BIENVENUE AU CHILI

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03/01/2007 : RIO GRANDE

PASSAGE AU CHILI

Nous avons laissé les enfants dormir : ils ont besoin de récupérer de ses longs derniers jours.

 

Arrivé à Rio Grande nous en avons profité pour faire quelques courses et acheter deux pneus malgré que la taille ne corresponde pas tout à fait. Car au Chili ils n’ont pas mieux et le niveau de la vie est plus cher. Sur le chemin nous avons croisé un couple de français croisé plus haut à Punta tumbo. Nous avons discuté un bon moment, échangé quelques conseils et chacun a repris sa route. Ils arrivent à la fin de leur voyage et ils sont pressés…

Comme d’habitude pour le passage de la frontière nous avons tout caché dans la capucine. Nous n’avons pas eu de problème, sauf l’attente (1h30) et un vent terrible.

Nous voilà parti sur des kilomètres de pistes. De fortes rafales secouent le CC. Eric a beaucoup de mal à conduire. Il conduit « en crabe » (le volant tourné par rapport à la route) du au vent. Nous n’avançons pas vite. Nous n’arriverons pas au bac ce soir.

04/01/07:AU REVOIR TERRE DE FEU

Nous prenons le bac par une mer agitée, très agitée. Antoine sur le pont à l’étage s’est pris une belle vague du visage au pied. Heureusement il a eut le réflexe de protéger l’appareil photo (professionnel déjà…) D’autres personnes se sont faits mouillées et sont reparties dans leur voiture. C’était difficile de tenir debout. Nous espérions revoir des « toninas mais non ». La mer devait être trop agitée. Je suis restée avec les filles dans le CC. Nous n’avions pas eu le courage d’affronter le vent. Mais cela tanguait tellement que nous n’étions pas bien. Et cette traversée, face au vent qui ne semblait pas finir. Le bateau avait du mal à avancer. Nous avons mis beaucoup plus de temps que la dernière fois à l’aller.

Pendant que je faisais travailler les filles Eric et Antoine sont partis le long de la plage pour voir une falaise où nichaient des cormorans. Certains avaient des touts petits bébés. D’autres plus grands commençaient à voler mais n’avaient pas encore totalement leur plumage d’adulte. Chacun poussait son cri.

 

Nous continuons notre remontée vers Puerto Natales. Nous nous sommes promenés dans la ville. Les enfants ont joué à des jeux installés au bord de la mer. Nous avons eu du mal à trouver une banque qui accepte notre carte bancaire ici ils sont très Mastercard.

Vers 21h30 nous sommes partis pour dormir à côté d’un site que nous visiterons le lendemain : le milodon.

05/01/07:LA CAVERNE DU MILODON

Nous sentons que nous remontons, les températures sont meilleures. Nous atteignons les 14°C en fin de matinée. Les enfants ont travaillé et nous sommes partis découvrir ce fameux animal aujourd’hui disparu : le milodon ou paresseux géant.

Des restes quasiment intact de cet animal aurait été trouvé dans une grotte en 1986 : morceaux de peaux en bon état de conservation, des os, des poils et des excréments. La caverne est haute de 30m, large de 80m et profonde de 200m. Elle est très impressionnante par sa taille et était habitée par des indiens. Antoine toujours à la recherche d’un fossile, d’une flèche d’indien fouille le sol de la cavité mais en vain… Après avoir intrigué les scientifiques, les aventuriers de l’époque qui pensaient étant donné le bon état de conservation de cet animal qu’il existait encore, ils en conclurent qu’il vivait il y a plus de 10 000 ans. Il aurait été bien conservé dans les glaces et grâce à l’atmosphère particulière de la grotte. A l’entrée de la caverne il existe un prototype en résine, grandeur nature de cet animal.

Nous sommes partis sur les chemins à la découverte des paysages des alentours : chaînes de montagnes, fin de la cordillère des Andes dont les sommets atteignent 2 500 m en moyenne, aux cimes enneigées plongeant dans des lacs aux eaux sombres. Au bord des routes une multitude de variété de fleurs et de champignons. Quelques vaches nous regardent passer.

Nous avons croisé un gaucho sur son cheval. Quelques estancias se partagent ses terres splendides loin de tout. L’ herbe est bien verte et il y a plusieurs buissons dont les fameux fruits de « el calafate » qui commence à mûrir. La légende dit qu’il suffit de manger un de ces fruits qui ressemblent à nos myrtilles pour revenir un jour dans la région. Nous verrons bien…

La route étant un cul de sac nous ne rencontrons personne sauf deux jeunes qui marchent sac au dos.

Puis nous nous dirigeons vers le parc « torres del paine ». Nous pensions que c’était une route, d’après nos cartes mais c’est une piste que nous avons trouvé avec énormément de travaux puisqu’ils construisent la route. Nous n’avançons pas vite : pas plus de 40 km/heure.

Finalement nous n’irons pas passer quelques jours dans ce parc splendide car l’entrée est chère et toutes les randonnées sont longues: 8 heures de marches en moyenne. Avec les filles ce n’est pas possible. Nous continuons notre route vers la frontière chilienne. Nous avons rencontré des canadiens qui nous ont réconforté dans notre idée concernant le parc.

A la frontière les douaniers avaient un mouton qu’ils avaient recueilli petit. C’était l’heure du biberon. Un des douaniers a donné le biberon à l’un des enfants canadiens. Nous avons bien rigolé car les babines pleines de lait le mouton ne faisait que suivre sa nourricière, se frottait à elle. Bien sur au milieu de la salle où on remplissait les papiers pour le passage le mouton a fait pipi et a répandu une multitude de petites crottes… Quel contraste avec l’image des douaniers habituels !!!

06/01/07: ARRIVE A EL CALAFATE

Connaissant la ville nous ne nous sommes pas attardés. Après s’être occupé de l’intendance, nous revoilà sur le chemin du Perito Moreno. A peine arrivé au parc les enfants ne nous ont pas attendu. Ils ont filé voir le glacier. La grande question qu’ils se posent : a t’il changé depuis la dernière fois ?

Et oui, le glacier est en perpétuel mouvement : il avance, des blocs hauts comme des immeubles de plusieurs étages tombent. La couleur bleu laiteuse de l’eau du lac est plus impressionnante que la première fois. Nous avons l’impression de voir un nouveau glacier.

Il fait plus beau que la dernière fois et c’est très agréable de l’observer sous le soleil. Après une courte pause le temps de manger nous avons passer toute la fin d’après-midi et le soir à le regarder. Bien sur le temps que je m’éclipse pour préparer le repas, d’énormes blocs et plusieurs à la suite sont tombés. Du CC j’entendais le glacier gronder, craquer…

Heureusement le soir nous avons vu encore plus gros : toute une façade de plusieurs immeubles s’est écroulée dans un bruit fracassant. Très très surprenant. Les enfants sont tout excités. Nous avons passé la nuit au pied du glacier. Parfois entre deux sommeils nous l’entendions gronder.

07/01/2007 : PERITO MORENO

Très belle et douce journée. Avant de prendre le bateau pour descendre au pied du glacier nous sommes allés le voir : quels blocs sont donc tombés cette nuit ? Quelle couleur bleuté a t’il ce matin ?

La promenade en bateau est très jolie. Ce glacier aussi grand que la ville de Buenos Aires présente un front de 4 km que le bateau parcourt lentement en s’arrêtant à plusieurs endroits.

Du haut de ses 60 m nous nous sentons bien petits. Le bateau s’approche lentement, un peu plus prés de cette muraille de glace, encore un peu plus mais pas trop tout de même car gare aux vagues quand un bloc se détache et se précipite dans le lac mais nous n’aurons pas cette chance malgré les incantations des enfants.

Après le déjeuner Eric Antoine et Anaïs sont partis faire une expédition sur le glacier. Aline trop petite est restée sur la terre ferme avec moi. Et oui il faut 10 ans au moins pour marcher sur le glacier avec des crampons. Anaïs a eut très peur de ne pas pouvoir y aller car la femme de l’agence l’a trouvée petite et surtout fluette pour marcher sur le glacier malgré ses 10 ans. S’il y avait eu du vent le guide ne l’aurait sûrement pas acceptée, comme c’était une belle journée elle a eut de la chance.

 

Très inquiète depuis la veille ne sachant pas si elle pourrait participer elle est complètement soulagée et ravie lorsque le guide lui chausse les crampons. Après avoir suivi les recommandations du guide pour marcher avec les crampons sur le glacier, monter et descendre Antoine et Anaïs suivent le guide je suis derrière. Nous sommes un petit groupe de 15 un guide ouvre la marche et un autre se place au passage difficile pour faire passer le groupe qui avance en file indienne. C’est très excitant de ce retrouver SUR ce glacier que nous avons contempler sous tout les côtés. Nous sommes montés sur un côté du glacier à plus d’un km du front, et nous déambulons entre les crevasses nous enchaînons les montées et les descentes nous prenons vraiment conscience de ses dimensions. Nous avons souvent photographié le haut des sérac qui ressemblent tant à de la chantilly ou des morceaux de meringue sur un gâteau et les enfant ne me croyait jamais quand je leur annonçait des hauteurs. Et là aujourd’hui sous un beau soleil et ciel bleu, nous sommes au beaux milieu de ces pics de glace de 10 à 20 mètres de haut. Nous longeons des flaques, nous enjambons des crevasses remplies d’eau d’un bleu profond, Les enfants n’en reviennent pas, moi n’ont plus d’ailleurs. Anaïs n’arrête pas de me dire qu’elle ne l’imaginait pas du tout comme ça. Antoine lui enchaîne les ‘C’est trop fort’ quand à moi je n’est pas de mot tellement c’est beau impressionnant et tellement je suis heureux d’être là. Seul regret, Estelle et Aline qui ne sont pas avec nous.

O8/01/2007 : EL CHALTEN

ET LE FITZ ROY

Après une très belle piste qui traverse une steppe désertique entourée par des montagnes aux cimes blanches, de lacs par moment et troublée de temps à autre par quelques guanacos, maras, ou choiques qui traversaient la piste nous voilà arrivé au village de El Chalten.

Très petit village au bout de tout, isolé du reste du monde qui se trouve au pied du Fitz Roy.

Ce village, point de départ de randonnées multiples est surtout visité par les randonneurs et alpinistes.

Le Fitz Roy culmine à 3 441m ; Ces pics qui sont souvent cachés par les nuages épais nous font penser à un volcan en éruption. C’est pour cela que les Indiens l’avaient surnommée : « la montagne qui fume ».

Comme il est trop tard pour entamer une randonnée nous sommes partis visiter le musée de l’office du tourisme. Très intéressant sur la faune et la flore des environs. Puis nous sommes allés voir une cascade de 15 m de haut. Très jolie et reposant. Les enfants ont voulu faire trempette et sont rentrés mouillés au CC : comment ont ils fait je n’ai réussi qu’à mettre le bout des pieds tellement elle était froide ?

09/01/2007 : EL CHALTEN

Après une nuit ventée et pluvieuse il fait toujours aussi mauvais. Les températures sont fraîches et le vent violent n’arrange pas les choses. Nous décidons de reporter la randonnée à demain en espérant qu’il fasse meilleur. Journée tranquille au CC, promenade dans les rues du village. En fin d’après-midi nous avons croisé un couple suisse que nous avions rencontré auparavant. Nous avons discuté un bon moment sur nos chemins parcourus, nos projets divers… Puis chacun à repris sa route.

Petite anecdote :Alors que je travaillais avec Aline et lui expliquait l’évolution des moyens de transport, les progrès technologiques à travers le temps voilà qu’elle me dit : « maman quand ils sont allés marcher sur la lune c’est quand la lune était entière ou non ? ….

10/01/2007 : LE FITZ ROY

Chouette, il fait meilleur, nous avons pu faire notre randonnée afin de s’approcher un peu plus du Fitz Roy.

Cette montagne s’est formée sous la surface par la montée du magma à travers des fissures.

Ce magna se refroidit au fur et à mesure de son ascension sans jamais atteindre la surface.

Il y a 6 millions d’années la pression des couches tectoniques le soulève déjà froid et solide en même temps que la Cordillère des Andes puis les glaciers le découvrent en usant les roches les plus tendres qui l’entouraient lui donnant sa forme si caractéristique.

Nous sommes partis sac à dos avec le pique nique, les pulls et K-way car le vent souffle toujours aussi fort. Nous voilà sur les chemins à la queue leu leu pour 5 heures de marche. En premier lieu nous avons traversé sur une pente assez raide une forêt puis nous avons marché à découvert en dominant les toits du village puis la vallée avec son cours d’eau au milieu et les montagnes avoisinantes. Nous avons observé un condor qui planait au dessus de nos têtes. Il était trop haut pour le prendre correctement en photo. Aline a trouvé une plume et nous avons vu où il niche sur la paroi rocheuse grâce aux excréments blancs visibles sur les roches. Sûrement fatigué Aline commence la promenade en se lamentant et en rallant. Heureusement nous avons vite remis les pendules à l’heure alors elle a eut l’idée de faire la guide… Tout continua dans la bonne humeur. Les filles m’ont trouvé un bon bâton qui m’a bien aidé car parfois le chemin était glissant. Au bout de plusieurs heures d’effort nous voilà arrivé au point de vue. Face à nous le Fitz Roy dans toute sa splendeur, resplendissant sous un ciel bleu. Nous avons eu de la chance de le voir totalement dégagé.

Les noms de trois autres sommets sont français St Exupéry, Guillaumet , Mermoz.

Nous avons profité de ce panorama magnifique pour nous reposer un peu et pique-niquer. Malheureusement le vent était glacial. Nous commencions à avoir tous froid malgré nos pulls et k-way. Nous avons repris le chemin des randonneurs plus vite que prévu. Nous nous sommes dirigés vers la lagune Capri et avons apprécié de pouvoir admirer le Fitz Roy de divers points de vue tout au long de notre marche. Les enfants inventent des jeux tout le long de leur ballade et ne font que courir parfois devant parfois derrière nous.

