étions pas aux bouts de nos peines. Le refuge où nous dormions était très rudimentaires: pas de chauffage, simple vitrage, pas de douche, chasse d’eau manuelle (seau que l’on remplissait, le souci s’est quand il n’y avait plus d’eau disponible…), dortoir sans rideau: c’était chouette au lit, en passant dans le couloir, tout le monde vous voyait… Il faisait tellement froid qu’on a mangé avec les bonnets, manteaux et les gants. Le repas à peine terminé, malgré qu’il soit très tôt nous nous sommes couchés à deux par lits avec 6 couvertures en plus de notre sac, gants, et bonnet. Quelle nuit !!!! Et le matin sous le même froid il a fallu sortir de son sac, déjeuner et monter à 7 heures à peine dans une voiture glacée. Le thermomètre est descendu entre –20°C et –25°C

Malgré le froid cela valait vraiment le coup, personne ne le regrette même pas les enfants.

 

3ème jour : les geysers et début du retour

Route sous un froid glacial et pénétrant vers les geysers «sol de Manana. Plus il fait froid plus ils fonctionnent. Nous sommes arrivés à 8h30, nous sommes à 4 900 m, ils étaient en pleine activité. Ils montent jusqu’à 100 mètres de haut et font jusqu’à 200°C Il y a une multitude de petits cratères qui entourent le grand geyser avec des marmites de boues, des fumées, du soufre mais pas beaucoup. Derrière le guide nous nous sommes approchés de très prés c’était une véritable turbine. Un bruit assourdissant qui nous empêchait de parler. Nous étions très impressionnées. Sur le chemin pour aller aux geysers nous avons croisé un 4*4 en panne. Le radiateur avait éclaté et avec le froid il y avait de l’eau gelée partout. Nous avons pris avec nous 2 personnes qui se rendaient à la frontière chilienne. Nous devions aller jusque là. Le 4*4 avec le reste de passagers attendaient une voiture dans l’autre sens pour le ramener nous ne savons où car il n’y a rien aux alentours à part des paysages grandioses… Nous avons déposé nos 2 voyageurs à la frontière et route vers la «lagune verte» à la pointe de la Bolivie: le bout du monde. Site préféré des photographes: elle a 5 couleurs différentes en fonction du vent. Jour de beau temps, sans vent nous n’avons vu qu’une seule couleur: sa couleur verte. On est à 4 500 mètres d’altitude. Le volcan Licancabur dans le fond semble plonger dans la lagune. Très belles pierres volcaniques aux alentours, je n’ai pas pu m’empêcher d’en ramasser une pour le jardin… Je n’ai pas ramassé la plus grosse car je sais qu’Eric aurait râlé: « on n’a pas de place, on ne rentre pas tout de suite, où je vais la ranger… . Les paysages sont toujours féeriques: montagnes plissées à plusieurs couleurs, animaux devant comme les vigognes qui broutent le peu d’herbe, d’arbustes qu’elles peuvent trouver sur un sol volcanique, sableux, puis soudain un désert de sable que l’on nomme « le désert de Dali »: élégantes coupes de pierres taillées par le vent, symphonie de couleurs chaudes, pierres sphériques de plusieurs tonnes. Une autre planète..

Puis nous nous avons fait une halte pour un bain chaud de 37°C dans une source thermale. Les enfants ont commencé par y mettre les pieds puis se sont retrouvés dedans à jouer, nager. Bravo Aline pour sa brasse qui l’a fait de mieux en mieux. Il faut dire qu’après avoir eu si froid le matin cela fait du bien. Petit bain au milieu des montagnes, devant les oiseaux.

Nous voilà sur le chemin du retour, des images plein la tête, plein les yeux, les enfants s’endorment fatigués par leur nuit et leur bain chaud.

Nous profitons de se calme pour profiter encore plus du paysage. Bientôt nous ne les aurons plus sous nos yeux mais dans nos têtes…

Arrêt pour la nuit dans un village tout simple entouré de grosses pierres volcaniques.

Nuit froide mais moins que la veille. Nous avions quand même trois couvertures en plus des duvets.

Dans la soirée nous avons rencontré la famille ‘espacla’ (Voir les liens) et…… qui voyagent depuis plusieurs mois en Amérique du sud en camping car ils sont accompagnés des ‘desroute’ (voir liens aussi) français qui viennent de Californie en camping car. Nous avions rendez-vous dimanche à Uyuni mais les aléas de la route voir leur site n’ont pas permis cette rencontre. Mais les surprises du voyage ont fait que nous les avons croisés sur le salar, à la grande surprise de notre chauffeur. Super une soirée de plus à parler des expériences des uns et des autres. Ils font le même circuit des lagunes que nous mais dans l’autre sens c’est pour cela que nous avons pu se croiser. Soirée très sympa.

                              

4ème jour : le retour

Réveil en douceur, départ à 10 heures. Et oui il a fallu attendre que Noël notre chauffeur lave sa voiture, se douche… On en a profité pour discuter avec des jeunes qui sont venus pour un projet humanitaire. Quand nous sommes partis, le soleil était déjà bien chaud: quel contraste entre le jour et la nuit. On se répète, mais cela est vraiment très surprenant.

Sur le retour nous étions entourés de volcans et nous avons longé sur 30, 40 km des champs de lave aux formes diverses et variées: visage, lion… tantôt très épaisses tantôt plus fines. Arrêt au bord d’un canyon de 300 mètres de profondeur avec un tout petite cour d’eau au fond. Très impressionnant. Le guide nous a emmené tout au bord pour un magnifique point de vue. Nous avions peur pour les filles qui ne faisaient que bouger dans tous les sens. Du coup nous ne sommes pas restés très longtemps.

Paysage plus simple que les trois autres jours: cela sent le retour. Arrêt pour manger dans un village aux maisons colorées. Elles sont peintes avec des couleurs naturelles… Parfois rouge, rose, jaune, verte, marron. Même l’église avec ses trois cloches était jaune. Pendant que nous mangions sur la place du village, des enfants sont venus autour de nous. Ils cherchaient à jouer avec les nôtres. Les enfants ont été choqués qu’ils aillent dans la poubelle récupérer les boites en carton de jus de fruit pour boire les dernières gorgées.

Longue route pour le retour sans d’arrêt. Peu avant Uyuni nous nous sommes arrêtés au cimetière des trains. Les enfants se sont amusés à monter et se prendre pour des conducteurs de train.

Une fois arrivée à Uyuni: course, banque, douches (hum que c’est appréciable après 4 jours sans eau)… Pizzeria pour faire plaisir aux enfants et tous au lit de bonne heure. Nous sommes revenus fatigués. Les enfants ont apprécié leur périple surtout en 4*4 avec pistes difficiles, rivières à traverser.

 

Samedi 5/8/06: journée cool

Réveil en douceur, connexion sur Internet pour rassurer les parents que tout c’était bien passé et que nous étions encore vivants… et route de nouveau pour le salar où chacun a fait ce qui lui plaisait: jeux, parties de boules, freeze-bee…. et des choses moins plaisantes comme les devoirs… Couché de soleil sur le salar et nuit à la fraîche. Aline a conduit sur le salar, toute seule, ‘en faisant aussi les pédales’, elle est montée à 90 km/h Elle était toute fière.

DIMANCHE 6/8/06 :

REPOS DANS LE SALAR

Journée tranquille dans le salar. Pas de 4*4 ou très peu: très belle sensation d’avoir ce désert blanc pour nous. Promenade, devoirs, jeu… le soir, retour à Uyuni où nous avons retrouvé les « espacla » et « desroutes » pour une soirée restaurant. Soirée très sympa où chacun racontait son aventure. La vitre d’Eric ne marche toujours pas et la mienne commence à avoir des signes de faiblesse.

LUNDI 7/8/06 : ROUTE VERS TOPOSI

Le matin préparation du nouveau départ: le camping car a eu droit à une grande toilette extérieur et intérieur, mise à jour du site, course… Nous l’avons fait laver surtout pour enlever le sel du salar sous le véhicule. Pour cela nous avons du monter le CC sur une double rampe pour qu’ils accèdent dessous plus facilement. Malheureusement avec nos 7 mètres de long, et notre faible garde au sol, nous touchions à l’arrière. Nous refusons de continuer et tant pis pour le lavage. Mais pour eux pas de problème ! Ils sortent avec une pioche, une pelle et les voilà qui attaquent le sol. Nous leurs expliquons que ce n’est pas grave mais ils ne veulent rien savoir et en dix minutes, ils ont décaissé de 10 cm et nous pouvons remonter sur la rampe. Tout cela pour le même prix 20 bols (2€). Rien ne les arrête ici…

Les enfants ont acheté à un marchand dans la rue un dessin animé en espagnol pour 4 bols soit 0,40 €. Voyant tous ces vendeurs de DVD, CD copiés nous nous sommes demandés si c’était légal. Et bien oui et non. La police fait la chasse pour tout ce qui touche la culture bolivienne: musique, film. Sur tout ce qui n’est pas bolivien, elle ferme les yeux… En début d’après midi, nous avons repris la piste pour Potosi. Route avec les deux autres CC. Les enfants sont tout contents de rouler en convoi. Depuis que nous voyageons c’est la première fois que nous faisons route avec d’autre. Aline a des petits copains, cela change.