 

La lagune Capri est entourée d’arbre et est dominée par les montagnes. Son accès étant facile nous en avons profité pour remplir notre bouteille d’eau (l’eau est potable) et savourer quelques gorgées en admirant le paysage avant de commencer notre descente. Sur le chemin nous avons croisé une française qui a vu le fameux « Pic de Magellan » un oiseau qu’Eric recherche depuis bien longtemps sans succès. Nous retournons sur nos pas à la recherche de l’oiseau. Arrivé sur les lieux cinq paires de yeux scrutaient les environs. Soudain, « le voilà s’écrie Eric ». Il est vraiment joli avec sa tête rouge. Il était sur un tronc d’arbre et était entrain de taper violemment avec son long bec pointu afin de le creuser et de pouvoir attraper les larves qui dans les troncs morts sont nombreux. Nous pouvions entendre le bruit de son bec sur le tronc. Au bout d’un moment la femelle est arrivée. Même grandeur de corps, mais elle est noire et blanche. Chacun tapait de son côté, de temps en temps sur le même tronc. Tout content nous reprenons la route du retour. Sur le chemin pause goûté, de leur hauteur plusieurs condors nous observaient…

Arrivé au camping car nous avons repris notre route laissant ce coin féerique pour en retrouver sûrement d’autre plus loin… Nous avons pris de l’essence sur la piste dans un coin totalement isolé. La prochaine station service n’est qu’à 300 kilomètres plus loin. Il ne faut pas les rater !!

Pour dormir nous n’avons rien trouvé de mieux qu’un bout de piste à l’emprise d’un vent violent. Bonne nuit en perspective !!

11/01/2007 : LA FAMEUSE ROUTE

(HUM….PISTE) 40 :

Journée épouvantable sur la piste. En effet cailloux nombreux, tôle ondulée, trous furent notre quotidien. Nous ne dépassions pas les 30 km/h et nous étions secoués dans tous les sens. Nous ne nous entendions pas du au bruit dans le CC. A l’arrêt ce n’était pas mieux car un vent violent secouait le CC. Nous nous croyions sur un bateau. D’ailleurs à l’arrêt , sans le frein à main le vent arrivait à pousser le CC. Sur la route nous avons croisé des touristes argentins dans une camionnette. Un de leur pneu a éclaté et leur voiture s’est retrouvée sur le flanc heureusement il n’y a pas de blessé. Nous avons pris un des passagers avec nous pour qu’il puisse demander de l’aide. Les premières habitations n’étaient qu’à une cinquantaine de kilomètres… N’allant pas très vite nous avons arrêté un 4*4 pour qu’il arrive plus vite. Ceci est arrivé le matin vers 10 heures. Vers 14 heures seulement nous avons croisé la police qui nous a posé des questions concernant l’accident. Une heure plus tard c’est le tour de l’ambulance. D’où ils venaient nous n’en savions rien. Mais vu l’heure mieux vaut tard que jamais.

Pour couronner le tout des vents de sable se sont levés. Durant quelques minutes à chaque fois nous ne voyions plus rien. Depuis tout le pare-brise est recouvert de minuscule impact du au sable… En fin de journée pour bien la finir Aline s’est mise à vomir plusieurs fois… Un coup de froid ? de la fatigue ?

Juste avant de nous arrêter pour dormir (à l’abri du vent au pied d’une colline, sûrement la seule du coin) nous avons retrouvé nos touristes argentins. Cette fois il a crevé, mais une fois le cric levé, le vent a fait bougé la camionnette et il a plié son cric. Eric est allé l’aider avec le notre. Il n’y a personne sur ces routes et quand on tombe en panne c’est la galère surtout sous ce vent qui balaye tout au passage.

Rien pour nous divertir le long de la route: paysage sec : la pampa désertique, balayé par un vent permanent. Même pas quelque animaux à observer.

Bref une journée bien longue et fatigante pour tout le monde.

12/01/2007 : CUEVA DE LOS MANOS

SUR LA ROUTE 40

La route 40 je n’en parle pas: c’est toujours autant la galère. Aline va mieux s’est déjà ça.

Arrêt sympa au bord de la route (pas si au bord que ça car c’est un cul de sac de 100 km aller retour) pour visiter une grotte avec de nombreuses peintures rupestres. Visite guidée d’une heure puis nous pouvions regagner nos véhicules à notre rythme, ce qui nous a permis de revoir le site plus tranquillement après les commentaires.

Plusieurs styles de peintures se trouvent mélangés dont certains remonteraient à plus de 9000 an avant J.C. Ces scènes représentent des chasseurs et quelques animaux comme des batraciens, des guanacos, des pattes de nandou. Les plus nombreux étant les guanacos. Il y avait également une multitude de mains peintes de différentes couleurs (rouge pour l’essentiel, noir, blanc et un peu de vert) et pour la plupart avec la technique du pochoir. Pour les couleurs ils utilisaient des pigments naturels (roche, fruit) qu’ils trouvaient à proximité avec lesquels ils mélangeait de la salive, un peu de sang et de l’urine. L’une des hypothèses de la présence de toutes ses mains est une histoire de superstition. Chaque individu dessinait une de ses mains à l’entrée de la grotte afin d’être protégé par les esprits. Une main avait six doigts sûrement du au problème de co-sanguinité.

 

Les enfants toujours fascinés par ses inscriptions rupestres ont voulu les immortaliser sur leur cahier de dessins.

Fin de journée sur la route 40… et quelques bricolages pour Eric qui a du démonter la tuyauterie de l’évier: un bout de colle qui maintenait l’étanchéité du tube s’est décollé et empêchait l’écoulement.

Nous sommes arrivés à la ville de Perito Moreno (porte le même nom que le glacier mais est distante de 600 km). Nous sommes fatigués de toute cette route, nous nous offrons un restaurant et un camping à l’abri du vent où nous croisons des allemands rencontrés à Terre de feu. Eric et les deux grands ont filé sous la douche profitant d’une bonne eau chaude à volonté… car dans le CC on fait très attention à l’eau (en moyenne 7 litres quand on fait attention et 15 litres quand on se lâche). Aline et moi avons préféré attendre le lendemain…

13/01/2007: PASSAGE AU CHILI

Anecdote : épisode douche

Il est 8 heures du matin, tout le monde se repose dans le CC. Je me lève tout doucement, prépare mes affaires et toute contente en sortie de bain je me dirige vers la douche en me réjouissant déjà de toute cette eau chaude à volonté. J’essaye la première douche, que de l’eau bouillante, pas d’eau froide. La deuxième douche et la troisième n’ont pas de robinet qui fonctionnent. Je retourne au CC déçue, j’appelle Eric au secours. Il réussit à réparer les deux autres douches (quel homme !!!) mais pas d’eau froide. Nous appelons une personne qui nous dit que le ballon est vide, il faut attendre une heure. Toujours dans ma sorite de bain avec mon baluchon, je retourne au CC…Une heure passe, une heure trente… Je reprends mon sac. J’ouvre la porte de la douche et un voile de fumée d’eau chaude vient jusqu’à moi. Une femme allemande sortie de la douche en catastrophe pleine de savon de la tête jusqu’au pied essaye de se rincer au lavabo et me dit : « trop chaud, beaucoup trop chaud ». Je repars donc en me disant que jamais je n’aurai cette douche. Finalement escortées par Eric, Aline et moi traversons la salle des lavabos des hommes et prenons notre douche chez les hommes, séparés d’eux par un simple rideau et Eric…

Quel délice… Surtout pour Aline car la mienne ne coule presque pas. Aline ayant terminée je prends sa place. Au bout de quelques minutes l’eau commence à ne plus couler. Je me dépêche de me rincer pour finir avec un tout petit filet d’eau… Décidément je n’aurai pas eu de chance…Quand je pense que la veille au soir ils se sont régalés…

Nous courons après une bouteille de gaz pour le CC. Ce n’est pas aussi simple que cela car le sud et le nord de l’Argentine n’ont pas les mêmes bouteilles. Heureusement nous avons pu la faire recharger. Tout cela nous a fait perdre bien du temps et ce n’est qu’en fin d’après-midi que nous nous dirigions vers le Chili ? Nous devrions y rester jusqu’à fin février, le temps de le parcourir. Le passage à la douane s’est bien passé. Nous avons caché dans la capucine le peu de produit alimentaire qui nous restait. Heureusement car ils sont montés dans le CC et ont ouvert plusieurs placards. Pour la première fois depuis que nous passons les frontières le douanier a voulu tous nous voir et nous a appelé chacun notre tour. A la première ville nous avons refait le plein alimentaire, l’office de tourisme. Nous nous sommes arrêtés au bord de la plage (du deuxième plus grand lac d’Amérique du sud après le Titicaca) pour la nuit. Dès la fin de la ville nous retrouvons la piste.

14/01/2007 et 15/01/2007 :

LA CARRETERA AUSTRALE

Nous pensions être suffisamment protégé du vent par les arbres. Et bien non. Nous avons très mal dormi a cause du vent. Du moins Eric et moi car les enfants n’entendent jamais rien… Nous voilà parti pour 800 kilomètres de pistes ensuite la route sera goudronnée (ouf !!).

 

Contrairement à ce que l’on avait pu lire elle se fait bien. Il faut prendre son temps c’est tout (en moyenne 30 km/h, mais nous commençons à y être habitué) mais elle n’est pas pire que les pistes de Bolivie ou la route 40 d’Argentine. Surtout il n’y a pas de grand trou, de grosse pierre au milieu de la route et avec notre garde au sol faible nous passons facilement. Seul ennui tout vibre à l’intérieur.

La région de Chile Chico possède un microclimat chaud et sec. On y cultive de nombreuses variétés de fruits et légumes mais la commercialisation demeure problématique, en raison de son manque d’axe de communication. Cette région était prospère du à ses nombreuses mines de cuivres que l’on peut voir le long de la route.

Dès que nous avons passé la frontière les paysages changent totalement et sont splendides. La piste longe des lacs de toute beauté aux couleurs diverses : tantôt bleu laiteux, bleu turquoise ou marine, verdâtre ou clair, opaque ou scintillant sous les rayons du soleil. Les montagnes aux cimes enneigées plongent dans ces eaux. Les bords de piste sont jalonnés de fleurs diverses. Ce mélange de couleur jaune, rose, bleu, blanc du à une flore riche ressort encore plus avec ce paysage très verdoyant. Par moment la piste monte brusquement et nous nous trouvons entre le lac en contrebas et la montagne de l’autre côté, il y a rarement de bas côté. Il faut faire attention mais cela passe. Heureusement il n’y a pas beaucoup de monde. A d’autre endroit la piste laisse place a un chemin…

De temps en temps sur notre parcourt une maison, un petit village de quelques habitations coupées de tout. Comment font ils pour le ravitaillement ? pour l’école ?… En effet dans cette région école, médecin, commerce, hôpitaux sont rares. Certains habitants possèdent une voiture ou un camion, un bus passe de temps en temps mais le déplacement à cheval demeure important. Il n’est pas rare en chemin de croiser des hommes à cheval avec leur chien tout autour d’eux. C’est la région la moins peuplée du Chili. Les maisons en bois sont colorées..

16/01/07: JOYEUX ANNIVERSAIRE ERIC

Nous nous sommes levés de bonne heure afin de rouler un peu avant que les enfants se réveillent car… la piste est exceptionnellement belle mais longue…

Dans cette région de montagnes, de glaciers, de fjords il y avait auparavant beaucoup plus de forêts denses où s’élevaient des arbres géants. Aujourd’hui on ne voit plus que leur tronc calciné sur des étendues immenses. Effectivement au moment de la colonisation chaque ‘colon’ pouvait obtenir une terre à partir du moment où elle était ‘propre’, c’est à dire apte à la culture et l’élevage. Donc pour nettoyer cette région de leurs forêts denses les colons les brûlaient sans contrôler leur feu.

Soudain un bruit métallique retentit derrière nous, Eric se demande se que cela peut être car on dirait que cela vient de l’intérieur du CC, on tire les rideaux. C’était les enfants. Tous les trois réveillés tapaient avec des cuillères sur les casseroles, obligeant Eric à s’arrêter sur le bord de la route. Le moteur coupé ils se sont mis à chanter « joyeux anniversaire » dans les trois langues. C’est Aline qui a commencé en français, suivi d’Anaïs en anglais et d’Antoine en espagnol. Puis ils ont lu à leur papa un texte qu’ils avaient préparé. Ce qui a suffit pour bouleverser Eric. Nous avons pris le petit déjeuner, Eric a soufflé ses 37 bougies sur du pain et a ouvert deux de ses cadeaux. Puis nous avons continué notre route jusqu’à Coyhaique, la plus grande ville de la région. Nous nous sommes occupés de l’intendance puis avons repris notre piste. Nous nous sommes arrêtés à une cascade, Antoine voulait faire un essai photo, il veux photographié les cascades en drapé…

Nous avons dormi au bord d’une rivière et nous avons pu ainsi remplir le CC d’eau car impossible d’en trouver en ville…

voici le trace de ces 15 derniers jours...

17/01/07 et 18/01/07 : SUITE DE LA CARRETERA AUSTRALE

Le paysage change totalement le long des kilomètres. Nous nous croyons en pleine jungle il ne manque plus que la grosse chaleur humide. La piste a laissé sa place à un chemin. Il est difficile de se croiser à deux et il faut faire attention car les habitués roulent vites. Nous croisons de temps en temps des couples à vélo. Ils ont l’air d’avoir du mal sur cette piste pas facile. Les hommes sont souvent devant et après un ou deux virage on voit la femme qui suit certaine sont souriantes d’autres ont le visage plus crispé. La végétation luxuriante déborde sur la piste. Des fougères immenses, des feuilles d’un mètre de large au moins longent le chemin. Les arbres immenses sont serrés les uns aux autres. Quelle densité !!!

De temps en temps le chemin s’élargit, la forêt s’éclaircit laissant entrevoir des rivières couleur bleue, souvent bleue laiteuse comme au bord du Perito Moreno. Et toujours des cimes enneigées. En fin de la première journée nous arrivons à un village très petit avec une rue principale et deux trois rues perpendiculaires mais très authentique avec ses maisons en bois tantôt vertes, jaunes ou rouges. Parfois avec quelques poules au pied de la porte ou plus loin des parapluies accrochées sous les poutres à l’entrée qui nous montre bien qu’ici l’humidité importante suinte en gouttelettes. De la fumée sortait des cheminées et les nuages bas à moitié de colline créait une atmosphère étrange. Nous avions besoin d’essence. A la seule station du village, elle aussi également en bois de couleur bleu, il y avait un camion qui prenait 800 litres d’essence dans des fus. Le pompiste est venu s’excuser en nous disant qu’il fallait patienter. C’est pas grave nous avons attendu. Cela tombe bien nous ne sommes pas très pressés.

 

Ici tout se passe lentement… Les gens savent prendre leur temps.