Nous nous sommes arrêtés dans un village pour visiter les premières locomotives de Bolivie dont une qui a été attaquée par « Butch Cassidi ». Certains wagons étaient en bois. Les enfants se sont régalés à crapahuter dans les trains. Nous n’arrivions pas à les récupérer. Nous continuions de rouler entre les montagnes colorées. Arrêt du convoi, pour la nuit en pleine nature. Après un apéro dans le plus grand CC, c’est à dire celui des «desroutes», nous nous sommes séparés pour manger et dormir… sous un ciel très très étoilé comme toutes les nuits.

 

MARDI 8/8/06 :

SUITE DE LA ROUTE VERS TOPOSI

L’activité du matin pour les hommes a été de regarder notre filtre à air qui est déjà bien poussiéreux, et d’essayer de réparer nos vitres. Le bilan au bout d’une heure: nos interrupteurs sont défectueux. Bien sur nous n’avions pas penser à prendre ses pièces avant de partir. Nous allons essayer de trouver un garage Ford, en cas d’échec, maman pourra peut être nous dépanner… Nous avons repris notre route tranquille avec 5 enfants dans le CC. Finalement, même à 5 ça passe… (nous rigolons, prenez pas peur les parents , ce sont juste les enfants du CC espacla).

A midi: arrêt pour manger. Aline en a profité pour donner à manger à Inès qui fête ses un an aujourd’hui: bon anniversaire, Inès !!

Nous avons repris la route, avec deux enfants seulement. Cette fois, c’est Aline qui fait route avec les espacla: ils vont regarder un DVD. C’est bien les vacances, n’est ce pas les enfants ?

Cela faisait plusieurs heures que nous roulions sans rien croiser à part quelques personnes quand soudain au détour d’un virage nous tombions sur une grande ville :Potosi.

Comme beaucoup de villes d’Amérique du sud, Potosi est construite sur tout un flanc de colline. La ville est toute en pente. Rougi par le soleil qui se couche, la première impression fut très belle. Le soir en arrivant nous nous sommes mêlés à l’effervescence de la ville : il y avait du monde partout. Il fallait faire attention aux voitures qui roulent n’importe comment, aux bus, aux piétons…avec aucun nom de rues de marqués et pas de feux rouges. Quelques policiers faisaient la circulation dans les carrefours les plus grands. Nous avons déposé notre linge :21kilos avec les draps et housse de fauteuil…..Il était tant de trouver une laverie.

Réflexion d’Aline : « papa, maman, on se croirait en France, se sont les même route ».Les routes goudronnées sont tellement rares que quand on roule dessus nous sommes tout surpris.

MERCREDI 9/8/06 :

DECOUVERTE DE POTOSI

Potosi est reconnue comme l’une des plus belle ville d’Amérique du sud avec toutes ses façades baroques et ses églises. Nous avons déambulé dans les rues sinueuses et étroites tout en observant l’effervescence du matin avec les hommes qui partent travailler, les femmes qui vont au marché. Nous nous sommes régalés avec un bon jus de fruit frais vendu dans la rue. Nous avons visité quelques églises et « la casa moneda » : la maison de la monnaie (ancienne fabrique de pièces et de billets). Aujourd’hui fermée, elle est convertie en musée. Les billets sont fabriqués en France et les pièces en Espagne… ce qui leur coûte moins cher (paraît-il !). Les enfants ont frappés leur pièce comme dans l ‘ancien temps, au marteau… En effet Potosi a été une ville majeur car des dizaines de milliers de tonnes d’argent ont été extrait de sa montagne et envoyé en Europe au temps des conquistadors. En échange, plus de six millions de mineurs y sont morts. Toutes cet argent à permis le développement de toute l’Europe au 17 et 18ème siècle. Les pièces d’argent frappées ici à Potosi partait à dos de lama (par convoi de plus de 500, deux fois par an) et rejoignais les galions espagnols en partance pour Séville.

JEUDI 10/8/06 :

VISITE DE LA MINE ET REPOS A LA LAGUNE

Nous voilà parti pour une visite de 7 heures dans le monde des mineurs. Nous avons du réveiller les enfants à 6h30 du matin ce qui n’a pas été facile. La sortie du parking de la nuit est difficile, il y a un grand fossé que nous négocions difficilement depuis deux jours mais ce matin nous voilà coincé sur deux roues, la droite avant et la gauche arrière. Cela permet de faire balançoire, au grand amusement des enfants, mais cela n’est pas du tout du goût d’Eric. Après plusieurs essais, un remblaiement de fortune et une bonne poussée des quatres coéquipier, et le tour est joué. 8H 15 nous voilà tous dans le bus pour aller chercher nos habits de mineurs, encadrés par les guides. La mine que nous visitons est une mine chaude, il est donc important de se dévêtir. Les enfants attirent l’intention de tout le monde. Peu d’enfants visitent cette mine car elle n’est pas facile d’accès.

Nous avons mis une veste imperméable, un pantalon imperméable, des bottes, un casque avec une lampe… Anaïs n’ayant pas de pantalon à sa taille, ce n’est pas un problème pour eux : une paire de ciseau et la voilà revêtue d’un pantalon sur mesure… Pour Aline la tactique a été différente : elle a eu droit à un très beau revers d’au moins 40cm. Les vestes trop longues leur dépassaient des mains. Pas de bottes pour Aline, elle a gardée ses chaussures de randonnée, celles d’Anaïs avaient trois tailles de trop. Mais oui, vous étiez belles les filles, les plus belles du groupe… Ainsi habillés, nous avons repris le bus pour se rendre à la rue des mineurs. Il est de coutume d’acheter pour les mineurs que nous allons croiser plus tard, des cadeaux pour eux, leurs enfants, leurs familles: boisson, vêtements, et même de la dynamite. L’achat de la dynamite est autorisée seulement dans cette rue. Pas besoin de papier à présenter, de licence ou autre. Même un enfant de l’âge des notre peut en acheter sans aucun souci. Une fois que tout le monde avait fait ses achats, nous avons grignoté un bout (car il est interdit de manger dans la mine à cause de la poussière, et par superstition, manger signifie manger le minerai). Visite de l’atelier où ils séparent les différents minerais à l’aide de plusieurs produits chimiques. Au bout de la chaîne ils récupèrent du zinc, de l’argent, de l’étain et un peu de cuivre et plomb. Le plus important est l’argent. A chaque fois que nous rencontrions un mineur le guide leur remettait un de nos cadeaux. Sachant que ce qui était le plus demandé et apprécié c’était les feuilles de coca qu’ils mâchent à longueur de journée afin de ne pas avoir faim et de résister à la fatigue. Ils mettent plusieurs feuilles à la bouche en même temps. Ce qui leur fait une grosse chique. Ils gardent le goût pendant 4 heure. Cette visite est très intéressante, mais limite dangereuse, aucune règle de sécurité, nous déambulons au milieu des machines électriques dont les courroies sans protection sont à quelques cm de nous, nous faisons très attention à nos filles. Les bacs d’acide nitrite et sulfurique sont également sans aucune protections. Après quoi, nous voilà parti dans la mine. Cette montagne est totalement creusée puisqu’il existe plus de 200 mines sur toute la hauteur de la montagne. Chacunes d’elles ont entre 3 et 9 niveaux. Depuis des centaines d’années on creuse sans plan, c’est un véritable gruyère et les éboulements y sont l’une des premières causes de décès.

En tout 12 000 mineurs y travaillent aujourd’hui. Dans celle que nous avons visité 200 hommes y travaillent. L’atmosphère est étouffante. Dès l’entrée nous sentions la poussière. Ils nous ont donné un masque mais malgré cela nous sentions quand même la poussière. Nous marchions le long des rails, au signal, il fallait se mettre sur le côté car un chariot rempli de minerais arrivait vers nous. Parfois il n’y avait pas de place pour tout le monde, il fallait se dépêcher pour trouver un endroit plus large. Là encore c’est très amusant mais limite dangereux. Visite d’un petit musé sur l’historique de la mine à l’intérieur de celle ci. Les mineurs sont superstitieux. Ils ont à l’intérieur de la mine un dieu. C’est un homme en statue à qui il demande protection en lui donnant cigarettes, boissons, feuilles de coca…. Nous avons continué notre exploration. Au fur et à mesure que nous avancions il fallait se courber, puis se plier, se mettre à quatre pattes, et enfin ramper… Les yeux nous pleuraient à cause de la poussière, la gorge nous piquait à cause des gaz, il faisait très chaud, nous transpirions sous nos combinaisons….Un étage, un deuxième, malgré les pauses fréquentes, cela devenait de plus en plus difficiles. Ce n’est plus une visite touristique, c’est de la spéléo, parfois il n’y a que le corps d’un homme qui peut passer. Eric reste bloquer avec la sacoche de son appareil photo tellement c’est étroit. D’abord la sacoche puis son corps. Sur notre parcours nous croisions des mineurs qui travaillaient et réclamaient feuilles de coca, dynamite….

 

Dans quelle condition ils travaillent pour gagner 50 bols par jour (soit 5 €). L’espérance de vie est très courte: 45 ans. Beaucoup meurent de problèmes respiratoires. Beaucoup travaillent sans masque.

Arrivée au deuxième niveau Aline demande à remonter. Sous ses chaudes larmes nous n’avons pas pu faire autrement. Eric a continué la visite avec Anaïs qui était très motivée malgré les conditions. Je suis remontée avec les deux autres… la remontée n’a pas été facile: poussière, passages très étroits où il n’y avait qu’une chose à faire, se faire le plus petit possible et tirer sur ses bras… Après plusieurs longues minutes enfin l’air frais…

Au 3ème niveau Anaïs n’a pas eu de chance, avec son groupe ils sont arrivés juste quand ils ont ouvert un compresseur, résultat, cela a généré beaucoup de poussière complètement irrespirable. Tout le monde toussait, elle ne voyait rien à un mètre. Cela a duré cinq minute avant qu’il ne s’éloigne plus bas dans la galerie et que la poussière se dissipe un peu. Après quelques minutes de marche halte avec trois mineurs qui font une pause.

Quand tout le monde est sorti de la mine les guides ont fait exploser des dynamites. Aline qui aime toujours autant le bruit a suivi la scène en se bouchant les oreilles.

En revanche Antoine et Anaïs n’ont pas perdu une miette sur la technique pour préparer et allumer une dynamite.

Les guides et les gens du groupe ont été très impressionnés par les enfants surtout Anaïs. Personne ne pensait qu’ils allaient suivre. Bravo les enfants muselle !!!

En fin de journée nous sommes allés nous reposer au bord d’une lagune: ancien cratère où l’eau est à 30°C. Anaïs et Aline se sont vites retrouvés dans l’eau.

VENDREDI 11/8/06 :

ROUTE VERS SUCRE

Petite matinée de repos où nous avons emmené les enfants à la piscine. Piscine chauffée à l’aide de l’eau de la lagune. Elle était à 37°C . Quelle bonheur. Le seul qui ne sait pas baigner est Antoine qui était malade. Est ce le contrecoup de la mine ? Cela ira mieux dans quelques jours. Attention piscine olympique ! bon bolivienne d’accord. Il ne faut pas regarder de trop près, ni la couleur des carreaux, ni l’état des toilettes et des douches, mais l’eau était bonne , s’est le principal Nous avons retrouvé les « espacla » et sommes partis avec eux vers Sucre en début d’après-midi. Route désertique mais très jolie avec ses quelques maisons en terre et ses animaux. Les enfants fatigués nous ne les entendions pas: ils ont même fini par s’endormir, ce qui est exceptionnel…

Arrivé à Sucre en fin d’après midi. Nous nous sommes garés pour dormir à côté du parc Bolivar. Supermarché marqué dans le guide. Nous en avons profité pour faire nos courses : nous avons enfin trouver quelque chose à manger en dehors des tomates et des pâtes : courgette, chou fleur, jambon (que nous ne trouvons pas partout en Bolivie …).En Bolivie on peut trouver des plats tout préparés pas cher. Heureusement car ce n’est pas facile de varier ses repas.

Nuit calme pour une ville, une fois que tous les jeunes du parc sont rentrés. C’est une ville étudiante donc très jeune, le soir ils se retrouvent dans les leiux publics, discutent, dansent, écoutent de la musique.

 

SAMEDI 12/08/06 :

VISITE DE SUCRE

Capitale constitutionnelle du pays. Elle compte sept collines .Les rues sont en pentes douces, faites de montées et descentes que suivent les façades blanches et les toits andalous. Rues étroites aux maisons repeintes chaque année par ordre gouvernemental. Nous nous sommes imprégnées de l’atmosphère calme cette ville en déambulant dans les rues. Très riches en églises, et couvents, nous en avons visité quelques unes. Sur la place du 25 mai, entourée d’arbres, au cœur de la ville il y a de nombreux étudiants qui se reposent et révisent leurs cours à l’ombre des arbres, de nombreux vendeurs de journaux, friandises, jus de fruits naturels sans oublier les cireurs de chaussures. Il existe deux marchés concernant les cireurs de chaussures, celui officiel des professionnels, et, à côté celui des enfants qui essayent de faire leur place, en accostant toutes les personnes. Ils voulaient même cirer les baskets d’Anaïs et d’Aline.

A l’heure du déjeuner nous sommes allés visiter un parc où l’on peut voir des empruntes de dinosaures. Il y a 65millions d’années, au temps des dinosaures c’était un lac. Le lac suite a un tremblement de terre s’est retrouvé à 70°C .Aujourd’hui c’est une très grande façade sur laquelle on peut voir sur 2kms de long et 40m de hauteur des traces de 4 espèces différentes. En tout il y aurait 40 espèces de dinosaures et 150espèces d’animaux.

En fin de journée route vers Tarabuco

Route désertique, sous le soleil couchant qui faisait ressortir les maisons faites d’ adobe (en terre) et de ciment au creux des vallons. De nombreux ânes broutaient le peu d’herbe présent autour des maisons. Pour faire sécher la paille il la monte dans les arbres au lieu de la rassembler en motte comme chez nous.

Arrivé à Tarabuco, en début de soirée. Nous ne sommes pas passés inaperçus. Le cc étant aussi haut que les maisons du village, les gens étant nombreux sur la place tout le monde nous regardait passer. Nous nous sommes arrêtés sur le terrain de foot. Les jeunes faisaient un match. Pendant ce temps les adultes triaient le blé. Eric est allé discuter avec eux. Ils aiment bien qu’on vienne vers eux. Ils nous ont déconseillé de rester là pour la nuit. Nous nous sommes donc déplacés pour dormir à côté de la maison de l’un des adultes. Nuit tranquille malgré que nous étions l’attraction du village.

 

DIMANCHE 13/08/06 :

 MARCHE TYPIQUE A TARABUCO

Marché dominical. La foule y est nombreuse, et l’on y vient de toute la région à dos d’âne, en camion taxi, les chapeaux trahissant les origines. Le plus connu d’entre tous, portés par certains indiens est la « montera » en cuir bouilli qui rappelle singulièrement le casque des conquistadores espagnols. Ils sont reconnaissables à leur long poncho colorés. Quand aux femmes elles sont vêtues de noir et portent des coiffent originales avec des perles et des pompons colorés, ou des bonnets en laine. Les chapeaux, les tissus, sont une explosion de couleur. Le marché envahit la place et les rues qui rayonnent tout autour. Les couleurs explosent dans tous les étals de tissus bariolés qui font la renommée du village. Nous avons vu nos premiers fœtus de lamas. Ils achètent ces derniers afin de les mettre sous leur maison pour les protéger et apporter bonheur au foyer. A côté des tissus et des objets en tissu comme les trousses, porte monnaies on trouve les ustensiles de vaisselles, les savons, les berlingots de shampoing, les feuilles de coca, les produits alimentaires. Nous avons déambulé. dans les rues en nous imprégnant de l’atmosphère colorée, des odeurs (certaines ne plaisaient pas aux enfants qui faisaient la grimace et nous attendaient plus loin).Fin d’après midi dans le cc où les enfants ont travaillé, écrit leur note, et fait des jeux de société. Certains enfants du village, ceux que nous avions croisé sur le terrain de foot la veille sont montés visiter le cc. Certains d’entre eux, partent toute la semaine à Sucre pour l’école. Sucre est à 65 km. Ils ne rentrent que le week end et le dimanche ils sont toute la journée au marché pour aider les parents.

Ce soir nous dormons ici. Nous reprenons la route demain.

 

LUNDI 14/08/06 :

RETOUR VERS SUCRE ET POTOSI

Après une page d’exercices pour chaque enfant, nous voilà de nouveau sur la route. Nous revenons vers Sucre et Potosi car de cette dernière part une route goudronnée pour La Paz. Sinon c’est la piste que nous aurions du prendre. La lumière n’est pas très belle aujourd’hui, nous ne prendrons pas de photos. Arrivés à Sucre, nous avons fait un plein alimentaire dans notre super supermarché (on a même trouvé des cornichons et du sirop de menthe pour les enfants… c’est la première fois). Rendez vous avec les deux autres familles de français pour un dernier resto. C’est à Sucre que nos routes se séparent. Peut être, nous retrouverons nous plus tard vers la péninsule de Valdés en Argentine. Nous nous sommes offerts une bonne pizzeria italienne tous ensemble. Nous avons continué notre route vers Potosi. Arrêt entre les deux villes pour la nuit.

MARDI 15/08/06 :

ARRIVEE A POTOSI

Sur la route vers Potosi à côté des paysages somptueux (je crois que je me répète) nous avons croisé beaucoup de femmes dans les champs en train de filer leur laine toute seule ou à deux tout en surveillant leur troupeaux de lamas ou moutons. C’est une scène de vie que nous n’avions pas encore vue. C’est agréable de rouler sur une route asphaltée: tout d’un coup il y a beaucoup moins de bruit dans le camping car.

L’arrivée sur Potosi fut mouvementée: des miniers étaient en grève et défilaient dans les rues. Certaines rues étaient bloquées par le défilé. Bien sur, pas de policier pour faire la circulation. Il y avait des voitures dans tous les sens. De nombreuses voitures faisaient marche arrière et obligeaient ainsi toutes les voitures à faire la même chose. Puis soudain nous repartions en marche avant. Nous n’étions pas du tout à l’aise avec notre CC, nous nous sommes garés et attendions que cela se calme. Comme c’était parti pour un bon moment, nous en avons profité pour mettre le site à jour et faire travailler les enfants. C’était dur de se concentrer car régulièrement les miniers faisaient sauter des dynamites… en pleine ville.

Une fois le calme rétabli nous avons voulu emmener les enfants à la piscine alimentée par la source d’eau chaude que nous avions faite il y a quelques jours. Déception des trois car le bassin était vide. Pourtant il y a une semaine quand nous y sommes allés il le remplissait. Nous n’avons pas tout compris… Tout ce qu’il nous proposait c’était un bassin privé (taille grande baignoire) avec de l’eau toute sombre. Nous n’y sommes pas allés. Mais apparemment cela ne dérangeait pas les familles boliviennes qui se succédaient en début d’après midi pour ses bassins privés…

Nous avons continué de rouler car pour La Paz nous avons 500 km à peu prés.