Nous avons repris la route après une pause repas. Nous nous sommes arrêtés pour la nuit au bord de la route au milieu de cette végétation surabondante. Les enfants en profitent pour construire une cabane en bois. Une fois fini ils prendront un petit apéritif dedans coca avec cacahuète, ils sont tout heureux…

Le lendemain nous avons repris notre route toujours dans le même décor. Par moment le paysage s’éclaircissait et nous longions la rivière de couleur bleu laiteuse. Nous nous sommes arrêtés à ses bords. J’en ai profité pour faire une lessive et les enfants qui m’aidaient on terminé par une bataille d’eau. Ce n’est pas étonnant !!!

En fin de journée nous sommes arrivés à côté de thermes d’eau chaude. Nous passons la nuit à côté, au bord d’une rivière et au milieu des vaches qui viennent s’y désaltérer, voulant profiter de ces bains le lendemain.

19/01/2007 : LES THERMES

Après une matinée studieuse nous voilà parti pour les thermes. Le cadre est magnifique au milieu d’une très belle végétation différents bassins à ciel ouvert, naturels, plus ou moins grands sont disséminés dans le parc. A côté il y a même un camping pour les routards.

L’eau est très chaude, si chaude que nous avons eu du mal d’y rentrer… Eh oui !!

Heureusement il y avait un robinet d’eau froide qui se déversait dans les bains. Je ne me suis pas souvent éloigné de lui ayant du mal à rester dans de l’eau si chaude. Elle devait être au delà de 40°C. Mais c’était bien relaxant. Les enfants imperturbables sautaient, nageaient, jouaient, plongeaient… De temps en temps ils sortaient de l’eau pour une partie de carte sur l’herbe ou pour lire un livre.

C’est de l’eau naturelle qui provient de zone volcanique très nombreuses au Chili.

Belle journée de détente. Le soir a été plus difficile car nous avions tous pris (sauf Eric) de méchants coups de soleil. Les enfants qui en principe n’en n’attrape jamais on comprit leur douleur.

20/01/2007 : BATEAU POUR CHILOE

Nous étions entrain de prendre le petit déjeuner quand j’aperçois dans l’eau quelque chose qui bouge. C’était un petit groupe de six sept dauphins qui nageaient à côté de nous. Tantôt un aileron, tantôt un saut, un dos grisâtre. Quelle fluidité, quelle rapidité !!! Les enfants tout excités, comme à chaque fois, sont sortis en pyjama pour les suivre et les voir de plus près. Ils sont descendus sur la plage et ont pu entendre leur souffle…

Un peu plu tard nous avons confirmé nos billets pour la traversée. Il y avait bien du monde. Pour monter sur le bateau c’était tout un trafic. Notre châssis est beaucoup trop bas, les gens du bateau ont du mettre plusieurs planches, ont fait manœuvrer Eric plusieurs fois pour que nous puissions monter sans toucher. Ils sont très opérationnels et débrouillards: nous sommes montés sans rien toucher.

Nous avons vu de nouveau le groupe de dauphins que nous avions aperçu ce matin. Les enfants n’ont pas mis longtemps pour se préparer et sauter du CC. Si cela pouvait toujours être ainsi..

La traversée dure six heures. La mer était calme. Nous avons commencé le voyage par du travail scolaire puis des jeux. Antoine qui a commencé le volume 6 d’Harry Potter est dans un autre monde… loin de la connexion « terre ». Nous nous en doutions, c’est pour cela que nous avions attendu qu’il termine ses séries scolaires (les six premières) pour lui donner le droit de le lire. Le deuxième semestre nous ne l’avons pas encore. Nous devrions le recevoir à Puerto Montt dans quelques jours grâce à notre ami Philippe, bien dévoué en France qui s’en occupe. Et oui le CNED se décharge bien: ils font l’envoi en trois fois pour le programme du collège vous demande une adresse française pour l’envoi, et à vous de vous débrouiller pour la suite…

L’arrivée sur l’île Chiloé est très jolie car on longe la côte sur plusieurs kilomètres.

Pour descendre du bateau nous avons eu le même problème qu’à l’aller. Comme nous arrivions à l’heure où les bateaux de pêche rentrent au port nous étions l’attraction du port. Tout le monde nous regardait aller en avant, reculer, monter sur des planches, puis d’autre, recommencer…

Un camion sur le port était chargé d’algues que les bateaux de pêche ramenaient de la mer.

Ils sont très friands de tout ce qui vient de la mer: poissons, fruits de mer mais aussi algues dont ils font une grande consommation. Le Chili est l’un des premier producteur mondial (plus de 5 millions de tonnes y sont pêchés chaque année. La plus grande partie étant pour l’exportation). Ce qui n’est pas étonnant avec ses 4 000 kilomètres de littoral.

Comme lorsque nous sommes descendus du bateau il y avait une très belle lumière sur tout le port et les bateaux de pêcheurs. Nous nous sommes dégourdis les jambes en nous promenant dans le port. La seule qui râlait était Aline qui ne voulait pas marcher. Au retour elle a fini sur les épaules de son papa.

Puis nous avons pris la route pour un village au nord de Castro car demain il y a un marché artisanal.

 

21/01/2007 : FERIA DE DALCAHUE

Elle a lieu tous les dimanches dans le joli port de pêche de Dalcahue et rassemblent des artisans de l’île. La plupart des produits artisanaux sont en bois et en laine. D’ailleurs les femmes derrière leur étalage tricotent tricotent en permanence en attendant le client. Echarpes, pulls ,manteaux, robes en laine : le choix est multiple. En bois on peut trouver tous les ustensiles de cuisine mais également des souvenirs comme les églises en bois en miniature de Chiloé. Les filles avec leur argent de poche se sont offert deux poupées en laine. Aline qui a toujours envie de tout s’est également achetée une tortue en bois qui sert de porte crayon. Nous y étions de bonne heure sans touriste, c’était bien agréable.

Petite parenthèse : pour la première fois du voyage nous avons dormi dans une petite rue du village ( en principe on dort toujours à l’extérieur) et des gens se sont amusés à taguer le CC avec un feutre indélébile. Heureusement en frottant avec Antoine on arrive petit à petit par l’atténuer.

Deuxième journée de soleil, nous avons de la chance car cet archipel est noyé la plupart du temps dans la brume et la pluie. C’est un archipel à part du reste du chili avec ses maisons en bois de toutes les couleurs sur pilotis à cause des fortes marées et ses nombreuses églises en bois. Aujourd’hui les maisons construites sont toujours en bois. Ces îles sont au nombre de cent. Elles sont quasiment toutes habitées et ont une origine volcanique. Les paysages sont vallonnés et verdoyants. La population est en majorité rurale; ils vivent de cultures, élevages, pêche, pisciculture, culture des algues.

Après le marché nous sommes allés visiter notre première église en bois. Elles sont pour la plupart entièrement en bois, sans un seul clou. Beaucoup sont peintes de couleurs vives : bleu, jaune, vert, blanc… Parfois elles sont de plusieurs couleurs. Les plus anciennes conservées datent du milieu du 18è siècle et font parties du patrimoine mondiale de l’humanité.

Le bois utilisé pour les églises et les maisons est le mélèze.

Le bois est le matériau qui a permis le développement sur l’île puisqu’il était aussi utilisé pour les outils, les ustensiles de cuisine, les serrures .

Après avoir dégusté un bon poisson dans un petit restaurant nous sommes partis à la découverte de ses églises en bois qui sont toutes différentes les unes des autres. En général, l’intérieur est tout en bois : l’autel, les colonnes, la voûte, les murs. Quelquefois elles sont peintes de couleurs diverses. Pas de vitraux, peu de peinture ,les décorations se résument à quelques statues habillées de tissu et ayant des perruques. Nous avons dormi dans un petit village au pied d’une église….en bois pour changer de couleur très vive. Parfois leur façade est en bois et le côté en tôle , le tout recouvert par une même peinture vive.

 

22/01/2007 : JOURNEE PLUIE

Comme il ne fait pas beau nous en avons profité pour aller au cyber café mettre le site à jour et répondre aux messages. Les enfants ont eu droit de se connecter avec leur copains . Ils étaient contents. Il n’est pas rare de trouver dans ces petites villes, ces villages des hommes et des femmes qui se déplacent à cheval au milieu des voitures.

23/01/07:LAPINGUINERA PUNIHUIL

Sur l’île de Chiloé nous avons retrouvé de très belle route…Du moins une belle route car dès que vous sortez de l’axe principal vous vous retrouvez sur des pistes en mauvais état : trous, bosses, tôle ondulée… Il faut faire très attention et surtout ne pas roulez de nuit si vous voulez ne rien casser.

Sur cette nouvelle piste nous avons croisé différents animaux dont plusieurs familles cochons. Comme à chaque fois, Antoine (en manque de saucisson) quand il croise d’aussi gros cochons nous dit « ils ne peuvent pas faire du saucisson avec d’aussi gros cochon ». Et non, Antoine , un peu de patience, bientôt tu pourras en remanger.

Le chemin se rétrécit de plus en plus, les branches nous touchent de chaque côté, Eric commence à ne pas être rassuré quand soudain face à nous la mer. Que faire : on y va ? On n’y va pas ? Quelqu’un nous fait signe, apparemment on peut passer malgré le sable mouillé et la présence de l’eau salée. Effectivement c’est le chemin pour accéder à la « pinguinera » . Nous l’avons traversé sans encombre.

Au milieu de la mer il y a différents îlots d’origine volcanique. Sur ces îlots cohabitent deux espèces de pingouins : les pingouins de Magellan et les pingouins de Humboldt. Le pingouin de Humboldt ressemble beaucoup au Magellan. Il a une seule barre noire sur le ventre au lieu de deux. Pour pouvoir les observer de plus près nous avons du enfiler des bottes en caoutchouc, pantalon imperméable et grimper dans un bateau de pêcheur. Effectivement la tenue était nécessaire, car pour affronter les vagues et passer la barre nous nous sommes faits mouillés ce qui a bien fait rire les enfants.

Sur cet île se trouve également des cormorans gris. Nous les cherchions depuis un moment sans les voir. Ils sont très jolis avec leur bec et pattes orangés, surtout quand il passe au dessus de nous en plein vol.

Nous avons vu aussi le plus petit mammifère marin : la loutre qui glisse majestueusement entre les vagues et qui le temps d’ingurgiter leur nourriture nage sur le dos.

Tour rapide puisqu’il ne dure que trente minutes mais intéressant.

En fin de journée les enfants ont fait une partie de basket sur la plage : et oui il y avait un panier… partie qui a terminé par une bataille de sable.

 

24/01/2007 : FIN DE L’ÎLE CHILOE

RETOUR SUR LE CONTINENT

Ce matin nous avons repris notre route, non notre piste. Nous avons croisé des personnes qui étalaient les algues au bord des routes, dans leur jardin pour qu’elles sèchent. Apparemment elles sont revendues aux japonais pour des produits cosmétiques. Plus loin c’est une petite fille debout sur une planche avec des roulettes qui se faisait tirer par un attelage de bœufs. Les clôtures traditionnelles sont faites de branchages entrelacés, d’origine indienne pour tenir le bétail à l’écart des zones cultivées ( « cercos tejidos »).

Puis nous sommes arrivés dans un village de pêcheur : Caulin. La mer était à marée basse. De nombreuses personnes ramassaient des algues à la main, les mettaient dans des paniers, tiraient leurs paniers vers des camions. Les algues étaient chargées à la fourche sur des camions. Parfois c’est un attelage de deux bœufs qui tire une charrette remplie d’algues.

Ce système d'harnachement est également utilisé dans les champs pour transporter la paille, le foin.

Tout en visitant ce petit village nous nous sommes arrêtés dans un restaurant tout en bois dans un cadre magnifique avec petite rivière, jardin fleurie et cabane à louer. Nous avons pu déguster les huîtres de la région si célèbres : elles sont petites, pas salées, très bien pour moi. Eric s’est régalé mais préfère nos bonnes huîtres. Les enfants n’ont pas voulu y goûter.

En partant, après la partie de basket dans le jardin nous leur avons acheté quelques huîtres afin de se régaler une nouvelle fois ce soir. Nous avons pris le bac pour rejoindre le continent. Le long de la traversée nous étions accompagnés par des loups de mer et tout un vol de pélican. Ces oiseaux très gros sont impressionnants car ils frôlent l’eau avec leurs longues ailes.

De l’autre côté nous nous sommes dirigés vers « Angelmo » situé le long d’un canal. C’est un port où règne une grande effervescence entre son activité portuaire, son marché aux poissons, ses restaurants rustiques qui proposent des plats typiques et son activité artisanale.

Quand nous sommes arrivés les pêcheurs chargeaient dans les camions des grands sacs de moules. Ici les moules sont très grosses, beaucoup plus grosses que chez nous et sont délicieuses. Nous nous sommes promenés dans le marché aux poissons et artisanal. Certains magasins regorgeaient d’algues et de champignons qui séchaient devant leur devanture . Aline s’est acheté un sac à main typique. Ils ont trouvé des bracelets tissés avec la possibilité d’avoir leur prénom les trois fait en quinze minutes.

 

25/01/2007 : PUERTO MONTT

Quand nous sommes arrivés à Puerto Montt nous nous sommes dépêchés d’aller à la poste pour récupérer les cours d’Antoine. Et oui ; le CNED qui permet à des familles comme nous de voyager est une lourde machine, pas moderne à l’heure de l’informatique. Les cours pour le collège arrive en trois fois. Mais le colis n’est pas arrivé alors qu’il devrait nous attendre depuis une semaine. Après plusieurs recherches le paquet est parti de France mais n’est pas arrivé au chili. A t’il coulé ??? Pour le moment nous sommes donc coincé et attendons que le paquet arrive, nous avons envoyé un message à colissimo .Nous verrons bien, personne ne semble pouvoir nous donner de réponse.

En fin de journée, nous avons voulu nous occuper de nos billets de retour. Mais là également ayant une revendication à faire seule la compagnie peut s’en occuper et « British airways n’est qu’à Santiago »….

Nous avons fini par nous installer dans un coin bien sympa au bord de la mer. La piste que nous avons prise par hasard se resserrait de plus en plus et a fini par déboucher brutalement sur la mer. Nous voilà au milieu d’une piste étroite avec la mer au bout et sans pouvoir faire demi tour. Après plusieurs minutes de réflexion nous sommes allés voir une personne qui travaillait dans son champ lui demandant si on pouvait s’aider de son champ pour notre manœuvre. Il est tout a fait d’accord mais l’entrée est très juste. Nous voilà Eric au volant et nous autres de chaque côté du CC afin de surveiller les trous, les poteaux les clous qui dépassent des poteaux… après plusieurs agissements, une bonne suée notre super héros « eric » a réussi la manœuvre!!!