Arrêt pour dormir à 4200m, nous avons retrouvé des températures plus fraîches: sniff, sniff !!!

 

MERCREDI 16/08/06 :

ROUTE VERS LA PAZ

Après une très mauvaise nuit: merci Anaïs, qui nous a rejoint pour mal de ventre et tête (une nuit à trois dans un lit d’à peine 1m20…), nous avons roulé quasiment toute la journée pour nous rapprocher de La Paz. Des journées comme celle ci, sont très rares, heureusement car ce n’est pas très rigolo. Les enfants eux, cela ne leur a pas déplu: ils ont pu traîner en pyjama toute la journée. Le temps est grisâtre comme depuis 2 jours. Ce sont nos premiers nuages (sans pluie) depuis les deux premiers jours de notre arrivée au mois de juin. Nous n’allons pas nous plaindre.

La traversée de Oruro, ville minière de 300 000 habitants a été assez mouvementée. Camions, voitures, piétons, marchands ambulants, vélos, on vous double à droite, à gauche, sans oublier les animaux qui sont les rois de la route. Un coup de klaxon pour les faire partir, mais souvent cela ne marche pas. C’est le matin, il règne une grande activité: de nombreuses femmes sont le long de la route et essayent de vendre leur produit, des enfants de différentes écoles défilent dans la rue principale… Et ce qui ravit Eric à chaque fois, il n’y a aucune indication, aucun panneau.

Le long de la route nous avons croisé de nombreux troupeaux de moutons, ou vaches avec la plupart du temps une femme qui les gardaient tout en filant la laine avec parfois à côté d’elle un enfant emballé dans une couverture colorée car à cette hauteur il ne fait pas très chaud. Parfois au bord d’une rivière elles lavent leur linge et l’étendent à plat dans l’herbe ou sur des arbustes pour le faire sécher. Arrêt pour dormir avant La PAZ.

JEUDI 17/08/06 : LA PAZ

LA PAZ, capitale de la Bolivie est une ville à part. C’est la capitale la plus haute du monde. Elle s’étale entre 3200 m d’altitude et 4000m d’altitude. La partie haute de la ville: ‘El alto’ représente avec ses 700 000 habitants la partie pauvre de la population indienne. Et oui, battue par les vents glacials les gens plus aisés préfèrent habiter dans la partie basse. Nous sommes passés à côté de l’aéroport international : 4000 m d’altitude, 4000 m de piste….Vive le spectacle !!

Puis nous avons traversé la petite ville ‘El alto’: ville grouillante entre les marchands, les vélos, les nombreux micro (taxi bus de 10 personnes), les bus. Pas de feu rouge. C’est la police qui règle la circulation au niveau des carrefours. Ailleurs vous vous débrouillez, on vous passe à droite, à gauche, il faut faire attention aux trous sur la route, aux dos d’âne très surélevés, aux gens qui vous passent devant, derrière. Vous serrez les fesses, vous priez pour que cela passe sans casse et vous y aller… Dans ces cas là, c’est toujours Eric qui conduit: c’est un vrai champion, malgré qu’il serre les dents et souffle souvent… Apparemment, d’après un article dans un journal ils veulent limiter les licences des micros qui descendent dans le centre: trop de licenciés, qui bouchent la circulation.

La Paz qui se trouve dans une cuvette est entourée d’une centaine de pics enneigés de plus de 5000m. La traversée fut tumultueuse: trafic impressionnant et bien sur toujours pas d’indication. Il faut croire que toutes les routes mènent à Rome, bien que nous en doutions. Dans un brouhaha de klaxons, d’appels des différentes stations faites par les différents portiers des micros, nous traversons tant bien que mal la ville. Impossible de se garer, d’ailleurs on ne voit quasiment que des taxis, micros, bus ? Nous décidons de nous rendre à l’adresse d’un hôtel à l’extérieur de cette ville (adresse donnée par les espacla) qui ont un parking pour CC.

Une fois installé, nous sommes partis en taxi en ville.

 

Découverte du marché des sorcières : Sur les étalages dans les rues vous trouvez pierres, herbes magiques, potions mystérieuses et guérisseuses pour tous les maux imaginables. Il y a même des « yatiris » qui lisent l’avenir sur les trottoirs, mais pas aux étrangers…Ils vendent également des fœtus de lama de toutes tailles que les gens achètent et enterrent sous leur maison comme porte bonheur. Dans ce quartier c’est une vrai caverne d’Ali baba : beaucoup d’artisanat à des prix très attirants (polaire doublé à 5 €)… Les enfants courent d’une boutique à l’autre, demandent les prix, reviennent nous voir, repartent et négocient le prix. Ils sont rigolo à voir.

Au croisement d’une rue nous avons vu le monsieur qui nous avait reçu devant chez lui à Tarabucco. Il est venu là pour trois semaines pour vendre au bord du trottoir quelques produits artisanaux. Tout le monde peut s’installer sur le trottoir sans rien payer à quiconque.

Comme nous avons bien flâné et qu’ il commence à être tard, nous descendons le grand boulevard vers la poste. Pendant qu’Eric est à la poste pour sa collection, avec les enfants nous observons le va et vient incessant sur la place: marchand de billets de loterie, marchandes de jus de fruits (orange, mandarine , pamplemousse, ananas), cireurs de chaussures qui sont cagoulés pour pas qu’on les reconnaisse et les gens les bras bien chargés qui arrêtent bus taxi pour rentrer chez eux. Il y a une tel activité que nos yeux ne savent pas où regarder.

Après être rentrer en taxi à l’hôtel, nous allons au restaurant de l’hôtel, tenu par un suisse et nous nous offrons une fondue savoyarde et après tous au lit de bonne heure….Demain une grande journée de marche nous attend.

VENDREDI 18/08/06 :

DECOUVERTE DE LA PAZ

9h30, nous voilà dans un taxi direction le centre de La Paz. Comme la ville est tout en hauteur on se fait garer le plus haut possible et nous découvrirons le centre tout en descendant…

Marché de Buenos Aires: marché de rue s’étendant sur tout un quartier. Mais attention au trafic qui est très dense, comme partout dans la ville. Des centaines d’indiennes y vendent mille choses en plus des boutiques et étals dans les rues. Après les fruits et légumes vous avez les saucisses (plusieurs étals avec la même marchandise à la suite), puis c’est le tour des ustensiles de cuisine en passant de la grosse casserole à la petite cuillère. Sans oublier les marchands ambulants de jus de fruits, de chips au kilo, de pâte au kilo et même le papier toilette qui se vend au rouleau, au milieu du carrefour…

Nous venons de trouver nos premières mangues, les filles qui adorent cela sont heureuses.

Marché del negro : fait suite au précédent. A travers de nombreuses rues vous trouvez tout ce qui se rapporte à la maison (bassine, vaisselle, draps, serviettes…), à la confection des draps (multitude de tissus), chacune derrière son étal entrain d’essayer d’attirer le client , le tout pour quelques bols.

Retour dans les rues d’hier afin de faire quelques achats et pause pizza . Les enfants commencent à être bien fatigués. Nous avons continué notre pause en dégustant une glace (moins bonne qu’en Argentine). Nous nous sommes faits souvent accostés par des cireurs de chaussures cagoulées qui insistaient pour cirer nos chaussures, même les baskets des enfants. Ils cireraient n’importe quoi juste pour une pièce.

Petit tour pour voir la résidence du président « Moralès » (comme l’Elysée chez nous), jolie place parsemée de policiers. Petit tour dans la ville, découverte d’une librairie où nous n’avons pas trouvé notre bonheur.

Plein les pattes, mais content de notre journée nous sommes rentrés nous reposer les yeux, la tête et…les pieds sous une bonne douche.

 

SAMEDI 19/08/06 :

Départ pour Tiwanacu

Avant de quitter La Paz, nous y reviendrons dans quelques jours, nous avons fait quelques courses. Au grand bonheur des enfants nous avons trouvé du camembert (un semblant), du jambon cru, et une crêpière pour faire des crêpes (depuis le temps que nous la cherchons…)

Route vers Tiwanacu: montée surprenante par le quartier «El Alto». Comme il n’y a pas de panneau c’est difficile de savoir à quel degré est la pente, mais cela doit être surprenant. D’ailleurs Eric n’arrivait pas à monter en deuxième, nous étions en première. Les agents municipaux employés par la ville étaient sur une esplanade centrale et coupaient l’herbe à l’aide d’une petite raclette, chacune sa parcelle. Se sont toutes des femmes, elles sont une vingtaine. Parfois nous les voyons au bord de la route pour déblayer les caniveaux envahis par les ordures, le sable, les pierres. Avec à chaque fois très peu d’outils. Par contre elles sont nombreuses à la tâche à chaque fois.

Sur la route nous retrouvons les maisons en terre, le foin qui sèche à côté, rangé en forme de maison, et entre ces hameaux les troupeaux de vaches et moutons gardés par des femmes la plupart du temps. Paysage désertique avec au fond les pics enneigés de la Cordillère des Andes.