26/01/2007 : JOURNEE TRANQUILLE

Travail, repos (je sais vous vous dites encore du repos pour des gens qui sont toujours en vacance mais faut pas croire, les vacances longue durée comme celles ci sont fatigantes), barbecue au bord de la mer. Nous profitons du soleil et de la chaleur qui apparemment sont arrivées depuis une quinzaine de jours dans cette région. Et il faut en profiter car ici l’été est très cours et dès mi février la pluie va revenir presque chaque jours et les température vont redescendre. Nous avons beaucoup de chance. Pendant que nous savourions notre côtelette face à la mer, nous pouvions observer des loups de mer, une multitude d’oiseaux dont les pélicans. L’océan Pacifique est plus doux que l’Atlantique. Même à marée basse l’odeur de la mer est moins forte.

Assis dans le sable, pendant que les enfants se faisaient des chamallos au barbecue nous avons vu un lion de mer attrapé un gros saumon. Il gesticulait dans tous les sens secouant sa proie dans tous les sens afin de la tuer et de la manger. De temps en temps il replongeait afin que le nuage de sterne au dessus de sa tête se dissipe et qu’elles ne lui prennent pas son repas. Mais cela ne les dissuadaient pas. En attendant qu’il refasse surface, elles tournoyaient tout autour au dessus de l’eau. Cela a duré plusieurs minutes puis son repas terminé il a repris sa nage fluide et les sternes se sont éparpillées. Dans l’après midi nous avons croisé un jeune homme de 14 ans, français qui est arrivé depuis quelques mois au Chili pour rejoindre son papa. Nous avons discuté un bon moment avec lui puis son papa. Le soir nous sommes allés dormir dans leur propriété.

 

27/01/2007 : LE RODEO CHILIEN

Une fois le travail scolaire terminé nous sommes allés voir toute une grande après-midi un rodéo chilien. Nous étions les seuls étrangers assis au milieu des « huasos », nous avec nos casquettes eux avec leur chapeau plat et large de couleur noire ou beige claire.

Leur habit est constitué en plus du chapeau, d’un poncho court qui s’il n’a pas été trop malmené durant les combats se transmet de père en fils. Ce poncho est mis par dessus une petite veste courte et cintrée de couleur blanche ou bleu marine. Sur certaines vestes dans le dos de chaque côté sont cousus des boutons en forme de fer à cheval. Par dessus leur botte de grands éperons qui cliquent à chaque pas ornent le talon large et oblique des bottines des « huasos ».

Le but du rodéo chilien est de maîtriser une vache lâchée dans un enclos. L’origine de ce jeu répond à la nécessité des éleveurs au 19ème siècle de rassembler le bétail pour le marquer au fer rouge. Cette opération se faisait à cheval et nécessité deux cavaliers :l’un pour bloquer l’animal au niveau du poitrail l’autre pour le coincer de flanc contre la barrière. C’est en 1860 que ce travail fut élevé au rang de sport.

L’arène où s’affronte les deux cavaliers et la vache est en forme de demi lune et est séparé en deux enclos.

Dans le premier enclos la vache est lâchée, les deux cavaliers doivent la coincer dans un coin de l’enclos : un derrière elle l’autre vers son flanc. Ceci trois fois de suite où les cavaliers au galop s’immobilise d’un seul coup encadrant la vache. Si l’épreuve est réussi il gagne un point. Puis ,la porte s’ouvre sur un deuxième enclos où la vache encadrée et serrée au plus prés par les cavaliers s’élancent au galop.

Le cheval qui est derrière pousse la vache, le deuxième reste au niveau de son flanc. A un endroit précis de la barrière protégée par des boudins en cuir la vache doit être plaquée dessus et immobilisée par le cavalier qui était à côté d’elle. Ceci trois fois de suite à deux endroits différents de l’arène. A chaque fois ils peuvent gagner jusqu’à quatre points. Puis la vache au pas doit sortir de l’arène entraînée par les cavaliers. Parfois certaines se font un peu mal en se jetant sur les barrières au cour de la poursuite. D’autre essaye de passer par dessus les barrières, sans succès, mais cela fait bien rire tout le monde. Enfin certaines quand elles ont été plaquées par les cavaliers ne veulent pas se relever. Un homme muni d’un bâton essaye de les relever en donnant de léger coup sur son flanc. S’il n’y arrive pas il lui tire sur la queue. Ca marche à tous les coups !!!

Le gagnant reçoit des objets comme une selle, des étriers…mais pas d’argent. Et l’inscription est cher : 10 000pesos juste pour l’inscription.

Nous sommes restés toute l’après midi et avons partagé le repas avec eux. C’était bien sympa.

Evidemment les enfants qui voulaient faire du cheval depuis qu’ils ont vu ce magnifique spectacle, cette dextérité nous ont parlé que de cela.

Nous sommes retournés dormir dans la famille française argentine.

 

28/01/07 : PROMENADE EN BATEAU

Ce matin nous sommes tous partis avec la famille j’ai qui on dort faire un tour dans une barque de pêcheurs pour visiter les îles environnantes. C’était splendide, autour de nous nager des loups de mer. De leurs corps lisses ils ondulaient dans un océan limpide. Soudain devant nous un loup de mer mangeait un poisson. Il n’était pas le seul car des sternes s’acharnaient autour de lui pour lui en prendre un bout. Puis nous avons vu des élevages de poissons. Ils sautaient fréquemment. Pour les protéger des oiseaux marins comme les sternes ainsi que des loups de mer des filets sont tendus dans l’eau et au dessus. Un saumon fait en moyenne 7kilos.Après-midi tranquille : les enfants ont tous joués ensemble, il n’y a pas de barrage de langue à cet âge. Ils se sont très bien entendus : 3 enfants espagnols de 6ans, 8ans et 11ans ont passé leur temps avec les notre. En fin d’après-midi Alexandre les a fait monter à cheval à tour de rôle. Aline est montée avec lui. Il a poussé le cheval au galop. Elle était aux anges. Antoine plus grand est monté tout seul, mais sans selle et sans expérience ce n’était pas facile. A la fin cela allait mieux. Enfin Anaïs toute seule, très à l’aise allait à droite et à gauche dans le parc pendant un long moment, puis sa sœur la rejoint. A deux elles déambulaient dans le parc quand soudain le cheval a accéléré. Elles se sont retrouvés par terre, mais sans mal plus vite que prévu.

29/01/07:RETOUR A PUERTO MONTT

Nous voilà de nouveau à la poste mais toujours pas de paquet. Apparemment il l’aurait retrouvé et il serait à Santiago. Il faut qu’il passe la frontière et qu’il arrive jusqu’à Puerto Montt. Peut être jeudi nous ont ils répondu. Nos verrons bien. Ensuite nous sommes allés au garage car le c car a un problème de direction. Nous avons pris rendez vous jeudi pour en savoir plus mais de toute manière ils n’ont pas les pièces et il faut au minimum 21 jours pour en faire parvenir une d’europe. Il est hors de question que nous attendions surtout que 21 jours avec eux vont vite se transformer en beaucoup plus.

En fin de journée pour nous détendre nous sommes allés déambuler dans les petites rues de la ville et dans la marché artisanal. Le soir retour chez nos amis. Les enfants ont fait de bonnes parties de jeux de société avant de se quitter pour la nuit.

30/01/2007 : A la pêche au moule, moule, moule …

Ce matin réveil de bonne heure pour aller voir un élevage de moule. Embarcation sur un petit bateau de pêcheur qui prenait l’eau par moment et direction les élevages. Durant notre traversée nous étions accompagné par les oiseaux marins et parfois quelques loups de mer qui pointaient leur tête hors de l’eau. Pour les élevages ils accrochent sur une ligne plusieurs semences (toutes petites moules). Ils les laissent 9 mois dans l’eau avant de les ramasser pour les envoyer à la conserverie qui les vendra partout dans le monde dont en europe.

Ils repèrent leur ligne grâce à des flotteurs en polystyrène sur lesquelles elles sont accrochées.

Une line est composée de 40 flotteurs. Sur chaque flotteur il y a 2 lignes qui pendent sur 8 mètres de long.

Il récupère ainsi a peu près 20 tonnes de moules par ligne. Les récoltes se font l’été. Comme il y a des pilleurs de moules la plupart sont gardées. En effet un bateau arrive près des lignes, il coupe l’attache et remorque la ligne qu’il remontera dans un coin plus loin et plus tranquille.

Avez vous goûter des moules crues ? Le pêcheur qui nous accompagnait nous en a proposé. Tout d’abord surpris, mais un peu obligé par politesse, nous nous exécutons. Ce n’est pas mauvais du tout. Le goût se rapproche étrangement de celui des huîtres. Même Antoine y a goûté. Un jeune pêcheur qui veut se lancer dans l’élevage des moules doit acheter une parcelle en mer. Et oui, ils achètent la mer ici !!! Plutôt surpris il faut se rendre à l’évidence cela évite les cultures anarchiques de tous le monde partout. Seul obligation pour l’acheteur laisser le droit de passage aux autres.

Sur le chemin du retour nous avons du écoper le bateau qui commençait à prendre sérieusement l’eau.

Ne vous inquiétez pas nous sommes bien rentrés… avec un gros sac de moules.

Fin de journée tranquille avec nos amis .Les enfants se lâchent et apprennent pas mal de mots d’espagnol. Ils ont pu remonter sur le cheval d’Alexandre avec grand bonheur sauf Antoine qui fatigué par sa journée et le soleil à du s’allonger à cause d’une forte migraine.

 

31/01/07: CURANTO, un plat typique

En ce début de matinée Eric était parti pour mettre le site à jour. Ils devaient partir en taxi en ville à 9h45 avec Nathalia qui devait ouvrir son magasin de jouet à 10h. A 11H 20 enfin un taxi s’arrêta pour les prendre. Il faut être très patient en Amérique du sud…

J’en ai profité pour commencer à laver le CC à fond. Quand soudain un taxi s’arrête devant le portail du jardin en nous disant qu’Eric nous attendait pour aller sur l’île. Quelle île je ne comprends pas bien ? C’est pas grave, nous le suivons. Nous sommes 7 en plus du chauffeur dans la voiture… en plus des sacs d’appareil photo. Ce n’est pas grave ici la police ne dit rien… Le chauffeur devait tenir sa clé tout en roulant pour ne pas couper le contact… Arrivé près du port nous avons retrouvé Eric qui nous explique que c’est pour aller partager le « curancho » sur une île avec un groupe de français de passage ici avec un guide.

Super, nous voilà de nouveau dans les embarcations de pêcheurs pour aller sur l’île.

Sur cette île il y a une vieille demeure en bois qui date de 700 ans avec sa légende de dame blanche. Une jeune fille de 20 ans tuée par son mari jaloux et dont on a jamais retrouvé le corps. Beaucoup de gens de la région disent avoir vu cette dame blanche (son spectre) au moins une fois. Les enfants l’ont cherché toute la journée sans succès.

Dommage que cette maison se détériore avec le temps, mangée par les thermites… Une forêt abrite des arbres millénaires, des ânes, deux lamas et une cabane perchée dans les arbres.

Après le tour de l’île nous sommes allés avec le groupe de français faire un tour avec un bateau à voile de Chiloé. Le bateau ne pouvant s’approcher du bord nous sommes montés sur une barque miniature, trois par trois à l’équilibre plus que précaire. Mais personne n’est tombé à l’eau. Pour descendre et monter il fallait respecter un ordre pour ne pas chavirer. Nous avons bien rigolé !!

En cours de ballade le vent est totalement tombé, comme ce bateau n’a pas de moteur nous avons du attendre pour rentrer que le vent forcisse. Bref une sortie d’une heure s’est transformée en 3 heures . Nous avons regagné la berge pour manger le curancho à 17 heures. Les enfants ne s’inquiétaient pas, ils jouaient avec leurs copains espagnols et n’ont pas vu le temps passer.

Le Curancho est un mélange de fruits de mer, de viande, de pomme de terre et de petits pois non écossés. Pour le faire cuire il prépare un feu dans un gros trou à l’aide de bois. Ils y mettent des pierres une fois qu’il a pris afin de maintenir la chaleur. Ensuite ils déversent les sacs de moules, de palourdes et d’un fruit de mer local dont je ne sais plus le nom. En dernier ils y déposent les légumes et recouvrent le tout par des feuilles géantes. Le tout est écrasé par des gros sacs de terre. Il faut deux heures de cuisson. Pour le déguster chacun s’installe sur des bancs en bois tout autour de ce feu et va se servir à volonté.

Fin de journée sous des airs de musique espagnols chantés et joués à la guitare.

Pour regagner la terre ferme c’est tout une histoire. Il faut guetter un bateau au loin et voir s’il se dirige vers l’île, éventuellement lui faire signe. Les enfants surveillaient les horizons à tour de rôle. Enfin un bateau accoste on n’a pu regagner notre demeure… Nous voulions regagner Puerto Montt ce soir car demain à 9 heures nous devons être au garage.

Les enfants se sont séparés et dis au revoir difficilement. C’est le plus difficile durant le voyage : rencontré des gens, sympathisés et les quitter…

 

01/02/2007 : PUERTO MONTT

Nous prenons la route de bonne heure. Le diagnostic du garage : nous avons bien un problème de direction. Ils ont changé plutôt que prévu l’huile de direction. Le bruit s’entend moins mais le problème est là. Comme nous pouvons continuer de rouler et qu’ils n’ont pas de pièces de rechanges nous continuerons notre route ainsi. La liste des réparations commencent à être longue pour le retour en France.

Après cela route vers la poste. Le colis n’est toujours pas là... Pas plus de nouvelles que la dernière fois sauf qu’il a passé la douane mais n’est toujours pas parti de l’aéroport de Santiago. Eric s’est fâché, c’est vrai il y en a mare , ils sont incapables de nous dire combien de temps il va mettre pour arriver. Le soir en repassant à la poste elle nous annonce qu’il est dans le camion, mais ne s’est pas combien de temps il va mettre pour arriver à Puerto Montt.

C’est bizarre mais chaque fois que nous passons à la poste le paquet avance d’une case…

Suite à cette réponse nous partons déguster un bon jus de fruit naturel .

A la tombée de la nuit vers 22heures en arrière plan la lune toute ronde et jaune est apparue derrière un volcan à cône blanc. Au premier plan des mouettes se disputaient des morceaux de poissons laissés par les pêcheurs dans un brouhaha incessant.

02/02/2007 : PUERTO MONTT

Ce matin nous nous sommes retrouvés au réveil les pieds dans l’eau. Une fuite à l’un des robinets du CC. Nous avons du enlever toute la moquette, éponger … Eric a mis du joint, nous verrons si ça marche. Décidément, le CC arrivera t-il entier jusqu’au bout ?

En attendant la fin de journée nous sommes allés à la piscine. Trouver une piscine n’est pas facile. Nous sommes allés à l’office du tourisme. La première chose qu’elle nous a dit : pourquoi n’allez vous pas vous baigner à la plage. C’est vrai ça on n’y avait pas penser !!!

Tout simplement car elle est trop froide répondis-t-on.

Elle a fini par nous trouver une piscine privée qui fait partie d’un camping.

L’eau était un peu fraîche mais cela pouvait aller. Nous étions tout seul. A côté de la piscine il y avait une baignoire avec de l’eau chaude et un jacuzzi : hum quel régal !!

Suite à cette bonne journée détente nous voilà parti récupérer notre colis à la poste. Et vous ne devinerez jamais le paquet était là et nous attendait. Un Service en sept jours s’est transformé en 21jours … Le CNED a envoyé les cours de français, maths, langues. Le reste arrivera plus tard… pour des raisons budgétaires, soi-disant. Et nous cela nous a coûté 65 € cette affaire. Ce sera une nouvelle péripétie.

Tout content nous avons enfin repris la route vers Santiago. La fuite semble enrayée, pourvu que cela dur.

Nous nous sommes arrêtés pour dormir au bord d’un lac. De l’autre côté un volcan avec son cone blanc plonge dans l’eau. Magnifique paysage

 

03/02/2007- 04/02/2007 :

ROUTE VERS SANTIAGO

Rien de spécial aujourd’hui. Nous avons roulé sous la chaleur. Nous nous sommes arrêtés pour la nuit dans une station service. Nous sommes pour la première fois depuis notre départ sur une autoroute avec des affiches publicitaires . Nous croisons des grosses voitures, avec des vélos accrochés derrière, des quads sur une remorque… De temps en temps de grosses stations services avec des airs de repos… comme chez nous. Quelle différence avec l’Argentine qui ne se trouve qu’à quelques kilomètres. Cela ne nous plait pas trop. Je sens qu’on va poursuivre notre route plus vite que prévue et nous perdre dans le nord du Chili qui doit être plus typique.

Les gens n’ont aucune idée du danger, vous roulez tranquillement quand un vélo arrive à contre sens (nous sommes toujours sur autoroute) ou une voiture qui s’est trompée et qui remonte la voie d’arrêt d’urgence. Parfois, quand les gens sont fatigués, pourquoi pas, ils s’arrêtent sur la voie d’arrêt d’urgence de préférence à l’ombre et se reposent. A certains endroits le grillage qui séparaient les deux voies qui vont en sens contraire est coupé. Tout simplement pour que les gens traversent. Ils nous font peur, ils sont inconscients !!

A la fin de la deuxième journée, après avoir roulé longtemps sur cette autoroute et sous une chaleur accablante, 39° dehors, nous nous sommes arrêtés au bord d’une rivière pour une baignade. Nos enfants étaient les seuls étrangers de la rivière, ils ont été vite repérés. Certains enfants venaient vers eux et leur demandaient comment est la France et s’ils aiment bien le Chili.

Souvent ils nous demandent si nous aimons bien leur pays. Les enfants ont bien joué et s’amusaient à sauter depuis des rochers dans l’eau .

Pour ces deux nuits nous avons été obligés de nous arrêter sur une station service au milieu des camions qui reprennent la route à toute heure de la nuit. Ce n’est pas le pied, mais quand on ne peut pas faire autrement…

 

05/02/2007- 06/02/2007 : SANTIAGO

En toile de fond de cette grande métropole de plus de 5 000 000 habitants, le tiers du pays, se trouve la Cordillère des Andes. Cette capitale est encaissée dans une vallée, sans vent, ce qui aggrave le problème de pollution. Malgré ses grandes dimensions, son étendue grâce à ses nombreux espaces verts la vie à Santiago est très agréable. Seul le centre est dense. En effet nous avons faits deux rues piétonnes en plein centre, nous étions enivré par le monde. Au milieu de tous ces gens qui marchaient d’un pas bien pressé quelques artistes exhibaient leurs œuvres (peintres de styles divers), ou faisaient une démonstration de leur talent (mime, clown).

Nous avons sillonné le quartier ancien avec ses vieilles façades, sa cathédrale gigantesque et tout en marbre, son musée d’art précolombien. Ce quartier nous rappelle beaucoup des grandes villes européennes comme Paris, Lyon. Ce qui n’est pas étonnant puisque les vieux bâtiments du centre ville ont été construits par des architectes européens inspirés par Paris et Rome.

En contraste de ce quartier les quartiers modernes portent la marque de l’influence Nord Américaine avec de très hauts buildings aux vitre fumées, le marbre qui orne les bureaux comme à New York. L’emprise américaine est très grande au chili: de nombreux fast food s’installent dans tous les quartiers. Des chauffeurs de bus ont entouré leur levier de vitesse du drapeau américain.

Il est très facile de déambuler dans la ville grâce aux nombreux moyens de transports : une multitude de taxi privé ou collectifs, de bus et le métro qui désert tous les quartiers. Pour la grande joie des enfants nous avons eu l’occasion de tester à plusieurs reprises le métro : le plus économique pour nous puisque nos deux tickets reviennent à un euro et les enfants ne payent pas.

Par contre les parkings sont très chers. Le premier jour nous avons du batailler dur car comme le CC est long il voulait nous compter deux places. Nous n’avons pas cédé. A 1,5 € de l’heure OUPS !!!

Le deuxième jour nous avons réussi à ne payer qu’une seule place et à moitié prix cette fois…Tout se marchande ici. Quand vous demandez sans ticket c’est très souvent moitié prix (sans ticket veut dire directement dans sa poche) … Oui je sais c’est de la corruption de fonctionnaire mais si on veut tenir le budget y a pas le choix…

Nous avons été obligé de dormir dans une petite rue car il n’y a pas de camping à moins de deux heures de la ville. Du coup nous sommes vites partis de cette grande ville au bout de deux jours voulant retrouver des espaces plus calmes.

De toute façon deux jours à déambuler dans cette ville agréable soit, mais nous en avions tous plein les bottes surtout qu’il fait très chaud… Décidément la foule nous effraye de plus en plus le retour va être difficile je pense…

Ah oui, nous avons réservé notre retour pour le 19 juin…

En quittant la ville nous avons été obligé de dormir sur l’autoroute. Vivement une nuit calme.

07/02/2007 : VALPARAISO

Cette ville côtière crée par les espagnols au 16ème siècle est le grand port de Santiago situé à 120 km à l’ouest. Elle est construite sur 42 collines. Un dédale de ruelles tortueuses, de rues, d’escaliers et de funiculaires grimpent en pente raide vers de splendides maisons coloniales agrippées aux flancs de ces nombreuses collines. En effet, en bas, le long du port il y a deux rues. Tout le reste est à flanc de colline. La grande avenue, la voie ferrée et le port qui longe tous les trois la baie de Valparaiso ont tous été gagné sur la mer.

Ces maisons pour la plupart ont été bâties par les britanniques au 19ème siècle. Dans cette ville où il n’est pas du tout facile de déambuler en voiture le klaxon est maître. Les voitures passent quand elles peuvent que le feu soit vert ou rouge, à votre gauche ou votre droite cela n’a pas d’importance. C’est tout un exploit de se faire un passage avec le camping car. Nous nous sommes donc garés sur une place en plein milieu avec quelques voitures : parking non payant en face d’un établissement de la marine… Bizarre bizarre, cela ne doit pas être une vraie place. Tant pis on part à la sauvage en laissant le camping car ici. Nous déambulons dans les ruelles en bas, le long du port, sur les hauteurs, admirant ses vieilles façades. Dans une rue les pompiers sont en effervescence, il y a quelques jours quatre bâtiments anciens ont pris feu faisant des dégâts matériels et malheureusement humain.

Belle promenade sur les hauteurs avec une vue panoramique sur la ville et ses maisons colorées et sur le port en pleine activité. La présence des peintres, des artisans est une allusion à Montmartre. Les funiculaires sont tout en bois et sont d’époque. Ils gravissent avec peine les quelques mètres qui les séparent des hauteurs.

Sur le chemin du retour nous avons traversé un marché aux poissons : poissons, pieuvres, algues, coquillages attendaient le client; Ils étaient posés sur des étalages en bois sans glace…

De retour au camping car (il était toujours là et nous attendait patiemment) nous avons continué notre route le long de la côte. Soudain nous vîmes un… puis deux …enfin une multitude de pélicans. Une dizaine nous attendaient sur une cabane de pêcheurs. Vite nous arrêtons le CC, nous nous armons de nos appareils photos et nous voilà parti pour une bonne heure d’observation. Certains faisaient sécher leur plume: installés au soleil ils s’aident de leur grand bec pour chasser les gouttes d’eau de leur plumage. D’autres plus affamés nageant sur l’eau à la recherche de leur proie. Quand ils aperçoivent un poisson (quel œil !!) ils plongent leur bec dans l’eau. La poche sous leur bec se gonfle due à la présence de toute cette eau avalée. Ils mettent la tête en arrière afin de faire glisser le poisson et l’avale. Ils ont de larges pattes palmées comme les mouettes. Certains plus feignants passent leur temps à côté des bateaux de pêcheurs espérant ainsi récupérer plus facilement des poissons. Quand ils volent ils rasent l’eau en planant grâce à leurs longues ailes larges et écartées.

Après ce beau spectacle nous avons roulé de nuit. Quand nous nous sommes arrêtés c’est un ciel rempli d’étoiles scintillantes que nous avons pu admirer : que la nature est magnifique !!..

 

08/02/07 : JOURNEE ROUTE

Après le travail scolaire nous avons repris notre route. Destination prévue un parc avec une flore riche et plusieurs espèces d’oiseaux. Au fur et à mesure de notre route, le paysage devient de plus en plus désertique. Nous avons retrouvé les cactus avec leurs grandes épines (plus de 15 cm pour une) . Surprise à cette époque la plupart sont fleuris : jolies fleurs rouges tout le long. Certaines maisons en adobe que nous croisons possèdent des haies naturelles en cactus. Il faut dire qu’à part ses plantes la végétation est rare.

En fin d’après midi quand nous sommes arrivés au parc national de Fray Jorge il fermait. Il ferme exceptionnellement tôt puisqu’il était 16h45. Ce n’est pas grave, nous avons passé le reste de l’après midi dans ce décor semi-désertique. Les filles se sont installées dehors avec leur bébé et se lanceront dans une grande partie de jeu. Nous visiterons le parc le lendemain.

 

09/02/07 : AU MILIEU DES CACTUS

Pendant que je commence à faire travailler les enfants, Eric part tout seul voir le parc. C’est beaucoup mieux pour photographier les oiseaux qu’il soit tout seul. Nous irons tous ensemble à son retour.

Au bout de quelques instants nous le voyons surgir du chemin. Déjà ? Et oui, la ballade n’est pas terrible du tout: pas de forêt comme prévu, pas d’oiseaux. Comme quoi les guides touristiques ne sont pas toujours fiables.

Le garde du parc nous a conseillé une ballade le long d’une rivière où on peut observer des oiseaux.

Le travail scolaire terminé nous ne visiterons pas le parc mais nous irons plutôt là où le garde nous conseille. A 16 km au sud du parc sur la route 5 à hauteur de penablanca prendre la piste en direction de la mer.

Après 15kms de piste nous découvrons la rivière avec ses oiseaux. Difficile de les prendre en photo car ils sont loin et surtout très sauvage: au moindre bruit ils s’envolent.

En remontant le cours d’eau nous tombons sur l’estuaire et la mer.

Fin de journée tranquille au bord de la plage et de la mer : jeux de sable, course, baignade… Les rouleaux étaient très impressionnants.

10/02/2007 : BAIGNADE A SERENA

Après-midi plage. Réflexion des enfants en arrivant : « c’est comme les plages françaises sauf que les rouleaux sont plus gros mais il y a autant de monde. »

Quelle sensation d’être sur cette plage au milieux de tout le monde et de se dire que nous sommes à l’autre bout du monde au milieu des chiliens…

Tout est si semblable à chez nous, tous le monde se pommade avant de se faire bronzer. Les enfants font des pâtés de sable… Mais ici un joueur de samba fait une petite démonstration avant de tendre sa casquette, pour récolté quelques pesos. Ici on vend les parasols directement sur la plage. Et les chevaux attendent au bord de la plage pour faire une petite ballade. Anaïs après plusieurs essais n’a pas voulu se baigner. Soi-disant qu’il y avait des odeurs de mer qui ne lui plaisait pas du tout. Nous autres nous nous sommes éclatés dans ses gros rouleaux : même Aline qui essayait de glisser sur la vague (du moins sur certaines !!!).

11/02/2007 : VICUNA ET SES OBSERVATOIRES

Climat agréable….voir de plus en plus chaud. Une certaine douceur de vivre règne dans cette ville. Une fois que nous avons réservé notre soirée pour visiter un observatoire et contempler les étoiles, nous avons visité un musée sur les insectes du Chili et fait un tour en ville où nous avons pu goûter les fruits des cactus. Avec sucre pour les enfants, sans sucre pour moi. Très acide, cela ressemble au kiwi pour la texture. Puis, nous voilà parti faire une excursion dans les environs où nous irons jusqu’au joli village de Monte Grande. Nous voilà de nouveau au pied de la cordillère des Andes avec ses montagnes rougeâtres. Dans cette région ils cultivent beaucoup de raisin destinés à être dégustés frais mais aussi secs. En effet, une fois ramassé ils l’étalent au soleil 25 jours afin de le faire sécher et de le déguster. Nous avons eu la chance de croiser des personnes dans les vignes qui ont bien voulu nous en faire goûter. Cela ressemble à notre raisin sec simplement ils se présentent encore sous forme de grappe. Dans les vignes de nombreux filets sont posés entre les pieds ou par dessus afin de les protéger du vent qui les assèche. Il faisait tellement chaud que nous nous sommes offerts des jus de fruits frais : pastèque, raisin, pêche…Hum !! Un délice !!

Le soir nous voilà parti pour « une nuit aux étoiles ». Le Chili est par mis les neufs pays dont la France qui possède un observatoire géant, mais celui ci n’est ouvert aux touristes que la journée et il faut réserver au moins un mois à l’avance. Aucune observation du ciel n’est permise seule la visite des bâtiments est possible. D’autres observatoires fait par des amateurs passionnés, plus petits mais très intéressants sont ouverts au public le soir. Ils sont tenus par des bénévoles qui en l’espace de quelques heures vous font vivre leur passion. Ces observatoires sont installés dans le désert d’Atacama loin de la pollution des villes, dans la partie la plus sèche du désert, là où la limpidité de l’air et la présence d’un ciel sans nuages existe quasiment 358 nuits par an.