Visite du site archéologique de Tiwanacu. Tiwanacu est un peuple qui a précédé les Incas. Ils savaient traiter les métaux, avaient des connaissances en maths, en astronomie, en agronomie et en ingénierie hydraulique. Les deux musées sont très intéressants. Par contre nous avons été déçu par le site en lui même: peu d’explication, temples peu conservés dans l’ensemble. Les deux plus beaux: le temple « Kalasasaya » espace presque carré, délimité par des murs de pierre et sa porte du soleil. Il devait servir au culte du soleil. Le temple semi-souterrain qui contient 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique représente le monde souterrain où se rencontrent les morts et les futures naissances. Antoine semble attirer par toutes ces pierres , statues et leur symbole. Les filles ont été moins enthousiasmées.

Arrêt pour la nuit au bord d’une rivière avec au fond les sommets de la cordillère des Andes enneigés qui ne manquait pas d’ambiance. En une heure on a vu plusieurs troupeaux rentrés au bercail, des gens traversaient la rivière grâce à des pierres placées en travers, le vélo parfois sur les épaules. Deux hommes chargeaient un camion de sable avec comme seuls outils deux pelles…

 

DIMANCHE 20/08/06 :

ROUTE VERS LE LAC TITICACA

Route vers le lac Titicaca en passant par La Paz. Pour trouver du diesel nous avons du faire plusieurs stations services. Tant que nous étions dans l ‘agglomération de La Paz impossible dans trouver, toutes les pompes étaient vides (heureusement on nous avait prévenu, merci Pascal). Ceci est paraît-il du à la multitude de camion qui roulent dans la capitale et ses environs mais nous avons du mal a le croire car c’est tous les jours. Dès que nous sommes sortis de la province le problème fut réglé.

Très belle route qui longe le lac. Tout le long du lac des champs avec des hommes qui labourent avec la charrue, des femmes sèment derrière leur passage, d’autres qui fauchent à l’aide de faucille, d’autres qui lavent leur linge et l’étendent à même le sol ou sur des mottes de pailles parfois avec les vaches qui broutent juste à côté. Au bord de l’eau des roseaux, des joncs de couleur jaune paille. C’est avec ceux-ci qu’ils font (surtout faisaient )leurs bateaux. Parfois le long de la route nous croisions des hommes comme des femmes transportant sur leur dos de grosses bottes. Combien de km parcourent-ils ainsi ?

Sur l’eau nous n’avons pas vu des embarcations en jonc, par contre beaucoup de barques peintes avec des grandes voiles de couleur bleues, jaunes, vertes, rouges.

Pour nous rendre à « Copacabana », une ville au bord du lac « Titicaca », nous avons du prendre le bac. Quel bac ! Les Espacla nous avait prévenu mais cela reste pittoresque. Le bac était juste à notre taille : juste assez large, juste assez long pour deux CC. Un C25 est monté avec nous et nous étions au complet. Le bac est en bois, avec quelques planches qui bougeaient. Nous n’étions pas très rassuré, ce qui faisaient rire les Boliviens. Comme nous leur faisons confiance on y va.

Arrivés de l’autre côté après 10 minutes de traversée, nous nous sommes arrêtés pour manger. Les enfants en ont profité pour monter dans la capucine et prendre quelques portrais de Boliviens qui se reposaient sur les bancs de la place. Ils sont aussi accro que nous….

La route qui va vers la ville plonge sur le lac: très joli panorama. De temps en temps des troupeaux de moutons, de lamas de vaches plus ou moins grands gardés par de jeunes enfants ou des femmes. Sur la route quelques trous importants signalés au dernier moment par un petit drapeau rouge et quelques gros cailloux autour. Arrivée plongeante sur la ville qui s’étend au creux d’une colline en forme de pain de sucre. Nous nous sommes arrêtés au bord de l’eau où il y avait énormément de monde. Il faut dire que c’était dimanche et qu’il faisait beau. De nombreux pédalos, bateaux sur le lac. Nous avons fait un tour au bord de l’eau, puis dans la ville et ses rues commerçantes. Nous laissons tomber l’excursion sur l’île du soleil et de la lune car apparemment pas grand chose à voir. Nous ferons les îles du côté péruvien car certaines sont plus typiques dont certaines qui sont faites totalement en jonc. Au niveau de la cathédrale nous avons pu assister au baptême de voitures, bus, camions qui tout décorés se font asperger d’eau bénite, à l’intérieur des véhicules, chaque porte, le coffre. Ensuite c’est le tour des personnes du véhicule.

Cathédrale très jolie style baroque, autel recouvert d’or avec la vierge dont la couleur change tous les trois mois à cause des oripeaux que l’on lui met..

Nuit au bord de l’eau, au calme.

LUNDI 21/08/06 : LAC TITICACA

Ce matin, après avoir fait travailler les enfants, nous avons repris la route au bord du lac puis le bac. Ah oui, le bac encore plus pittoresque qu’à l’aller. Cette fois entre les quais (du moins un bout de terre) et le bac il y avait de larges espaces. D’après le monsieur ça passe, il n’a pas voulu mettre de planche. Nous voilà sur le bac, le camping car tanguait (le lac était plus agité que la veille) et le tout petit moteur ne voulait pas démarrer. Si nous nous ne rigolions pas, cela faisait rire les trois quatre personnes à côté de l’embarquement. Nous dérivions tout doucement quand enfin son moteur a bien voulu toussoter, puis démarrer… Arrêt pour manger au bord de l’eau, les enfants en ont profité pour dessiner le lac. L’après-midi, visite d’un musée sur la construction des bateaux en paille. Pas beaucoup d’explication, quelques photos et surtout des articles à vendre. Nous nous sommes autant régalé à refaire cette route que la première fois . Toujours agréable de voir les gens vivre au bord de ce lac. Plus loin nous sommes tombés sur un marché très pittoresque au bord de la route, en traversant un village. Nous étions les seuls blancs. Nous étions l’attraction du marché, ils n’arrêtaient pas de rire en nous regardant. Mais tant pis. Nous aimons flâné dans les endroits les moins touristiques, les plus populaires. Entourées de toutes ces boliviennes qui nous donnaient de nombreux coups avec leur charge dans le dos ou parfois leur bébé nous voilà entrain de déambuler dans les allées très étroites de ce marché sans étals ou tout est à même le sol.

Tout le long c’était des ventes de poteries, de pots en terre cuite qu’elles utilisent pour cuisiner. Elles vendaient toutes la même chose, elles étaient une dizaine par étalage et négociaient sec. C’était marrant à voir. Plus loin, sur des tissus par terre étaient étalés fruits, fruits secs, légumes (plusieurs variétés de pomme de terre. Pour une variété, les pommes de terre étaient si grosses que deux d’entre elles pour nous cinq auraient suffit). Ceci est valable pour certaine variété de bananes. Parfois vertes, jaunes, rouges ou noires. Parfois très grandes, moyennes et jusqu’à 5 cm. Derrière les maisons en terre cuite, dans un champ plusieurs femmes vendaient des plats tout prêt (beaucoup de viande). Quelques stands de poissons du lac tititcaca: sur un tissu les poissons sont posés à même le sol. Parfois elle verse dessus un verre d’eau… surtout qu’il faisait bien chaud…

De l’autre côté de la rue, des femmes vendaient de la laine de mouton ou lama: blanche, noire marron. Vous n’avez plus qu’à vous mettre au travail: à filer la laine et vous aurez un beau gilet…

Le soir les enfants ont fait un foot: à 4000m d’altitude, ils s’essoufflaient vite mais le plus dur était pour Eric. Après un bon quart d’heure de jeu, le terrain de foot s’est transformé en lieu de passage pour les vaches. Les gens du village allaient à tour de rôle chercher plus ou moins loin, dans les champs environnant leur deux trois vaches qu’ils ramenaient au village en les tirant par une corde.

 

22/08/06 : RETOUR A LA PAZ

Ce matin retour vers la capitale pour y passer une nouvelle journée. Sur le chemin, dans l’agglomération de La Paz nous avons été arrêtés par un « bloqueos » : les gens bloquent les routes avec des grosses pierres, s’assoient au milieu de la route. Quelle est la revendication nous n’en savons rien. Ce qui est sur c’est que nous ne pouvons passer. Détour par les rues en terre des villages. Nous suivons les bus, et certains chauffeurs bien sympas nous ont aidé à retrouver notre chemin. Nous sommes donc arrivés sur la ville plus tard que prévu. Ce sont les aléas du voyage…

Nous avons vite déposé le CC à l’hôtel, pris un taxi, mangé une pizza, et nous voilà entrain de déambuler dans les rues. Promenade dans des nouveaux quartiers, visite du musé des instruments de musique de la Bolivie. Très intéressant et interactif puisque nous pouvions essayer quelques instruments. En fin de journée retour dans le marché aux sorcières (pour les enfants) et à celui de Buenos aires pour nous. C’est toujours un régal de déambuler à travers les étalages et d’observer les gens. Surtout celui de Buenos aires où peu de touristes y vont. Bien fatigué nous rentrons enfin au CC. En pleine ville, sur le trottoir nous croisons une vache avançant devant son maître. D’après le chauffeur de taxi, elle se rendait à l’abattoir. Voyons c’est évident !!!, vous l’aviez deviné ?