La visite était en trois parties. Nous avons choisi le groupe anglais ainsi nous n’étions que 9 ce qui était très agréable pour observer les étoiles.

Dans un premier temps nous avons regardé des étoiles comme Sirius, Betelgeuse, une nébuleuse, et une planète Vénus. Chaque observation nécessitait un réglage du télescope. Une fois les données rentrées dans un ordinateur, la coupole bougeait puis le télescope était orienté dans cette nouvelle ouverture pour l’observation. Les enfants étaient très impressionnés, posaient plein de questions. Il fallait jongler entre écouter les explications en anglais et leur expliquer…

Ensuite une partie plus technique : un film sur les différents télescopes qui existent, les projets futurs, et la formation d’une étoile.

Enfin dehors de gros télescopes manuels étaient placés afin que nous puissions observer deux galaxies, une nébuleuse, des étoiles et le clou du spectacle : Saturne avec ses anneaux.

Cette dernière a laissé un souvenir inoubliable dans nos têtes. Les enfants tout excités de cette soirée nous ont bombardés de questions…

 

12/02/2007 : PARC AQUATIQUE

 A SERENA

En fin de matinée pour se reposer de la route nous avons passé une journée dans un parc aquatique avec sept bassins différents et six toboggans. Les enfants tout excités passaient d’un à l’autre. Mais leur préféré était le toboggan jaune où l’on descendait par deux dans une bouée en forme de bateau afin de mieux glisser : attention à la pente raide et à l’arrivée dans l’eau où souvent la bouée bateau se renversait… Fous rires garantis. Pour se détendre de ses descentes stressantes nous allions nous détendre dans le bassin rivière où tranquillement sur des bouées nous pouvions en faire le tour.

Le parc est très bien agencé avec des chaises longues, des parasols , une grande aire de pique-nique avec table banc et barbecue à chaque table. D’ailleurs vers 11heures alors que les enfants se baignaient, les hommes préparaient le feu et les femmes faisaient les allers retours vers les voitures pour chercher le pique-nique… du moins le repas tellement c’était copieux.

Si on avait su nous aussi nous aurions prévu un barbecue…

Pour couper l’après midi nous avons emmené les enfants faire une descente en tyrolienne après avoir grimpé un mur d’escalade.

Pour rien au monde je ne l’aurai fait. Mais Eric, les deux grands et bien sur la dernière qui veut faire tout ce que son frère et sa sœur font, sont montés à tour de rôle. Antoine, le premier a gravi très rapidement ce mur de neuf mètres de haut. Sans aucune hésitation, arrivé en haut il s’est lancé en lâchant même les deux bras.

Anaïs, très concentrée est arrivée également très facilement en haut. Sans appréhension du vide elle s’est jetée dans le vide mais a préféré tenir d’une main la corde.

Enfin le tour d’Aline. D’en bas mon ventre se sert au fur et à mesure que je la vois monter sans aucune peur ses 9 mètres. Arrivée en haut elle dira à son père : « même pas peur » et toute contente elle se lance dans le vide, en lâchant les mains pour 80 mètres de descente… et moi j’angoisse. Finalement vient le tour d’Eric sans problème, comme d’habitude mais là je ne m’inquiète plus…

Autant vous dire qu’ils étaient tous les trois ravis et ne rêvent maintenant que d’une chose: recommencer…

Après quelques bassins, une dégustation de churros le parc va fermer ses portes il est temps d’y aller.

 

13/02/2007 : UN PEU PLUS HAUT

DANS LE DESERT D’ATACAMA

Nous continuons notre montée vers le nord. Ce désert couvre la quasi-totalité du Grand Nord Chilien. C’est l’un des lieux les plus arides du monde. Certains endroits n’ont pas eu de pluie depuis 250 ans. Cet immense haut plateau est coincé entre le Pacifique et la Cordillère des Andes. Sur 1 000 kilomètres on ne voit que du sable, des roches, des montagnes brunâtre, rougeâtre, une terre craquelée. Plus aucune vie semble exister tellement c’est sec : pas une plante pas un animal. Rien mais les paysages sont magnifiques. Et toujours cette sensation étrange de traversée ces lieux inhabités…

Pour manger nous nous sommes arrêtés au bord de la route, sur le parking d’un restaurant pour routier. Il y avait un mini zoo. Les enfants se sont amusés à donner à manger aux animaux : peau de melon, pain sec…

Il fait chaud, très chaud mais en ouvrant les fenêtres on arrive à faire de l’air .

Nous reprenons notre route à travers cette immensité aride. Les enfants regardent un DVD.

Sur notre chemin quelques traces de mines anciennes et d’autres récentes. En effet le sous –sol de ce désert est riche en minéraux comme l’or et autres. Il a toujours attiré les chercheurs depuis le temps des Incas malgré son côté inhospitalier. Encore aujourd’hui il est exploité.

Nous longeons la côte nous sommes donc au bord du désert. Parfois nous croisons des îlots d’habitations, des petites villes plus ou moins verdoyantes qui tranchent avec la couleur minérale du désert. D’ailleurs quand de loin on aperçoit du vert on sait que nous allons trouver un village.

En fin de journée, à la sortie de l’une de ces petites villes, Caldera, nous voyons des « buggys ». Nous sommes que deux conducteurs. Un enfant montera avec Eric, un autre avec moi . Le troisième dans le 4*4 avec le monsieur qui nous sert de guide. Nous voilà, parti pour 1h 30 à travers le désert et ses dunes. Nous changerons d’enfant régulièrement afin que chacun en fasse. De temps en temps nous leur donnions le volant et gardions les pieds sur les pédales. Ce qui était moins marrant c’est le sable que nous nous prenions sur nous et surtout dans les yeux du aux véhicule de devant. Il fallait rester à une bonne distance les uns des autres . Ce qui n’est pas toujours facile surtout quand on se laisse emporter par la vitesse. Trous , bosses, vitesse dans le sable…Tout le monde s ‘est régalé.

Aline qui n’a pas tenue beaucoup le volant a eut droit à 5 minutes supplémentaires avec Eric . Elle est rentrée tout excitée et heureuse.

Comme il était tard nous sommes restés dormir là.

 

14/02/07 : MONTEE VERS LE NORD

Nous continuons notre montée. Nous longeons la côte par la route Nous nous sommes arrêtés près de pêcheurs afin d’observer les pélicans. Plusieurs espèces se côtoyaient. Certains se séchaient les ailes sur des rochers, d’autres sur l’eau cherchaient les poissons. Soudain un pêcheur est sorti de son atelier avec un seau rempli de poisson. Quelle excitation parmi les pélicans. Tout le monde affluait vers le pêcheur. Certains trop gourmands essayaient de se servir directement dans le seau mais ils faisaient vites demi-tour grâce aux bons coups de pied du pêcheur. Ils se piétinaient les uns sur les autres pour être au plus prêt. Au milieu d’eux surgissait un lion de mer qui voulait bien sa part mais n’arrivait pas à se faire une place et des mouettes qui par leur petite taille n’avait aucune chance…

Arrêté un peu plus loin au bord de l’eau (juste avant la montée de balneario flamenco) les enfants ont organisé une pêche avec leur filet et leur seau. Ils nous ont ramené plusieurs poissons un gros crabe et une très belle et grosse étoile de mer. Nous allons essayer de faire sécher cette dernière. Le crabe a été rejeté dans l’eau et les enfants ont voulu dans une bouteille en plastique gardaient quelques petits poissons. Au bout de quelques heures certains commençaient à mourir . Du coup ils ont été rejeté en mer. Aline qui ne supporte pas « la mort » commençait à sangloter bien fort. Ils ont donc enterré les poissons morts et il a fallu réconforter Aline qui dans ce cas là pense toujours à son papi … Pendant ce temps Eric est allé photographié des oiseaux. Il est revenu content avec 3 nouvelles espèces dans l’appareil. Nous avons quitté la route 5 sous les conseils d’un pompiste pour traverser le parc national de Pan azucar qui se trouve au bord de la mer. Il a eut bien raison de nous conseiller cette route. Piste facile à travers de superbes paysages entre mer et collines ocres aux formes différentes les unes des autres. Le kilométrage est presque le même et c’est tellement plus joli. Nous nous garons sur la plage.

 

15/02/2007 : ANTOFAGASTA

Comme je m’en doutais je n’ai pas bien dormi (c’est une habitude que j’ai durant ce voyage) car nous entendions les vagues si fortement que j’étais sûre que la marée montait plus fort que nous l’avions supposé. Je me suis levé deux fois, j’ai fini par réveiller Eric pour qu’il regarde à son tour (il s’est bien moqué de moi). Il était heureux que je le réveille surtout qu’après il n’arrivait plus à trouver son sommeil…

Nous avons repris la route. En fin de journée nous arrivons à Antofagasta. Cinquième ville du Chili et le plus grand centre urbain du désert. C’est étonnant de rouler des heures et des heures, des jours et des jours sans aucune vie et soudain se retrouver dans une grande ville (plus de 300 000 habitants).

Nous en avons profité pour faire un gros plein alimentaire, essence, eau avant de poursuivre notre route.

Il était déjà bien tard quand nous avons repris notre route, il faisait nuit. La route 5 offre peu de place pour s’arrêter . Nous avons passé la nuit sur le parking d’une route secondaire à côté de panneaux qui mentionnait : « attention zone explosive ». Les enfants surtout Antoine n’était pas rassuré. On lui a expliqué que cet indication n ‘était pas valable pour le parking mais pour les terres aux alentours…

16/02/2007 : ROUTE VERS CALAMA

ET LA VALLE DE LA LUNE

Une fois les cours terminés nous voilà de nouveau sur la route 5. Au bout de quelques instants nous passons le tropique du Capricorne matérialisé sur le bord de la route par une simple pierre. Puis nous arrivons à Calama. Ville sans grand intérêt mais qui possède une poste (bien pour nous qui devons envoyer les cours des enfants) , un parc où les enfants ont joué un moment, Internet pour les messages et un office de tourisme pour décider de la suite des opérations. Apparemment il y aurait un carnaval dans la région de San Pedro. Nous allons donc continuer vers cette ville et visiter la mine de cuivre plus tard.

Pour arriver à San Pedro il a fallu monter à plus de 3 000 mètres. Ce qui est étonnant car on n’a pas eu l’impression de monter. Partis du niveau de la mer le matin, nous sommes un peu vaseux au passage du col.

Avant San Pedro nous avons traversé la vallée de la lune. Merveilleuse vallée que nous visiterons demain au coucher du soleil car le parc va bientôt fermé. On se trouve une place en plein milieu du désert d’Atacama pour la nuit. Au dessus de nous comme d’habitude une pluie d’étoile. Le ciel est d’une pureté incroyable, bonne nuit…

17/02/2007 : SAN PEDRO

 ET LA VALLE DE LA LUNE

Après le travail quotidien, nous reprendrons notre route à travers ce désert aride. Nous déjeunerons à San pedro de Atacama. Ce village a eu la bonne idée de fermer son centre à la circulation, ce qui lui permet de garder son caractère d’avant. Ainsi il fait bon déambuler dans les rues en terre au milieu des maisons en adobe que certains repeignent en blanc. Il n’ y a pas de bruit si ce n’est celui des oiseaux ou du vent qui s’engouffre dans les ruelles. Ici personne ne court; les touristes comme les locaux déambulent d’un pas nonchalant. La sérénité règne ici. Le temps semble suspendu. Nous sommes agréablement surpris car nous avions peur d’une ville assaillie de touriste et en fait pas du tout. Ce village à 2 500 m d’altitude avec moins de 2 000 habitants respire le calme. Avec son église en terre repeinte d’un blanc éclatant qui date du 17ème siècle, c’est une des plus vieille du Chili, elle est typique des petites églises que nous pouvions voir dans les westerns mexicains. Sur la place parce que nous sommes samedi quelques artisans sont venus présenter leur production locale. Peinture sur pierre, quelques instruments de musique, et les incontournables tricots, ponchos, gants, bonnet… Sur le chemin du retour nous avons trouvé notre premier figuier avec des figues mures. La plupart s’étalait par terre, personne ne les ramassaient. J’en ai fait mon régal. Avant de partir nous décidons de prendre de l’essence. Quelle histoire pour trouver la station. Afin de préserver l’authenticité du village il n’y a aucune pancarte (ce qui part d’un bon sentiment). Il faut donc demander et les explications changent en fonction des personnes. Ce qui nous rassure c’est que nous ne sommes pas les seuls à chercher. Des touristes nous ont également demandé où elle se cache. Pour se cacher elle est bien cacher au fond d’une cour après un portail… 30minutes pour une station service… J’en connais un qui commençait à bien s’énerver !!…

L’après midi, nous visiterons le petit site de Tulor, ancien village pré-colombien habité il y a 2 800 ans. De très vieilles maisons en terre recouverte par le sable depuis… (ce n’est pas incontournable) Nous sommes à la recherche du carnaval qui doit se trouver dans les petits villages environnants San Pedro. Nous allons à Coyo, en fait de carnaval, il s’agît d’une fête entre amis qui se passe durant deux trois jours chez des particuliers. Ils font la fête à grand coup de boisson et de musique en se lançant des kilos de farine. Au bout de quelques heures tout le monde remonte dans les voitures et vont continuer la fête dans une autre maison où musique et boisson fraîche attendent tout le monde. Vers 17 heures nous retournons à la vallée de la lune.

Sur quelques kilomètres le paysage semble être d’une autre planète avec ses montagnes taillées par le vent, ses rochers aux formes bizarres et ses dunes aux cristaux de sel. Au loin les volcans aux cimes blanches nous regardent.

En fin de journée au coucher du soleil les dunes et les formations rocheuses projettent leurs ombres et font ressortir les cristaux de sel du désert. D’ailleurs c’est ici que le robot envoyé sur Mars a été testé. Aucune végétation, aucun animal : le sable, le vent, le sel.

Arrivé dans le parc nous avons fait un tour rapidement, puis plus lentement avec des points arrêts photos et visites nous sommes revenus sur nos pas. Les enfants bien sûr taillaient les rochers afin de récupérer de la roche cristallisée par le sel. Sur le sol il y avait également des cristaux de sel qui donnait du relief . Il fallait faire attention quand nous marchions afin de ne pas se faire mal sur ce terrain accidenté par les pics de sel.