MERCREDI 23/08/06 :

DEPART VERS COCHABAMBA

C’est la première fois qu’on se lève aussi tard: 8h30. Comme il fait jour de bonne heure, souvent à 7 h nous sommes réveillés. Nous devions être bien fatigué. Devoir pour les enfants, courses, puis départ vers une nouvelle destination Cochabamba. Arrêt pour dormir à 3800m . Aujourd’hui il a fait chaud. Nous avons croisé une Bolivienne qui habite en France (elle est revenue pour les vacances, quelques semaines). D’après elle en descendant vers Cochabamba et Santa Cruz nous devrions avoir très chaud (il y a deux jours il faisait 38°c). Des hivers comme cela, c’est agréable…

24/08/06 :

ROUTE VERS COCHABANBA

Réveillé de bonne heure par un Bolivien qui s’est mis à frapper au CC pour demander du pain, nous avons fait travailler les enfants (ils étaient ravis…) et nous avons continué notre route vers Cochabanba.

Dans la banlieue de Cochabanba en prenant de l’essence nous avons constaté que le réservoir fuyait. Nous voilà parti pour chercher un garage. Ils ont du vider le réservoir dans des seaux tous souillés (on leur a laissé le diesel), démonter le réservoir. Effectivement il y avait un trou en haut du réservoir, une petite valve en plastique était perçée. Comme il n’avait pas la pièce nécessaire, ce n’est pas un souci pour eux , ils l’ont fabriquée sur place. Une heure 30 après nous voilà prêt à continuer notre route. Après midi moins stressante: mise à jour du site, passage à l’office du tourisme pour l’organisation des jours prochains. Nous avons trouvé un super coin pour dormir en dehors de la ville, au milieu des champs au bord de l’eau.

25/08/06 : LA FIESTA D’ARANI

Ce matin au réveil tout autour de nous dans les champs des boliviens travaillaient: certains fauchaient, d’autres ramassaient du foin que portaient les ânes, d’autres encore élaguaient les arbres… C’était bien sympa.

Arani est un petit village avec une très belle église baroque à côté de Cochabanba. Nous avons eu la chance d’assister à un défilé de plusieurs heures avec des masques les uns plus originaux que les autres, ainsi que les costumes. Le défilé était composé de plusieurs parties, chaque partie était accompagnée de sa propre fanfare. Nous avions l’impression d’être à un carnaval. Nos déguisements préférés étaient des masques en métal de toutes les couleurs en forme de dragon (nous avons demandé de les essayer au moment d’une pause, ils étaient très lourd). Eux ils dansaient avec, ils avaient très chaud et transpiraient à grosses gouttes. D’autres étaient en condor, en roi soleil, en sorcier… Il y avait un torrent de couleurs vives. Tous rivalisaient d’ingéniosité pour leur costume et les couleurs. Beaucoup de Bolivien sur le bord qui observait le défilé buvait du vin dans des coupelles en bois puis versaient le fond de leur bol sur la route où le défilé passait. Quelle est la signification nous n’en savons rien ?

La Journée s ‘est terminée par une partie de hand.

Le soir nous sommes retournés dormir dans notre endroit paradisiaque au bord de l’eau.

 

26/08/06 :

MARCHE DE COCHABANBA

Nous avons voulu commencer notre journée par le grand marché de la ville. Encore une fois nous n’avons pas été déçu. Super les petites odeurs des bouibouis dès 10heures. Chacune la sienne: poisson, soupe, viande. Ils sont toujours entrain de manger. Tantôt dans leur soupe trempe une mâchoire de mouton ou des dents ou une oreille. C’est très spécial, personne n’a eu le courage d’y goûter. Nous avons déambulé à travers les différentes rues: après le coin des bananes (les vertes, les longues, les courtes), nous voilà dans la partie pomme de terre (grandes, petites, rouges,), maïs (blanc, jaune, noir)… Puis le coin des céréales, des pâtes de toutes les formes que l’on peut acheter au kilo. Dans tous les coins de rues des vendeurs de jus de fruits, les enfants les guettent et nous en réclament souvent. Ensuite nous voilà dans la partie boucherie (toujours aussi impressionnant): on peut trouver toutes les parties de la vache du mouton, des volailles (têtes, intestins, cœur, oreilles, queues. ). Soudain un bruit de hache nous fait tourner la tête: s’était tout simplement une bolivienne qui finissait de découper sa vache. Pour l’une des première fois nous trouvons des poissons posés sur un étalage. De temps en temps avec une éponge la poissonnière les arrosait... Pour la première fois nous avons vu des volailles vivantes. Les femmes négociaient sec les prix. Une fois acheté, elle continuait leur course avec leur poule dans le dos.

A midi nous avons mangé tous les 5 pour 4 € avec la boisson… En fin d’après midi, après un tour en ville (très belle place principale avec des arbres en fleur et des perroquets en liberté), sur le chemin du retour nous avons vu un parc avec des motos et des quads . Nous nous renseignons et évidemment au moment de s’engager on apprend qu’ils n’ont pas d’essence. Donc c’est ouvert mais pas d’essence. C’est comme la piscine de Potosi où s’était ouvert mais il n’y avait pas d’eau… Parfois nous ne comprenons pas tout…

 

27/08/09 : MARCHE DE CLIZA

Pour changer, comme nous dit Aline : « nous voilà parti pour un marché ». C’est vrai que la Bolivie est le pays des marchés, et il y a une telle vie , une telle ambiance dans ces endroits là, que nous aimons y flâner. Arrivé au marché, sur le terrain de basket il y avait une effervescence différente: certains remplissaient des sacs de céréales, alors que d’autres les pesaient . Il y avait toute les formes, toutes les couleurs de céréales. Ensuite chacun regroupaient ces sacs qui faisaient 50 kg. Bravo aux femmes qui parfois certaines avaient du mal à les soulever.

Le marché, comme d’habitude est organisé en quartier :

- le quartier de la viande: avec ses têtes de vaches, de moutons avec les poils, les intestins . Très spéciale, nous avons vu des choses plus étranges que d’habitude comme les queues des vaches encore avec leurs poils, les langues des vaches…

- le quartier des fruits où pour la première fois nous avons vu des boliviennes les vendre assis à l’arrière de leur camion. Malgré tout la plupart des marchandes avaient leurs fruits et légumes étalés devant elles sur des bâches en plastique, en tas. Pour la première fois nous avons vu des figues de barbarie. Comme d’habitude, il a fallu que nous goûtions. Pas mauvais. Comme disent les enfants :« c’est toujours la même chose avec vous, c’est pas mauvais ».

- la rue des chaussures où tous les styles sont mélangés: la simple chaussure en pneu de voiture jusqu’aux nus pieds en cuir et les fausses basket Nike.

Un peu plus loin, à l’extérieur du marché nous avons vu une femme arriver avec ses deux moutons. Nous nous demandions bien où elle allait d’un pas aussi décidé. Tout simplement à un minibus où le chauffeur l’a aidé à installer et attacher ses deux moutons vivants sur le toit.

Fin de journée tranquille au bord de notre petit lac où nous avons fait plusieurs jeux comme les fléchettes, les boules, le freeze-bee…

Le soir vers 22 heures, après une soirée lecture, nous entendons coup de klaxons et coups sur le camping car. 4 personnes ont demandés à Eric de descendre quelques minutes pour discuter. Pas très rassurés Eric descend. Nous pensions que comme cela faisait plusieurs jours que nous dormions à côté d’eux, ils voulaient que nous partions. Non, pas du tout. Nous voyant toujours au même endroit pour la troisième nuit, pour notre sécurité, ils ont insisté pour que nous venions dormir dans leur jardin. Surpris dans un premier temps, nous avons fini par accepter. Nuit tranquille dans le jardin de Gaston Bolivar (descendant du célèbre libérateur de la Bolivie) avec comme compagnie ses 6 chiens et son perroquet.

 

28/08/06 : JOURNEE A LA PISCINE

Suivant les conseils de Gaston, nous voulons partir une fois les pages de devoir finies à la piscine. Pas tout à fait après les devoirs car Gaston à insisté pour que nous venions boire le thé et grignoter avant que nous partions. Piscine très agréable qui fait partie d’un complexe hôtelier avec sauna, hamam, jacuzzi. Nous y avons passé la journée, surtout que nous avons pu manger à l’intérieur à l’ombre d’un palmier. Le soir nous étions tous sur les genoux. Repas rapide et au lit pour tout le monde, toujours dans le jardin de Gaston et sa famille.

29/08/09 :

JOURNEE ANNULEE A CAUSE DES « BLOCEOS »

Nous devions ce matin faire l’un des plus beaux marchés de Bolivie. Mais toute les routes du pays sont bloqués par des pierres, des branches, des morceaux de ferrailles. Ceux qui forcent le passage se retrouvent avec leurs pneus crevés. Ce sont les syndicats de transporteurs qui mécontents à cause d’un nouveau système de plaque d’immatriculation qui protestent. Nous savons qu’en Bolivie il y a souvent des « bloceos » (malgré que celui ci était le premier grand bloceos depuis le nouveau gouvernement), mais pour le moment nous avions eu beaucoup de chance. Nous voilà donc pour deux jours de plus chez nos nouveaux amis boliviens. Journée familiale très sympa: partie d’eau dans le jardin pour tous les enfants (ils ont deux enfants en bas âge) et journée pain pour le grand régal des enfants. Toute l’après midi nous avons pétri plus de 30 kg de farine pour faire 350 petits pains. Surpris par la quantité ils nous ont expliqués qu’ils en faisaient pour la famille, les amis. La journée s’est terminée par une partie de carte: ils nous ont expliqués un jeu bolivien.

30/08/09 :

NOUS PARTONS OU NON ?

Le bloceos de normalement 48h est levé dès ce matin. Quand nous discutons avec eux ils nous expliquent que la route que nous voulons prendre pour Santa Cruz au bout de 100 km ouvre seulement à partir de 18 h pour toute la nuit jusqu’à 6 h du matin car ils sont entrain de la refaire. Elle s’est effondrée à cause de pluies violentes.

Si nous partons pour faire 100 km et attendre au bord d’une route toute la journée, cela ne nous avance guère. Nous décidons de rester pour partir le lendemain à 4 h du matin et passer le barrage avant d’être bloqué.

Nous sommes tous montés dans une petite toyota, la voiture de Gaston , à 8 à l’intérieur, avec les enfants sur les genoux (ici, tout est possible). Nous sommes allés dans deux villages aux alentours. Dans le deuxième nous avons goûté au sandwich de chorizo. Un régal, malgré qu’elles sont cuites dans beaucoup d’huile. Retour chez eux. Après-midi tranquille à préparer le départ, faire des jeux, dont le nouveau jeu de cartes dont nous sommes tous fan. Au lit de bonne heure car le réveil va être dur.

 

31/08/09 :

ROUTE VERS VILLA TURANI

Levé 4 h du mat. Nous avons réussi à passer à temps le passage critique. Au fur et à mesure que le jour se lève nous découvrons une nature totalement différente: région tropicale, début de la jungle, atmosphère très chaude et humide. Nous qui n’avions pas vu beaucoup d’arbres depuis notre départ cela nous surprend. La plupart des fruits de la Bolivie viennent de cette région. D’ailleurs ce matin nous avons croisé beaucoup de bananiers, palmiers avec noix de coco, orangers, papayer… ainsi que la coca (chaque maison à le droit de cultiver 40 m sur 40m au- delà c’est illégal)et nous ne sommes qu’au début de la « vallée fertile ». Dès que nous nous arrêtons de rouler nos oreilles sont bercées par une multitude de bruits d’insectes, d’oiseaux.

Arrêt sur le chemin pour visiter une grotte et se promener deux heures dans la jungle accompagné par un guide. Grotte où vivent par milliers des petits rapaces nocturnes : «les Guacharos». Leurs vols criards dans l’obscurité des grottes est impressionnant. Il existe une multitude de grottes comme celle ci jusqu’au Venezuela. En ce moment c’est la nidification. Il y a une multitude d’oiseau sur les parois. Si l’un deux s’approche trop prêt de l’autre ils poussent des cris encore plus perçants. Nous avons vu également une grotte similaire mais avec des chauves souris. Nous les avons vu de très prêt accrochés par leur patte au plafond de la grotte. La promenade dans la jungle était intéressante: nous avons vu des orchidées, différentes variétés de palmiers une multitude d’insectes, dont une mante religieuse des poissons…

En transpiration par cette ballade nous avons plongé dans la rivière: quel délice. Les enfants n’ont pas arrêté de sauter, plonger, nager, pique-nique au bord de l’eau. Fin d’après midi tranquille avec une nouvelle baignade dans un autre endroit de la rivière sous les conseils (comme la première fois d’ailleurs) d’un allemand qui a beaucoup voyagé et qui est de nouveau sur les routes pour un temps non défini (il est seul à la retraite).

01/09/06 : VILLA TURANI

Nuit très très chaude, au bruit de la jungle. Nous avons visité un parc avec des singes en liberté et des perroquets. Les perroquets nous n’avons pu les voir : mise en quarantaine du à une maladie sur un groupe .Cette association essaye de réapprendre à des animaux ayant vécu en captivité la vie en liberté. Première étape pour les singes : la laisse puis ils sont lâchés sous surveillance. Interdiction d’aller dans le parc avec le moindre sac. En effet les singes repèrent la moindre poche, le moindre sac, l’ouvre et fouille dedans. Les poches du jean d’Eric et celle de sa chemisette sont passées à la fouille ( nous avions peur pour les quelques billets qu’il avait gardé sur lui). Anaïs a eu moins de chance. Attiré par les poches de son jean, deux singes se sont agrippés à elle ; Comme ils commençaient à tirer son pantalon…à la déshabiller, cela ne lui a pas plu. Elle a commencé à lever la voix du coup un des deux singes a commencé à la mordiller. Plus de peur que de mal…Monté d’un km à travers la jungle, sous une chaleur accablante pour voir la vue sur la rivière et les alentours .Les enfants se sont amusés à jouer à Tarzan avec les lianes. Aline s’est même trouvée une balançoire.

Après cette promenade très chaude, nous n ‘avons pu nous empêcher de retourner nous baigner dans la rivière : baignade, saut des rochers, construction d’un radeau…Après s’être restauré dans un « bouiboui » où nous nous sommes régalés sauf les enfants bien sur , route vers Santa cruz. Pour la nuit, nous avons demandé à un restaurant installé dans un grand parc à l’extérieur de la ville l’hospitalité. Très content de nous accueillir nous avons dormi entouré de chevaux au bruit des grenouilles et crapaud de la rivière. Nuit très chaude : 30°c en pleine nuit dans le camping car.

 

02/09/06 : SANTA CRUZ

Fin de nuit sous la pluie. La température a chuté, nous ne sommes plus qu’à 14°C à 9heures du matin. C’est la première fois que nous voyons la pluie depuis les premiers jours de notre arrivé sur le continent américain.

Santa cruz ne nous a pas plu : ville très moderne, avec des gens habillés comme vous et moi. Nous n’avions plus l’impression d’être en Bolivie. Après un tour rapide dans la ville, quelques courses, internet pour répondre aux messages, route vers la frontière du côté Argentine : » Yacuiba ».

Prochaine grande étape : le paraguay. Mais la route de Bolivie qui descend au Paraguay est beaucoup trop mauvaise et dangereuse . Nous faisons donc un crochet par l’Argentine .De plus à la frontière entre la Bolivie et le Paraguay ils ne sont pas facile (nombreuses interdictions, regarde très en détail les papiers…). Nous espérons avoir moins de problème entre la Bolivie et l’Argentine.

A la sortie de Santa cruz, à quelques kms nous avons été surpris de voir des dunes de sable. Cela est du à la coupe importante et dévastatrice des arbres et au vent qui apporte le sable. On dit que cela peut être la naissance d’un futur désert…

Route assez pauvre : très peu de village. Les villages sont composés de quelques maisons en bois ou tôle, les enfants se précipitent au péage pour quelques pièces ou essayer de vendre deux trois oranges. Quelques arbres fruitiers. Nombreuses terres brûlées : c’est leur système de culture. Ils brûlent les champs, les laissent reposer, avant de les cultiver à nouveau.

Petit coin tranquille au bord de la route à l’abri du bruit et du passage.

03/09/06 :

ROUTE VERS LA FRONTIERE AVEC L’ARGENTINE ET LA PARAGUAY

Nous avons retrouvé un beau ciel bleu et la chaleur. Ici le mauvais temps ne dure pas longtemps. Aujourd’hui nous avons beaucoup roulé…nous devons arriver le plus tôt possible au Paraguay et la route est longue (1300kms).

Nous retrouverons la Bolivie au mois de Mai avant notre retour en France. Il nous reste beaucoup de choses à voir et nous avons tous envie de nous replonger dans la vie Bolivienne. Nous avons rendez vous avec nos amis Boliviens : Gaston et sa famille qui veulent nous faire découvrir certains endroits. Aurons nous assez de temps ??…

Nous avons roulé pendant trois jours pour arriver au Paraguay. Route monotone sous la chaleur.

Le passage des frontières s’est passé sans difficulté : toujours une succession de bureaux, de tampons, de documents à présenter…

Ah oui c’est la première fois que nous voyons qu’il faut payer le passage de la frontière par personne au Paraguay

06/09/06 :

L ‘ ARRIVEE AU PARAGUAY

Pour le moment nous sommes en vacances dans la famille et profitons des retrouvailles. Nous soufflons un peu, commençons la rentrée des classes.

Nous ferons un récit sur le Paraguay plus tard , dans une quinzaine de jours trois semaines.

…Bonne continuation à tous…

…Bonne rentrée des classes…

…Bonne reprise aux travailleurs …

LA DESCENTE

18/05/2007 : ROUTE VERS SORATA



Nous avons repris dans l ‘autre sens la même route qu’il y a 8mois ;Pour traverser le lac Titicaca, le même bac sur lequel le camping car tangue toujours autant. Il bouge à droite à gauche, avec des mouvements de va et vient de plus en plus amples. Nous demandons au conducteur de diminuer la cadence, nous avons peur qu’il bascule. Le camping car de nos amis nous suive sur un autre bac. Eux aussi il tangue.
De l’autre côté du lac chacun prend une route différente pour se rendre à Sorata.
Comme nous avions déjà fait il y a quelques mois cette route nous prenons la piste. Piste mauvaise qui traverse des champs, des villages très pittoresques. Nous croisons des ânes, des vaches et des moutons. Dans un village, une fête : musique, danse et comme toujours l’alcool.
Certains titubent, d’autres ont bien du mal à danser. Au loin la Cordillère aux sommets enneigés dont l’un des plus haut est à 6000m d’altitude. Au bord d’une large rivière certains lavent leur véhicule, d’autres leur linge.
Un bruit étrange provenant de dessous du camping car nous coupe dans notre contemplation. Effectivement deux pierres se sont coincés entre les deux roues arrières du camping car.
Eric est obligé de démonter la roue pour les enlever
A côté de nous des gens travaillent dans les champs, ramassent leur pomme de terre et font comme si nous n’étions pas là.
Nous quittons vite le plateau pour nous retrouver sur une piste qui descend de la montagne à pic sur des kilomètres. Nous passons de 3800m à 2677mètres en peu de temps. Très impressionnant. Il fallait faire attention car sur la route il y a de nombreux travaux. A certains endroits des hommes pavés les bas côtés : à la main, pierre par pierre. Ils ne sont pas prés de terminer. Arrivé à Sorata nous en avions marre de cette piste qui n’en finissait pas mais nous avons eu le plaisir de retrouver nos amis qui y sont depuis 1h30.Partie crêpes dans le camping car en fin de soirée.