Au moment du coucher de soleil nous avons gravi une dune gigantesque afin de profiter de la lumière et du panorama. Montée difficile dans le sable, sous les rafales de vent où le sable nous fouettait les jambes. Mais en haut quel spectacle !! Quel contraste de couleur entre les parties déjà dans l’ombre et les dunes rougies par le soleil couchant.

Nous sommes revenus au CC fatigués, pleins de sables mais cela valait vraiment le coup.

Nous avons dormi dans le désert (difficile de faire autrement), seul sous un ciel infiniment étoilé.

 

18/02/2007 LAGUNA CHAXA

9 heures du matin et il fait déjà 17°c. Eric veut remettre de la moquette dans le CC. Nous nous installons dehors sur une grande couverture pour faire les cours. Quel paysage : profitez les enfants car l’année prochaine vous n’aurez pas la chance de travailler dans un cadre aussi paradisiaque : des kilomètres de paysage splendide rien que pour nous…

Une fois la tâche matinale terminée nous prenons la route pour le village de Toconao. Il est situé à 2 485 mètres du niveau de la mer. Les ruelles sont en terre, les maisons sont faites en pierre volcanique. Dans le centre, sur la petite place verdoyante (seul espace vert des environs) se trouve une tour qui a été rasée en 1 750 et reconstruite en pierre volcanique. Elle est peinte en blanc comme certaines maisons. Les quelques habitants du village vivent de l’artisanat fait à partir des pierres de volcan et d’agriculture.

Le désert est si aride et pourtant chaque village est une oasis de fraîcheur.

Après avoir sillonnée ces ruelles, parcouru certains magasins nous reprenons notre route pour la « Laguna Chaxa ». Cette lagune est le « salar d’Atacama » desséchée par le vent et entourée d’une chaîne volcanique dont le volcan Licancabur qui s’élève 5 916 mètres (l’un des plus haut volcan éteint de la Cordillère des Andes). Cette saline fait 3 000 km² à travers des paysages éblouissants. Nous voilà parti sillonner cette lagune sans oublier les lunettes et la casquette. Un sentier traverse sur une partie l’étendue du salar. Il serait très difficile de marcher sur ses pics de boue séchée et de sel. La terre ressemble à un champ labouré où elle serait cristallisée par le sel en prenant des formes bizarres. D’ailleurs les enfants s’amusent à leur donner des noms. Un peu plus loin la lagune et ses trois espèces de flamants roses avec d’autres oiseaux profitent de la richesse de l’eau en plancton. Cet eau provient des hauteurs de la Cordillère par ruissellement et infiltration. Arrivé au niveau de la lagune le terrain plat fait qu’elle ne s’écoule plus, mais stagne. Sur son chemin l’eau s’approvisionne en sel et autres minéraux. Arrivé en plaine elle s’évapore laissant le sel. Aline qui adore le sel en a sucé plusieurs, en cachette, malgré notre interdiction… Les enfants faisaient la course aux lézards qui avaient la teinte de leur environnement. Après un documentaire sur la formation du salar nous avons parcouru une route magnifique au pied de cette chaîne volcanique. D’ailleurs l’un de ses volcans se manifeste chaque année (sortie de fumée). La dernière fois c’était en avril 2006, l’année était presque finie mais nous n’avons pas eu la chance de pouvoir observer ce phénomène… Le mélange des couleurs de ces montagnes était magnifique surtout sous la lumière d’une fin d’après midi. Le rouge, vert, brun contrastait avec la cime blanche des montagnes et le bleu pur sans nuage.

Dernier village visité de la journée : « Peine » avec son église blanche et sa charpente en cactus. Très vieux village avec une seule épicerie où le ballon de foot se trouve à côté du fromage. Ce village n’a peut être qu’une seule épicerie mais a un terrain de basket. Sous la demande de la majorité nous resterons là et les enfants joueront au basket. Quelques enfants du village se joindront à eux. Tout en les observant jouer nous apercevons une… puis deux …puis trois … femmes traversées mouillées le village une serviette autour de soi ??!! Est ce la douche publique ? Au départ nous ne comprenons pas trop. Voulant en avoir le cœur net nous faisons le chemin inverse. Au bout du village deux superbes bassins avec un plongeoir dans un cadre féerique. Ces bassins sont chauffées naturellement par les volcans mais la température reste agréable. L’entrée est libre : quelle chance nous dise les enfants pour les habitants de ce village. La partie de basket se termine dans l’eau. Ils s’amusent du plongeoir à tomber, à plonger.

Le village étant calme nous passerons la nuit là. Il y a eut une fête en début de nuit qui s’est heureusement pas terminée trop tard.

 

19/02/2007 : VILLAGE DE PEINE

Aimant beaucoup le cadre de ce village nous décidons de passer la journée ici. Après les cours partie de baignade pour tous. Puis ayant trouvé du poulet nous faisons un barbecue au bord de l’eau. Re baignade l’après-midi (nous sommes vites repérés) et partie de basket pour les enfants contre ceux du village. 3 muselle contre 5 enfants. Chacun se donnait à fond à sa manière. Les adultes qui les observaient étaient mort de rire de les voir jouer, faire des blagues pour s’accaparer la balle ou pouvoir passer. La France a fini par gagner malgré leur minorité… Ils étaient fiers mais surtout contents d’avoir partagé cette partie avec des enfants de tout âge. Fin d’après midi dans l’eau pour se détendre et soirée crêpes.

 

20/02/2007 : VILLAGE DE SOCAIRE

Cet fois après les devoirs ,un dernier bain nous reprenons la route vers le village de Socaire. Joli village à 3 500 m d’altitude où les maisons sont en pierre volcanique, ainsi que son église au toit de chaume. Elle est excentrée du centre du village, entourée de tournesol avec en arrière plan les montagnes enneigées.

Le circuit des villages terminé nous avons fait demi tour par une autre route qui passait plus près de cette chaîne volcanique avec au fond le salar d’Atacama.

De retour à San Pedro nous faisons les courses, un petit tour sur Internet, le plein d’essence., facile nous savons où se trouve la station maintenant.. Nous visitons le musée archéologique sur les fouilles de la région. Plusieurs momies en très bon état de conservation ont été trouvées. Les indiens étaient momifiés en position assise et étaient enterrés avec leurs biens. Le musée était très intéressant et le figuier à la sortie délicieux. Plus de 400 000 pièces retracent toute l’histoire de cette région depuis l’implantation des Atacamènes il y a environ 11000ans.

Il commençait à être tard et nous devions prendre la piste pour les geysers d’El tatio. En effet ils ne fonctionnent que le matin et nous ne savons pas l’état de la piste ni le temps que nous allons mettre. La majorité y va en groupe organisé en 4*4.

Les paysages sont splendides : terre rouge, brune, montagnes aux cimes blanches, asséchées par le vent… Un régal nous ne ferons pas beaucoup d’arrêt photo voulant profiter du peu de jour qui reste pour avancer. Les enfants se débrouilleront pour manger et nous nous ne prendrons pas le temps de manger. Les montées sont raides, la piste plus ou moins bonne. Le CC souffre de l’altitude. Il peine dans les montées, il n’ a pas du tout de reprise. Parfois nous devrons redescendre la pente en marche arrière afin de la remonter du départ avec plus d’accélération. .Ceci est du à l’altitude et au manque d’oxygène mais aussi peut être à la qualité de l’essence à la seule station service de la ville. Pourtant c’est une copec (la chaîne la plus importante du pays). La nuit tombe à 20h30, il nous reste deux bonnes heures de route que nous ferons dans la nuit. Eric préfère faire ainsi car nous sommes tout seul. Demain il y aura tous les 4*4 qui feront la route à l’aube. Pour clôturer le tout Aline avec la fatigue (elle s’est tellement donné à fond au basket la veille), l’altitude, le soleil toute la journée ne se sent pas bien et commence à vomir.

Il est 22h30 enfin nous arrivons sur le parking des geysers à 4 300 m d’altitude. Les gardes du parc voulaient nous faire payer la nuit sur le parking en plus de l’entrée au parc .Menaçant de repartir aussitôt dormir ailleurs, ils ont accepté que l’on dorme gratuitement. Au Chili tout se paye : quelle différence avec l’argentine et la Bolivie !!

Avec l’altitude et Aline malade nous n’avons quasiment pas fermé l’œil de la nuit. J’ai l’impression que ma tête allait exploser. Les enfants ont mal dormi également.

 

21/02/2007 : GEYSER D’EL TATIO

Il est 7 heures : réveil pour tout le monde (sans difficulté vue la nuit). Il fait – 6°C dehors et 7°C dans le CC. On met un peu le chauffage pour que les enfants s’habillent. Aline malgré son état prend son courage pour déambuler entre les geysers. La route à l’entrée du parc n’est pas indiquée. Nous essayons de suivre la piste comme on peut. Au bout d’un moment, juste avant de se garer on se trouve sur la route face à un geyser …petit certes… mais geyser quand même… Des touristes nous font signe de passer : c’est normal c’est la piste !!!

Nous voilà au milieu des geysers, nous feront le reste à pied avec un paquet de gâteau dans la main afin de profiter le plus longtemps possible du cadre. Chacun se promène à sa convenance au milieu d’eux. Certains crachent de la vapeur à plusieurs mètres de haut. D’autres sont plus petits et certains sont irréguliers. La température de la vapeur est à 88°C. C’est au moment du lever du soleil que les eaux sous pression jaillissent des entrailles de la terre en imitant le bruit d’une cocotte minute.

Certains geysers forment de larges bassins bouillonnants au ras du sol, d’autres ressemblent à de mini volcans couronnés de concrétions minérales. Tout le monde arrive en même temps et repartent en même temps après un petit déjeuner cuit et chauffé dans les bassins bouillonnants.

Nous nous sommes donc retrouvés assez vites tout seul au milieu des geysers alors que le soleil commençait à chauffer. Nous avons fait plusieurs fois le tour rencontrant à chaque fois des nouvelles couleurs de minéraux. Discrètement nous avons ramassé quelques pierres minérales.

Il est 11 heures, nous sommes les derniers, Aline n’est toujours pas bien nous décidons de redescendre malgré la beauté du site. Nous sommes vraiment content d’avoir fait l’effort de monter sans guide par nos propres moyens. Les groupes vont vraiment trop vites !!!

Pour déjeuner nous décidons de descendre assez bas car vue l’état général de tout le monde il vaut mieux descendre. Nous nous arrêterons sur la piste ne trouvant pas de place entouré par les condors, les lamas.

Plus tard nous arriverons au village de Caspana où il y avait un carnaval. Un groupe de musicien et de danseur déguisés en fleur allaient de maisons en maisons du village pour chanter, danser. Tout le monde les suivait. Dans chaque maison on leur servait de l’alcool. Le soleil, l’alcool ne faisait pas bon ménage et certains commençaient à tituber…

D’autres jeunes plus sobres préparaient des bombes à eau. Nous nous en sommes tous pris une… cela faisait même du bien avec la chaleur. Comme Aline n’était toujours pas bien nous sommes descendus nous reposer au bord du cour d’eau avant de reprendre la route pour trouver un coin pour dormir. Au bord de l’eau une dame âgée, édentée, la peau tannée par le soleil gardait des lamas et des alpagas. Elle est venue discuter un peu avec nous mais l’échange était difficile… Notre quechua est assez limité. nous avions beaucoup de mal à la comprendre.

Soirée dvd pour essayer de distraire notre pupuce qui continuai de se vider.

 

22/02/07 : VILLAGE DE CHUI CHUI

Ouf, Aline a mieux dormi et se sent mieux. En fin de matinée nous sommes arrivés à Chui Chui. Oasis de fraîcheur et de verdure dans un environnement inhospitalier, très sec, et rougeâtre. Son église, toute blanche date de 1675. Elle est considérée comme la plus vieille du Chili. Les murs de terre très épais soutiennent une charpente en cactus séchée dans laquelle les clous sont remplacés par des liens de cuir. Le reste à l’intérieur est très sobre. Des bancs sont alignés le long des murs. Une représentation peu orthodoxe de Jésus à l’autel et à côté : statue avec un petit tutu blanc ?!! (voir photo). Cela a fait beaucoup rire les enfants. Nous avons passé un petit moment dans ce village sans vie… ou presque, à déambuler dans les rues en terre. Aline qui est restée deux jours sans nous parler, rattrape le temps perdu et nous fatigue… il vaut mieux cela. Les filles s’amusent à parcourir les rues en corde à sauter.

En début d’après midi nous avons repris la route pour arriver à Chuqicamata.

La ville en elle même à 3 000 mètres d’altitude est triste et dépourvue d’intérêt. C’est une ville dortoir pour les mineurs; elle possède son église, ses commerces, ses logements, ses écoles et son hôpital.

Nuit calme dans une rue tranquille de cette ville.

 

23/02/07:MINE DE CHUQICAMATA

C’est la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde. De la route on aperçoit les fumées, la montagne de toutes les couleurs. Pour visiter la mine nous sommes obligés d’y aller en groupe . La visite commence par une explication technique puis nous prenons le bus pour pénétrer à l’intérieur. Les gens y travaillent 24 heures sur 24, tous les jours de l’année, sauf quand il pleut, les camions patine et ne peuvent monter. Mais comme il ne pleut presque jamais… Le complexe minier comporte deux sites d’extraction de cuivre, une raffinerie, une fonderie. La pureté du cuivre passe de 1% dans la montagne à 99,99% en fin de chaîne. La visite dans la mine est rapide (une heure) mais suffisante. Elle a la forme d’une ellipse de 5 km sur 3 km et elle affiche une profondeur de 900 mètres. Ils continuent de creuser et vont atteindre 300 m de plus en moins de 10 ans. La fosse s’agrandit par gradin successifs à coup d’explosifs. De gigantesques camions-bennes de 12 m de long, 6 m de haut et 7 m de large sillonnent doucement ce trou béant afin d’acheminer le minerai jusqu’aux usines de transformation. Une roue fait 4 m de diamètre et un pneu coûte plus de 10 000 $ US !!! Nous sommes bien petit. Des camions ordinaires avec des fanions à 6m de hauteur afin de ne pas se faire écraser par ses monstres parcourent les pistes afin de les arroser et limiter l’usure du pneu du à la poussière.

A côté du cuivre il y a d’autres métaux mélangés comme l’or, l’argent ainsi que d’autres plus nocifs comme l’arsenic. D’ailleurs aujourd’hui plus d’un ouvrier sur trois sont intoxiqués par les particules d’arsenic.

Puis nous avons repris notre route vers le nord. Le paysage change de nouveau : toujours très sec mais de plus en plus plat et sableux.