19/05/2007 : SORATA



C’est une localité paisible avec soi-disant un caché colonial avec ses façades colorées mais délavées par le temps. Mais à l’unanime ce village ne nous a pas plu. Le matin nous sommes allés au marché à pied. Comme il avait plu durant la nuit, la route s ‘est transformée en grand terrain boueux et glissant. Nous avions retroussé les pantalons et marchions comme des canards. Une voiture a glissé devant nous en essayant de freiner. Les hommes s’inquiètent pour la remontée pour demain en camping car. pour la première fois nous avons constaté une certaine agressivité de la part des gens. Christophe nous a dit qu’il y a quelques années un hôtel pour touriste avait été détruit. Ils n’aiment pas les touristes et le font bien sentir. Nous avons pris notre temps malgré tout pour finir dans un restaurant original avec musique diverse et livres touristiques sur l’Amérique du sud. Fin de journée tranquille dans le parc de l’hôtel : jeux, discussion…



20/05/2007 : ROUTE VERS LA PAZ



Comme il n’a pas plu durant la nuit nous décidons de partir le matin de ce village.
Nous n’avons pas trop glissé sur la piste. Au bout d’une heure 30 nous avions éteint le plateau.Tr7s joli avec les montagnes enneigées en fond qui semblent si accessible mais n’en sont rien. Elles semblent plus blanches qu’au mois d’Août. Il a du neigé là haut. L’arrivée sur La Paz est toujours aussi impressionnante avec ses habitations qui dévalent les pentes jusqu’au fond de la cuvette, ses habitants qui grouillent de partout.
Nous sommes retournés au même hôtel que la dernière fois. Nous avons payé moins cher cette fois ci car ils n’ont pas compté les enfants. Il y a toujours le même lama qui crache. Fin de journée avec nos amis à déguster une fondue Savoyarde.



21/05/2007 : LA PAZ



Une fois prêt, de bonne heure nous sommes allés en famille au centre de La Paz. Un taxi nous a déposé en haut du marché de la rue Buenos Aeres. Nous avons déambulé trois heures dans les ruelles de ce marché au milieu de la viande, des légumes, des ustensiles de cuisine, de la mercerie et des vêtements…avec autant de plaisir que la première fois. Il y règne une activité particulière entre les étalages divers, les bus, les hommes à pied et les charrettes…Tout le monde doit passer, tout le monde doit se faire entendre. C’est génial !!! Les marchandes sont très souriantes, avenantes. C’est très vivant. Il règne à La Paz une ambiance tumultueuse. C’est notre capitale préférée même aux enfants.
De retour au camping car nous avons eu le plaisir de terminer la journée avec nos amis et les enfants avec Maëva. Sans oublié notre nouvel ami : le lama qui crache . les enfants s’amusaient à lui courir après et le lama à leur crachait dessus…



22/05/2007 : LA PAZ



Aujourd’hui nous sommes tous partis à La Paz pour le quartier des sorcières tant réclamé par les enfants. A travers les différents stands j’ai pu trouver quelques graines pour ma collection. Il y avait des sorciers, dans la rue qui lisaient l’avenir avec des feuilles de coca. En effet, ils posaient sur chaque feuille de coca au sol une pièce. En fonction de comment la feuille de coca volait, votre avenir en était modifié. D’autres plus classique, préféraient les cartes de tarot. Dans les stands des sorciers nous trouvions des fœtus de lamas (porte bonheur), des plumes de condor, parfois des condors, des peaux de puma…sans compter les graines, les fossiles, et les mixtures de toute sorte. Après un bon repas dans un restaurant nous nous sommes séparés. Nous sommes retournés dans le marché d’hier pour acheter une valise pour le retour.
Bien chargé nous sommes revenus au camping car. Dernière soirée avec nos amis. Nous avons mis aux enfants les chapeaux locaux et les ponchos pour faire des photos.



23/05/07 : VERS COCHABAMBA



Pour nous le voyage se termine. Nous quittons nos amis. Ils ont 2mois et demi de voyage, nous nous retrouverons en France.
Nous filons vers Cochabamba pour essayer de voir un dernier marché. Nous montons à 4500 m d’altitude avant de quitter l’Altiplano définitivement.
A Cochabamba nous tombons sur le grand marché avec ses différents quartiers : celui du lait en poudre, des couches, des casseroles. Les produits sont empilés les uns sur les autres créant ainsi de véritable montagne. Les œufs empilés les uns sur les autres atteignent des hauteurs plus grandes que celles des enfants.
Finalement nous apprenons que le marché que nous voulions voir a lieu mardi et non jeudi comme le dit certains guides de voyage. Nous ne pouvons attendre jusque là. Nous quittons Cochabamba et dormons sur la route dans une grande station service sur la route de Villa Tunari.



24/05/2007 : VILLA TUNARI



Nous refaisons dans le même sens la route du mois d’août dernier. Quelle différence de climat par rapport à la dernière fois. Nous sommes totalement dans la brume. Une brume par endroit si opaque que nous ne voyons pas à 10mètres devant nous. Nous faisons très attention car plusieurs fois nous avons croisé des hommes qui marchaient sans lumière au milieu de la route. Arrivé à Villa Tunari nous pensions nous baigner dans la même rivière découverte quelques mois plus tôt. Vu le temps nous laissons tomber et nous poursuivons notre route vers Santa Cruz. Nous nous sommes arrêtés sur la route sur une propriété au calme pour la nuit.


25/05/2007 : SANTA CRUZ



Nous roulons nous roulons. Du matin au soir, tous les jours. Il fait chaud…très chaud. Nous quittons la jungle pour les plaines et les champs. De nombreux contrôles de police sur la route
Nous passerons vite à Santa Cruz pour s’arrêter sur la route dans une autre propriété pour la nuit.



26/05/07:ROUTEVERS L ARGENTINE



Nous commençons à prendre le rythme du retour : travail des enfants et ensuite nous roulons nous roulons. La route d’aujourd’hui est monotone. Quelques perroquets, quelques rapaces ont égaillé notre trajet ainsi que les péages et les contrôles de police très nombreux sur cette route. Nous hésitons à prendre la route : « Bolivie/ Paraguay » car nous avons très peu d’information desus et personne ne nous dit la même chose. Apparemment elle pourrait être en très mauvais état surtout ces jours ci car il a beaucoup plu dernièrement.
Nous restons donc sur notre route et faisons très attention aux vaches et chèvres qui traversent sans prévenir et sans se dépêcher. Aline commence à être bien excitée elle sent que c’est la fin. Nous n’avons toujours pas de réponse pour le bateau !!Ce soir pour la nuit nous nous sommes arrêtés à côté de quelques maisons en demandant l’autorisation. Les gens étaient bien surpris de nous voir. Retiré de la route principale c’est sûrement le premier camping car qu’ils rencontrent. Il y en a un qui a noté le site. Bonne nouvelle : Antoine vient de finir sa dernière évaluation de l’année.



27/05/07:PASSAGEDELA FRONTIERE

ARGENTINE :YACUIBA



Passage pittoresque ce matin quand nous nus sommes retrouvés sur des rails sur un pont pour poursuivre notre route. Il fallait faire attention au rails, aux piétons !!Sur la route de nombreux rapaces et des vaches qui traversaient sans cesse…Sans oublier tous ces péages et ces contrôles de police…
Arrivé à la frontière une vrai galère. Déjà il a fallu trouver la route pour la frontière. Ensuite alors qu’Eric était en pleine paperasse avec le douanier celui ci a décidé d’aller manger !! « J’en ai pour dix minutes, dit il ». Deux heures après…il décide de pointer son bout de nez comme si de rien n’était. Eric commençait à s’énerver sérieusement.
Et pour finir ils sont montés dans le camping car et ils ont commencé à tout fouiller !!
Bref ? nous sommes sortis de la frontière trois heures plus tard !!Tout cela pour retrouver au bout d’une demi heure de route un autre poste de police. La fouille méticuleuse recommence.
Heureusement qu’il reste des cachettes inconnues au douanier dans le camping car. Il y a 8 mois ils ne fouillaient pas autant. S’est il passé quelque chose avec la Bolivie ? Nous ne savons pas. Mais une heure plus tard, cela recommence.
Ce dernier fouille encore plus que les autres : la salle de bain de fond en comble, le lit d’Anaïs, la caisse de jeu sur le lit d’Anaïs. Il a même ouvert un jeu de cartes. Il finit par découvrir les coffres sous les sièges inconnus des douaniers. Eric a fait diversion en lui parlant d’autre chose. Sinon avec nos graines, le sable…nous aurions pu avoir des ennuis.
Tous ces contrôles nous énervent. Nous n’avançons pas. Nous finissons dans une station service pour la nuit.

retrouvez la suite et la fin de notre récit sur la page Aregentine...

à bientôt.