Sur la route nous rencontrons une ville totalement détruite. Mais son cimetière avec ses vieilles tombes en bois nous attire. Nous arrêtons le CC au bord de la route et sous une chaleur accablante, il fait plus de 40° à l’ombre nous en faisons le tour. La plus vieille tombe que nous ayons vue date de 1884 et la plus récente 1958 ; Certaines sont en bois, protégées ou non par des barrières en bois. D’autre en ciment sont peintes avec des couleurs vives : bleu, orange, vert. Sur la plupart des couronnes de fleur en fer forgée. Et oui pas d’eau pas de vrai fleur. Il n’y a pas de photo, de texte. A moins que tout cela avec le temps se soit effacé…Nous nous sommes arrêtés pour la nuit à l’entrée d’un village. Un vieux monsieur est resté avec nous un moment à nous observer et discuter. Gare aux grosses mouches qui piquent… Il y a eut la fête au village : chants, musiques…A minuit tout devient calme, je peux afin m’endormir. Tout le monde dort depuis bien longtemps !!

 

24/02/2007 : HUMBERSTONE,

LA VILLE ABANDONNEE

Quand nous voyons sur le bas côté un arbuste nous sommes tout étonné en nous demandant ce qu’il peut bien faire là. Et oui, tout est sec, très sec. La terre craquèle par endroit.. Et pourtant ils ont de l’eau puisque les villages sont de vrais oasis verdoyant…

Pour le déjeuner nous arrivons à la réserve nationale de Pamoa Del Tamarugal et ses 400 géoglyphes (figures dessinées sur les versants rocheux). Ces dessins datent de 1 500 à 700 av.J.C., ils représentent des animaux: lamas, aigles sûrement, des hommes, des figures géométriques. Ils sont visibles de loin. Plus on s’en approche moins on les voit. Profitant de table de pique nique nous déjeunons dehors. Nous avons rencontré une famille chilienne avec une fille de 9 ans qui parle français. Cela fait plusieurs années qu’elle est à l’école française. Nous avons pris leur coordonnée. Plus tard c’est une famille française qu’Eric croisera qui ont l’amour des voyages et partent dès qu’ils peuvent. Ses rencontres, ses échanges nous aimons bien même si parfois ils sont rapides.

Nous sillonnerons le parc à la recherche de ses géoglyphes qui ne sont pas durs à trouver tellement ils sont grands.

Puis nous continuerons notre montée vers le nord où nous visiterons une ville minière abandonnée: Humberstone, classée depuis 2006 au Patrimoine mondiale de l’humanité.

Cette ville comme beaucoup d’autres ont été abandonnée à cause de l’effondrement du cours du salpêtre à la fin de la première guerre mondiale. Toutes ces citées minières privées de leur seul revenu se vidèrent du jour au lendemain de leurs habitants. Certaines sont mieux conservées que d’autres. Celle ci est l’une des mieux conservée. Quand on se promène dans les ruelles en terre nous avons l’impression que les habitants surpris par une quelconque invasion vienne juste de s’enfuir. Les enfants courent partout, rentrent dans les maisons ouvertes espérant trouver un objet quelconque de l’époque. Ils fouillent les moindres recoins. Mais d’autres sont passés avant eux et à part de vieilles capsules de bouteilles, la recherche fut vaine. Cette ville en plein désert abrita jusqu’à 5000personnes. Quelques « tamarugales », les seuls arbres qui poussent dans le désert ornent la place principale encadré par l’ancien marché et le théâtre .Ce dernier intact possède encore ses sièges en bois d’origine. Sur des dizaines d’hectares se succèdent ateliers, maisons livrées aujourd’hui à l’abandon ,à la poussière et au vent du désert. La majorité tombe en ruine.

Luxe suprême l’endroit possédait une piscine en métal avec ses deux plongeoirs et était surmontée d’un auvent en bambou.

Dans une des maisons sont exposés les objets, les documents de ces villes minières abandonnées. Nous avons achetés quelques revues qui racontent l’histoire de ces villes anciennes. Les enfants tout excités fouillaient regardaient tous les objets trouvés : capsules, paquet de cigarette, papier , objet en porcelaine disque. Du coup le monsieur du musé leur a offert à chacun une petite médaille trouvée sur les lieux.

A l’arrière plan de cette ville des anciennes usines outils.

Bref nous avons pris un grand plaisir à déambuler dans ses rues et imaginer leur vie.

Pas loin de là, un autre site « Santa Laura ». Nous dormirons sur le parking et nous le visiterons demain.

 

25/02/07 SANTA LAURA

Cette ville abandonnée du jour au lendemain abrite une usine de transformation et un complexe administratif en bon état dans lequel ils ont fait un musé très intéressant sur les différents objets de la vie quotidienne de cet époque ancienne. Ces vestiges de la Cité minière se sont conservés intacts grâce à la qualité de l’air.

La ville est plus petite que sa voisine, c’était surtout un lieu de travail .Les maisons sont beaucoup plus détruites .

Aline fatiguait est resté au c car avec son papa. Antoine, Anaïs et moi sommes allés y faire un tour. Nous avons préféré celle de la veille.

En continuant notre route nous nous sommes arrêtés pour observer « le géant d’Atacama ». Ce géoglyphe de 86m de haut est la plus grande représentation archéologique d’un être humain au monde. Les enfants se sont amusés à le dessiner dans leur cahier de dessin. Nous avons déjeuner en sa compagnie puis nous avons repris notre route.

Voulant en observer d’autres nous avons quitté notre route pour une autre route secondaire. Nous ne les avons pas trouvés mais après avoir traversé des paysages désertiques, sableux, montagneux, splendides nous sommes arrivés en haut d’une falaise de 400mètres au bord de la mer. Sur le chemin nous avons croisé de vieilles tombes dont certaines étaient à moitié enfouies dans le sable. Les croix étaient en bois. A côté de l’une d’entre elle un vélo tout rouillé…Il devait appartenir à l’ enfant de cette tombe…

Une descente raide et étroite nous emmène dans une ville au bord de la mer. Nous assistons à un retour de pêche de coques. Les enfants réclamant la mer, nous finirons notre journée au bord de la plage. Mais tout d’abord nous partons à la recherche d’eau potable (nous n’avons plus rien à boire)…Rien… Pas d’eau. Nous nous rabattrons sur une grosse bouteille de coca !!!Décidément ils n’ont pas l’habitude de boire de l’eau.

26/02/07 : ARICA

Nous avons roulé jusqu’à Arica. Par précaution nous sommes allés dans un garage pour montrer les freins. Ceux de derrière doivent être changés. Comme il est tard, ils s’en occuperont demain une fois qu’ils auront les pièces. Mais ils ne veulent pas remonter les roues. Donc nous dormirons au garage : quel beau panorama !!!

27/02/07 : LE GARAGE D’ARICA

Il est 15 heures afin nous pouvons repartir .Ils ont commencé à travailler dessus à 10heures. Les enfants en ont profité pour travailler, se reposer et faire des jeux. Le repas a été difficile, je n’avais plus rien à manger, nous devions faire les courses hier soir. L’avantage est que j’ai pu mettre le site à jour…C’est difficile de suive le rythme entre le devoirs, les visites, la route à préparer, le site les imprévus…

28/02/07 : ARICA

Avant de reprendre la route nous avons visité le musée d’archéologie d’Azapa sur les fouilles de la région à travers les différentes civilisations : Indienne, Tiwanaku, Inca et Espagnol.

Plus de 10 000 ans d’histoire avec de grandes explications en français sur des feuilles photocopiées. Trois belles momies ont été retrouvées datant du 5ème millénaire avant J.C. Du coup les enfants s’y sont plus intéressés que d’habitude. Les maquettes fascinent Antoine. Anaïs lis le nom de chaque objet.

Puis nous avons repris la route à la recherche d’un géoglyphe. Nous avons mis du temps pour le trouver. Quand enfin nous l’avons vu Eric a essayé en vain de s’en approcher mais de partout des maisons avaient été construites devant la colline concernée. Voyant une dame qui étendait son linge on lui a demandé si c’était possible de s’en approcher. « Oui oui nous dit –elle, c’est par là »

- « Par là lui dit-on mais c’est un portail qui mène à un jardin »

- - « si si nous assure t’elle, vous ouvrez et vous rentrez »

Arrivé devant le portail, il y avait un cadenas fermé à clé. Et oui, ils ne disent jamais non ici… Peut être que nous aurions du lui demander la clé… Un peu agacés nous repartons et prenons nos photos de la route…à côté d’un figuier (je me suis régalée).

Tout le long de la route il y avait des géoglyphes mais le plus important, le plus grand était le premier. Nous avons déjeuné à côté d’une colline recouverte de dessin de lamas plus ou moins gros. Puis nous avons continué notre route vers le Parc National Lauca, l’un des plus beau du Chili. Nous pénétrons dans la pré-Cordillère. Le paysage change : vallées cultivée donc verdoyantes entourées de montagne sableuse, rocailleuse. Il y a beaucoup de bananier, d’olivier (la région est très riche en olivier avec lesquels ils font de l’huile).

Au delà de ses vallées verdâtres les montagnes redeviennent très désertiques avec des cactus Candelabre que nous ne trouvons qu’entre 2 500 et 2 800m d’altitude, et quelques arbustes très ras. Cette route est jalonné de villages pittoresques datant de l’époque précolombienne et coloniale . Ils possèdent leur église baroque et leur forteresse en adobe.

Nous nous arrêtons en fin de journée dans l’un deux Socoroma. Très joli village perdu dans une vallée très encaissée construit à flanc de montagne, avec ses maisons basses et blanches aux fenêtres et portes bleues. L’église fermée possède un clocher en adobe et paille, peint en blanc avec ses petites cloches qui semblent traverser le temps. Tout autour un parc minuscule de fleurs différentes. Nous sommes toujours surpris de voir des fleurs dans certains villages tellement c’est sec tout autour. Certaines rues sont pavées ou en terre. A côté du parc deux balançoires occupées par les jeunes du village. En dehors de cette vie le village semble mort : pas de bruit, pas de vie… à part un homme avachi le long du mur en pierre d’une maison et une vieille dame qui traverse le village un seau à la main. Le silence… Seul regret dans ce décor paradisiaque les déchets qui traînent en dehors des poubelles dans plusieurs rues. Tout autour de ce village il y a des cultures en étage ce qui est en gain de place pour ces vallées très étroites entourées de montagnes. Nous avons passé la nuit là sur le terrain de foot qui semble ne plus être utilisé sauf par les guanacos. Eric est parti à la chasse aux oiseaux. Il a pu photographier ses premiers colibris de couleurs vives.

 

01/03/2007 : PUTRE

Tandis qu’Eric est parti à une chasse photographique aux oiseaux les enfants ont avancé dans leurs cours. Puis sous une belle lumière nous avons pris la route pour Putré qui se trouve à 3 800m d’altitude. Toujours le même paysage : montagne aride, rougeâtre avec quelques cactus et un peu de buissons rasants. Nous nous sommes arrêtés à un point de vue sur le village dans la vallée encastré par d’immenses montagnes sèches. C’est la limite de la pluie. Nous voyons au loin, plus haut la masse de nuage qui fonce droit sur les montagnes à plus de 4 500 m. En effet, à cette époque plus haut en montagne il pleut. Au niveau du point de vue quelques artisans qui essayent de vendre leur article aux touristes (articles qui viennent tout droit de la Bolivie qui n’est qu’à quelques km. Nous sommes descendues jusqu’à Putré où nous avons passé l’après-midi et la nuit afin de nous acclimater à l’altitude (nous ne souhaitons pas reproduire l’expérience de El tatio nous nous avions tous eu mal à la tête) . Nous en avons profité pour mettre le site à jour ainsi que les blogs et répondre à quelques messages. Ce village pré-colombien est pittoresque avec ses ruelles pavées, son église blanche baroque.

 

02/03/07 : LAGUNA CHUNGARA

Départ pour la Laguna Chungara. A 4 300 m d’altitude , à quelques kilomètres de la ville premier arrêt pour observer des viscachas. Ces mammifères ont un corps et une tête de lapin avec une queue d’écureuil. Ils adorent se blottir sur les pierres, cherchant ainsi la chaleur. Nous marchions sur un sentier, il y en avait partout : sur la falaise, à nos pieds. Il y avait également pleins de petites souris : certaines se dépêchaient et se cachaient sous les pierres, d’autres ramassaient des plumes, les tenaient fermement dans leur bouche et rejoignaient leur terrier. Plus loin des guanacos nous observaient. Les enfants tout excités se sont installés par terre et observaient ses nouvelles créatures. Dur dur de poursuive notre route !!! En farfouillant de partout ils ont fini par monter en haut de la falaise et ont trouvé plein de squelettes de viscachas. Les ennemis de ses animaux sont le renard et le puma.

Mais la plus belle rencontre est celle d’un couple français tous les deux docteurs avec leurs deux enfants en vacances. Nous avons discuté un long moment avec eux avant que chacun reprenne sa route.

L’ascension reprise nous ne tardons pas à avoir plus froid et la pluie à se manifester. Nous ne verrons pas grand chose de la laguna chungara qui est l’un des points le plus joli du Chili paraît il entouré de six volcans. Le brouillard bien bas ne nous laissait pas voir grand chose. Du coup nous nous sommes arrêtés pour manger avant de redescendre vers le village Parinacota.

Et là surprise : le couple de français était là. Nous n’en finissions pas de discuter. Du coup nous nous sommes donnés rendez vous pour ce soir. Parinacota est tout petit mais très pittoresque avec une église peinte à la chaux : son clocher est séparé de quelques mètres de l’église. Je ne sais pas comment ils faisaient pour monter sonner aux cloches car les escaliers sont très étroits, même les enfants ont eut du mal d’y monter : ils se cognaient partout. Eric et moi n’avons pas essayé. Tout autour du village des montagnes, une lagune avec quelques espèces d’oiseaux. Sur la place quelques vendeurs d’artisanat. Le village est vide à cet époque. Ils sont en montagne avec les troupeaux et ne se réunissent dans le village qu’au moment de certaines fêtes.

Après avoir flâné dans ce village nous sommes redescendus sous la pluie. Nous avons croisé quelques viscachas, un renard et quelques condors dans le ciel. Arrivé à Putré plus de pluie.

Soirée avec Desiré et sa famille dans un restaurant local et la soirée s’est finie dans le CC : jeux pour les enfants (5 dans la capucine) et photo pour les plus grands (4 dans le coin repas-salon- chambre à coucher)… Finalement c’est grand un camping-car. ..Soirée très sympa.

 

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